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    Nana Osaki vit cachée tel un chat vagabond à Londres, évitant tout contact avec ceux qu'elle a connu par le passé. Cependant de nouvelles révélations sur la mort de Ren pourraient bien tout changer.



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 Démonia Club, un autre monde...

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Nana Osaki
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MessageSujet: Démonia Club, un autre monde...   Mer 8 Avr - 22:27

Dès son arrivée à Tokyo, Nana avait emménagé dans l’appartement 707, et ses affaires, quoique peu nombreuses, avaient été installées dans son nouvel habitat. Elle ne tarda pas à se mettre en quête pour trouver un petit boulot qui lui permettrait de payer le loyer. Malheureusement pour elle, elle ne trouva pas de travail immédiatement, et le fait que les commerçants n’avaient pas besoin de main d’œuvre ne l’aida pas. C’est lorsqu’elle entra dans une boutique de lingerie féminine qu’un vendeur l’avait abordé.
Pendant qu’elle s’occupait à prendre les articles qui lui plaisaient, le vendeur était venue à sa rencontre pour la conseiller, même s’il elle en avait pas besoin.

« Je suis assez grande pour me choisir mes fringues, merci »

Elle avait dit cela en rougissant un peu. Non mais attendez, comme si un homme était le mieux placé pour lui dire ce qu’elle devait mettre, et puis c’était gênant, ce n’était quand même pas n’importe quels vêtements. Ca aurait été pour un haut ou un pantalon, d’accord, mais là…
Elle fourra donc de nouveau son nez parmi les articles, mais l’homme ne bougea pas.

*pense en fronçant légèrement les sourcils, les yeux toujours rivés vers les affaires*‘’Qu’est-ce que t’attends pour retourner à ta caisse…!’’

- Dites…

Qu’est-ce qu’il me veut celui-là…
Nana se décida donc à le regarder du coin de l’œil en continuant de fouiner dans le rayon.

« hm…? »

L’homme s’appuya alors contre le rayon et se mit à lui parler à voix basse.

- Vous savez, ce magasin est en partenariat avec la boîte de nuit Démonia…

Il la devisagea puis poursuit:

- Ca vous dit quelque chose?

Nana commençait à trouver ce mec un peu trop bizarre, elle ne savait pas si ça valait la peine de lui répondre ou s’il valait mieux partir en laissant ses articles sur le tas. Finalement, sa curiosité en ce qui concerne l’objet de la demande l’emporta.

« C’est quoi? »

Le jeune homme se rapprocha d’elle, mais Nana recula évidemment d’un pas.

- C’est une boite de nuit, dans laquelle je vous propose un poste… Vous êtes jeune, vous n’avez sans doute pas de travail… Je vous propose d'y travailler en temps que serveuse… *sort quelque chose de sa poche* Voici ma carte, et l’adresse de la boite, si ça vous interesse, allez-y et dites que vous venez de ma part…

Nana le regarda dans les yeux, sans savoir trop quoi faire.

*pense*‘’il me fait flipper ce mec…’’

Mais n’empêche il avait vu juste. Elle cherchait du travail. Puis si il l’avait choisie, ce n’était sans doute pas par hasard! C’était sans doute du à son style vestimentaire, punk, avec des chaines, beaucoup de maquillage… Elle se sentit un peu offensée sur le coup, mais en descendant son regard sur la petite carte, elle réalisa en même temps que c’était une offre d‘emploi. Et puis… Elle qui se disait ne pas être difficile, c’était un comble si elle refusait.
Elle prit alors d’un geste nerveux la documentation, de sa main libre et la fourra dans sa poche.

« J’y réfléchirai... »

L’homme afficha tout à coup un sourire radieux en reculant.

- Super, bien je préviens déjà la boite alors!

Nana le regarda rejoindre la caisse.

‘’J’ai pas encore dit oui… = =’’

Finalement, le soir même, elle se rendit à la fameuse boite. Elle préféra mettre la lingerie qu’elle avait acheté, un corset noir en latex, un casquette en cuir et une mini-jupe noir. Son style de ce soir-là était classe mais était susceptible d’effrayer les gentils passants innocents. La princesse aux yeux de chat se doutait bien que ce ne devait pas être une boite normale, mais elle n’avait pas le choix, elle comptait accepter de toute façon, car l’argent était un besoin urgent. Dès qu’elle entra, un homme baraqué, tatoué de partout et portant un pantalon de vinyl vint l’accueillir. Il lui expliqua que c’était le patron et qu’il était au courant de sa venue.
Il lui expliqua les directives et le fait qu’il la prenait à l’essai. La dernière chose qu’il lui dit, mais qui résonna dans la tête c’est:

- Au fait, il vous a bien dit qu’il s’agit d’un boite SM, hein?

