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    Nana Osaki vit cachée tel un chat vagabond à Londres, évitant tout contact avec ceux qu'elle a connu par le passé. Cependant de nouvelles révélations sur la mort de Ren pourraient bien tout changer.



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Venez répondre à notre MJ sur le RP Lone & Ardent et faites avancer l'intrigue ! L'étau se resserre de plus en plus autour de nos personnages ! Pourquoi tout ce remue ménage sur la mort de Ren après 6 ans ! Répondez et nous le sauront bientôt !

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 Une rencontre explosive [pv Zetsu Yazawa] [TERMINE]

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Junko Saotome
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MessageSujet: Une rencontre explosive [pv Zetsu Yazawa] [TERMINE]   Mer 10