Nana répondit ''oui'' de la tête, mais en vérité, elle n’en était pas tout à fait sûre avant d’arriver…
C’est ainsi qu’elle se retrouva derrière le bar, assistée par une autre serveuse. Nana était plutôt à l’aise dans ce genre de boulot. Il faut savoir que dans son adolescence, elle avait eut l’occasion de travailler de nombreuses fois auprès de sa grand-mère dans le restaurant de sa ville natale. Ce qui la troublait le plus, c’était l’accoutrement des gens présents.

Au bout de deux bonnes heures de services, elle se sentait un peu fatiguée et s’assit sur un tabouret, profitant de l’absence de clients au bar. Son regard capta tout à coup un jeune homme à la droite dur bar, il était seul. Puis il avait l’air très jeune, était t-il majeur au moins?
Nana se leva donc du tabouret, se dirigea vers l’individu, s’accouda au comptoir et se pencha pour lui parler, de façon à ce que dans ce brouhaha, le garçon entende quand même ses paroles.

« vous voulez boire ou manger quelque chose? »

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MessageSujet: Re: Démonia Club, un autre monde...   Jeu 9 Avr - 0:44




    Oh, il faisait nuit. Voilà qui était ennuyeux. Voilà qui était d’un intérêt réduit.
    Dehors, les étoiles. Bon, certes, comme on était en pleine ville de Tokyo pleine de lumières de monde et de pollution, il était hors de question de réussir à apercevoir ne serait-ce qu’un fragment d’étoile dans le ciel sombre, mais Shiro appréciait d’imaginer la sensation. Quand il était petit, parfois, il se couchait dans l’herbe derrière sa maison et regardait les étoiles, comme son quartier se trouvait à une distance raisonnable des grands immeubles, il pouvait en profiter un petit peu. Pourquoi les regardait-il ? Bonne question. Il ne le sait pas lui-même. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle il fixait les cieux, en cette soirée morose et ennuyeuse, qui suivait une journée qui n’avait pas valu beaucoup mieux.

    Certes, il avait été travailler, et certes il avait réussi à faire quelques remarques sur sa théorie du complot, mais ce genre de discussions n’aboutissait jamais vraiment, surtout quand les clientes s’enfuyaient en courant, croyant avoir l’occasion de discuter avec un beau mâle intelligent, classe et cultivé, qui se tournait soudain vers elles, l’air adorable, un piment entre les dents, et qui leur demandait ce qu’elles désiraient comme mode de paiement. En général, elles se disaient « oh mon dieu, quelle honte ce magasin, tenu par des zazous! ».

    Croc. Ah, ce piment n’était pas bon.
    La journée avait passé lentement, les clientes passaient, repassaient, se viandaient entre les cartons que Firefly avait laissé traîner ça et là, et de loin, accoudé à son bar, il les regardait, avec ses yeux couleur carmin brillant d’une lueur amusée qui s’effaçait dès qu’elles s’approchaient, parce que la dernière fois qu’il s’était ironiquement et ouvertement joué d’une vieille dame bourrue à qui il était arrivé pareille mésaventure, elle l’avait dit à son chef, et il s’était fait virer. Il avait supplié de revenir, et le boss avait eu tellement pitié de lui qu’il l’avait repris. Shiro avait appris avec l’aide fantasmagorique de son chat Roger comment utiliser l’attaque « yeux brillants, humides et attendrissants no jutsu* ». [ non, il n’était pas passé sous le bureau, qu’est-ce que vous allez penser, viles perverses ! ]

    Il essayait actuellement d’oublier sa journée. Dehors, en rentrant chez lui, il avait marché tranquillement le long des routes, regardant passer les gens, comme d’habitude. Un petit chien, une petite fille, des couples qui osaient à peine se tenir par la main pour ne pas outrer les vieux et violer les bonnes mœurs. Il s’était assis sur un banc, et avait sorti un petit sac de chips au piment, après s’être affalé nonchalamment sur son trône public. Et le soleil avait terminé sa course dans le ciel, sous ses yeux, pendant des heures. Et il n’avait rien fait de constructif. A part écouter des filles à côté de lui qui groupitaient sur la splendeur du groupe d’une fille avec les cheveux noirs dont Shiro oubliait sans cesse le nom, celle dont il écoutait parfois l’album sans réussir à la retenir. Il avait jeté un œil aux filles, l’une l’avait croisé, elle avait rougi furieusement, il l’avait trouvé mignonne, un petit moment, et elle était partie.

    Ce que les gens pensaient de lui lorsqu’il restait assis là des heures, il s’en fichait. Parfois, des habitués du parc venaient discuter avec lui, lui raconter leurs déboires économiques ou amoureux, et il les écoutait patiemment. Il savait choisir les gens à qui il désirait faire peur ou traumatiser, et ceux-là n’en faisaient pas partie. C’étaient les êtres humains, dans cette masse de japonais coincés et prétentieux, qu’il considérait comme ses amis. Ceux qu’il ne tuerait jamais, parce qu’ils étaient gentils.
    Ah, et il ne ferait rien à ce garçon non plus, avec son t-shirt rouge. Et cette gamine avec son écharpe.

    Oh, il pleuvait. Grandiose. Il leva la tête vers le ciel, ses cheveux cuivrés et flamboyants se plaquant sur ses joues qui furent vite trempées autant que ses habits qui se gonflaient d’eau comme des éponges, et il soupira doucement, croquant dans un petit piment rouge, avant de rentrer chez lui.

    Bref, donc, il s’ennuyait. A mourir.
    Et il ne pleuvait plus.
    Peut-être que depuis l’extérieur on pouvait tenter de voir les étoiles?…

    Allez hop, d’un bond d’un seul, l’adulte vêtu de carmin était dehors, dans l’obscurité, à croiser cette fois les créatures de la nuit, ces êtres étranges qui ne sortaient que lorsque le ciel se cachait, tels des vampires… Des vampires. Ciel, des vampires, dans sa ville. Il accéléra le pas. Il savait se battre, mais pas contre des créatures surnaturelles, il ne fallait pas pousser non plus…

    Après quelques mètres, quelques longues minutes dans les ruelles, il s’était retrouvé on ne sait comment on ne sait pourquoi dans un bar. Un bar SM. Plein de gens bizarres. A côté, il était un saint homme, presque tellement normal qu’il en était banal à mourir. Lentement, il marcha vers le bar pour s’asseoir et observer ces étalages de luxure indécentes qui s’offrait à son regard étonné et innocent.

    Girl « Vous voulez boire ou manger quelque chose? »

    Il leva un œil vers la voix qui s’adressait apparemment à lui. Où avait-il déjà vu ce visage, malgré l’obscurité qui l’empêchait de bien la distinguer ? Et cette voix, d’où la connaissait-il ?

    Firefly : « Vous avez du cocktail au piment ? »



    { * no jutsu : référence à Naruto, pour les reclus de la société qui ne l'auraient pas lu. o:
    Exemple : "Kagebunshin no jutsu" = jutsu du guerrier de l'ombre (je crois). Bref des attaques. Bref lisez Naruto et cessez de m'embêter
    !!
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Nana Osaki
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MessageSujet: Re: Démonia Club, un autre monde...   Jeu 9 Avr - 18:16

« Pardon? »

Elle s'était penché un peu plus en avant, car elle n'était pas sûre d'avoir compris. Un cocktail au piment? Ca existait ça? Comme c'était la première fois qu'elle venait dans cette boite, pour le moins bizzaroide, elle se dit que les spécialités du bar devaient être tout aussi tordues. Sans prendre la peine de continuer à essayer de comprendre ce que qu'avait dit le jeune homme, elle prit un verre en dessous du comptoir, la bouteille de jus d'orange qu'elle fit tourner habillement dans sa main (pour le style, car elle se sentait observée par le patron) et versa le contenu dans le verre. Puis, elle demanda à sa voisine où était le jus de piment. Celle-ci la regarda avec des yeux ronds, ce qui ne manqua pas de gêner Nana.
Elle s'en doutait bien, le garçon lui avait dit une connerie. Elle se retourna donc subitement vers le garçon, le verre et la bouteille de jus d'orange de chaque côté en lui lançant un regart mauvais.

''Il s'est foutu de ma gueule...''

Elle posa le jus d'orange à côté de lui un peu sèchement, mais pas assez pour le faire déborder.

« On fait pas ça, désolée. »

En s'étant de nouveau rapproché de lui, elle avait remarqué qu'il n'était pas du tout vêtu dans le même goût que tous les autres. Il était habillé assez banalement en fait. Comment avait-il fait pour entrer... Il était bizarre ce gars finalement, surtout que cette boite ne semblait même pas l'amuser. Il faisait un peu contraste avec les autres, d'autant plus qu'il avait une mine de gamin. Elle ne put continuer plus longtemps à toiser ce garçon à moitié recroquevillé sur lui-même, car une main se glissa sur son épaule. Elle se retourna et s'aperçut que s'était l'autre serveuse qui lui parlait.

-Tu peux prendre ta pause si tu veux, t'as droit à vingt minutes. Je prends la suite, t'inquiète!

« Euh... Ouais d'accord. Merci! »

La jeune fille se mit devant elle et débarrasa le verre de jus d'orange à moitié rempli avec la bouteille à côté.
Nana voulu intervenir pour lui dire que le jeune homme avait demandé quelque chose, mais finalement elle ne dit rien et préféra regarder avec un léger mépris le jeune homme se faire priver de sa boisson.

Nana coutourna le bar en soufflant de fatigue, mais à la fois de soulagement.
Elle comptait aller voir ce qu'il se passait dans les différentes salles de l'endroit. Il y avait le bar avec en face des petites tables et des chaises, mais tout près du comptoir, on voyait un long rideau rouge. Cela l'avait intrigué dès son arrivée, elle voulut donc y jeter un coup d'oeil, avant d'aller s'installer sur un des nombreux fauteuils qui encerclaient la piste de danse.

Elle poussa donc le rideau, mais dès qu'elle exécuta ce geste, un homme lui tendit deux objets.

- Vu ton Dress-Code, t'es dominatrice... Tiens, v'la ta cravache et les menotes pour ton soumis!

Notre belle brune n'eut même pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait.

« Hein? Attendez... »

l'homme lui fourra les objets dans les mains avant de refermer le rideau derrière elle. Nana regarda devant elle, mais la vision apocalyptique qu'elle eut lui hérissa le poil. Des croix géantes, sur lesquelles des gens étaient comme crucifiés, sauf qu'ils étaient attachés mains et jambes par des cordes. Il y avait des lits, comme on les trouvait des les salles d'osculptation lorque l'on se rendait chez le médecin, des cages géantes enfermaient des chiens enragés. Sur celles-ci des personnes folles à lier dansaient sans craindre de se faire mordre.

« Putain mais dans quoi j'ai attéri... »

Elle était sidérée...
Sans oser sortir, car le mec qui avait fermé le rideau la regardait, elle recula en faisant mine d'être interessée par ce qu'il se passait sous ses yeux, jusqu'à se retrouver dans l'extrémité de la pièce, le dos contre... Ben non c'était pas un mur, vu qu'un seul rideau séparait le bar et la salle sado-masochiste. Nana réalisa à ce moment là que c'était probablement le garçon du comptoir qu'elle venait de heurter. Elle passa sa main à travers le rideau, sans pour autant cesser de fixer les gens en face et tira doucement, mais d'une main ferme le mec vers elle. Cependant, elle n'avait pas réfléchit au fait qu'il était sur un tabouet, et qu'elle allait peut-être le faire tomber...Elle regarda du coin de l'oeil le gardien de la salle, mais voyant qu'il était concentré sur une femme qui était en train de se faire fouetter, ni une ni deux, elle mit sa tête dans l'entrebaillement et chuchota au garçon:

« C'est quoi ton blaz'? »

L'autre n'allait surement pas comprendre sa phrase, mais ça voulait dire:« c'est quoi ton dress-Code? », reformulé à sa façon.


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MessageSujet: Re: Démonia Club, un autre monde...   Sam 2 Mai - 17:52


    Quel regroupement chimique de gens bizarres. Firefly observait ses camarades fous d’un œil curieux, cherchant à comprendre ce qui pouvait les motiver. Que de morceaux de chair complètement débraillés qui s’adonnaient aux joies de la luxure sous ses yeux, comme si la pudeur leur était totalement inconnue : mais quel était le plaisir à s’étaler ainsi devant des regards lubriques qui se nourrissaient de ces odeurs et de ces mouvements comme d’un nectar divin ? Et de plus, ils étaient particulièrement moches. Encore, s’il avait sous les yeux de grandioses jeunes demoiselles aux seins rebondis et aux formes généreuses, il aurait sans doute compris ce qu’il y avait d’amusant à regarder ce genre de choses ; mais là, que des laids. Et Shiro avait une sainte horreur de la laideur. Rien de plus désagréable qu’une chose moche, qu’un homme moche, qu’une femme moche : la graisse, jeune, vieille, les rides, les faciès peu gracieux, des corps manquant d’élégance… De la vulgarité. Que de la vulgarité. Pas la moindre once d’érotisme selon lui. Et en plus, il y avait des blondes. Tout un tas de blondes trop maquillées. Il se redressa un peu sur son siège, conscient qu’il avait atterri dans un endroit qui allait lui provoquer plus une crise cardiaque qu’une séance de fapping extrême ; et de toutes façons, en réalité, des êtres humains de chair et de sang devant lui, ça ne l’excitait pas le moins du monde. Oh mon dieu, oh mon dieu, une blonde qui s’approchait de lui, que faire ?! Devait-il hurler, devait-il fuir ? Devait il lui jeter violemment plusieurs objets non identifiés au visage, espérant la détruire et la voir exploser en mille morceaux, ce qui sauverait sa peau et repeindrait joyeusement l’ensemble des lieux en rouge ? Ah. Quelle idée comique. C’était à creuser. Il y avait de l’alcool partout, il suffisait qu’il s’empare d’une bougie et… Oh, non, trop risqué, il pourrait y rester aussi, et ça serait beaucoup moins amusant, forcément. Il sauta de son siège pour aller s’asseoir sur un autre. La blonde lui jeta un œil étrange, et le suivit. Shiro sauta de nouveau sur l’autre siège. Elle le suivit. Il recommença son manège pour fuir l’innocente damoiselle dénudée aussi longtemps qu’il le fallait, jusqu’à ce qu’elle abandonne en le traitant de con et qu’il lui lance un grand sourire niais. Quel gâchis que de voir une si jolie couleur carmin s’étaler sur des lèvres si vulgaires.

    Il oscillait tranquillement la tête au rythme de l’étrange musique qui guidait les gestes et les actions érotiques et dépravées des autres êtres humains qui l’entouraient, et il avait la désagréable impression d’être compressé dans un monde qui ne lui correspondait pas du tout ; mais c’était amusant de les observer, pour voir jusqu’où pouvait s’enfoncer la connerie humaine. Stupides petits humains faits de chair et qui tels des animaux étaient incapables de maîtriser leurs pulsions charnelles. Exactement : tous les gens présents ici étaient les frustrés qui résistaient toute la journée, se faisant passer pour des hommes normaux, et qui le soir laissaient enfin libre court à leur vraie personnalité. Haha, comique. Ridicule surtout. Shiro mourrait d’envie de jeter les chips sur leurs têtes, pour voir s’ils allaient les gober comme des macaques en chaleur.

    Et il attendait toujours son cocktail au piment. C’était quoi ce service incompétent ? Tsssk. Il en toucherait deux mots au directeur. Enfin, il ne le connaissait pas, mais il avait toujours rêvé de s’accouder à un bar, l’air dangereux du mafieux colérique qui n’a pas ce qu’il veut, en faisant croire qu’il avait des relations haut placées. Il parlait tout seul, et la jeune femme assise à côté de lui fronça les sourcils avant de s’éloigner rapidement. Ca aussi c’était drôle, elle était entourée de tarés en tous genres, et un pauvre garçon aux cheveux rouges qui causait tout seul au bar, elle le prenait pour un aliéné… L’ironie était cruelle.

    Femelle : « On fait pas ça, désolée. »

    Quoi ?! On ne faisait pas de cocktail au piment ? Mais… Ah, évidemment. Ils ne faisaient jamais ça nulle part. Quel pays pourri. Il regarda fixement le jus d’orange, sans y toucher. C’était pas bon le jus d’orange. C’était orange. L’orange, c’était pas rouge. Et donc, par définition, c’était moche. La demoiselle disparut de son champ de vision, et il s’amusa plusieurs fois de suite à changer de place, pour s’occuper, parce qu’il s’ennuyait atrocement. Dès qu’un vieillard pervers ou une femme échaudée s’approchait de lui, il s’éloignait, sans cesser de leur sourire bizarrement, et au bout d’une demi-heure, plus personne n’osait lui adresser la parole. Et c’était très bien comme ça.

    Soudain, une tête. Une affreuse tête dans l’obscurité le fit sursauter. Elle avait apparu entre deux rideaux, et il avait fait un bond de dix centimètres sur sa chaise avant de s’éloigner de plus d’un mètre, les yeux ronds, en fixant la chose brune qui lui avait demandé un truc incompréhensible. Ah ! Mais c’était la serveuse, à bien y regarder.

    Firefly : « Mon blaz ? Vous savez mademoiselle, c’est impoli de me demander des choses que je ne peux comprendre, déjà que le service de ce restaurant est passablement mauvais, je ne tolérerai pas qu’on se moque de moi par-dessus le marché ! Alors je prendrai donc la liberté d‘ignorer cette question.»

    Il avait pris sa voix sérieuse, mais comme c’était fatiguant de parler sans être naturel, il soupira, et leva des yeux charmeurs vers la jeune femme.

    Firefly : « On s’est déjà vus quelque part ? »

    Ca avait l’air d’une technique de drague bidon, mais il posait la question sérieusement, parce qu’il était persuadé de l’avoir déjà vue quelque part, cette greluche.
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MessageSujet: Re: Démonia Club, un autre monde...   Lun 29 Juin - 17:07

A sa surprise, le garçon réagit au quart de tour.

- Mon blaz ? Vous savez mademoiselle, c’est impoli de me demander des choses que je ne peux comprendre, déjà que le service de ce restaurant est passablement mauvais, je ne tolérerai pas qu’on se moque de moi par-dessus le marché ! Alors je prendrai donc la liberté d‘ignorer cette question.

''C'est quoi ce langage. C'est un intello ou quoi? Ce mec est encore plus bizarre que ce que je m'imaginais! Il n'est surement pas venu ici les yeux bandés! Il s'est forcément rendu compte dès son arrivée, que les gens d'ici sont légèrement atteint du cerveau, rien qu'à voir leur accoutrement!''

Nana continuait de regarder les jeune homme à travers les rideaux, essayant de cerner la personnalité de celui-ci.
C'est alors que l'autre enchaina, mais en souriant cette fois.

- On s'est déjà vu quelque part?

Il avait des sauts d'humeur vraiment bizarre celui-ci là... Un instant auparavant il l'agressait presque et là, il souriait de toutes ses dents et lui lança un regard presque aguicheur.

Vraiment étrange...Nana cligna des yeux puis se ressaisit tout de suite.

« T'as l'air de t'ennuyer assis ici tout seul dans ton coin... Tu veux pas faire un tour dans cette pièce? »

Nana avait une idée derrière la tête et ce garçon n'était pas si différent des autres finalement, car il avait l'air aussi fellé qu'eux, même si le déguisement n'y était pas. Ses réactions du moins donnaient cette impression à Nana. Soit le gars était victime d'un lunatisme aigu, soit il était vraiment dérangé.

''Et pourquoi cette question... (« on s'est déjà vu quelque part? ») Ah! Mais peut-être qu'il m'a reconnue parce que je suis la chanteuse de Blast! Non ce n'est pas possible... Je ne suis connue que dans ma petite ville natale. Il ne peut donc pas m'avoir déjà vu. A moins que... Lui aussi soit originaire de là-bas.''

Nana rajusta aussitôt sa casquette, et cacha légèrement son visage en dessous de l'ombre que le chapeau produisait.

''Ça craint, si jamais il sait que c'est moi il peut aller cafarder partout que je bosse dans ce genre d'endroit craignos le soir. Et ça, c'est pas du tout bon pour ma carrière et ma réputation de chanteuse...
Quelle idiote! J'aurais dû plus réfléchir avant d'accepter ce boulot...''


Elle fixa le sol en y repensent puis regarda la cravache qu'elle tenait dans sa main. Petit à petit, un petit sourire se dessina sur ses lèvres.
Serveuse dans un bar sado-masochiste c'était louche, mais Nana était déjà lançée. Il était trop tard, puisqu' elle avait déjà invité le garçon à la rejoindre de l'autre côté. Et ce, surement pas dans le but de faire des crêpes... Elle aussi allait jouer la fêlée tiens!

«Dis, tu aimes te faire fouetter? Je cherche un partenaire pour me servir de cet objet...»

Ces paroles sortirent, sans qu'elle ne prit le temps de réfléchir un instant de plus. Elle voulait en réalité voir, jusqu'où son sadisme était capable d'aller. La brunette lui montra le martinet et surveilla sa réaction, le sourire persistant sur les lèvres.
C'est vrai qu'après avoir accepté de travailler dans un tel endroit, on pouvait tout se permettre! Et elle était curieuse de voir ce qui allait se dérouler par la suite. Sa question effraierait-elle le petit oiseau semblant s'être éloigné du nid, comme il semblait être le cas du garçon, ou justement accourrait-il à sa demande? D'ailleurs, quel âge avait-il bon sang!

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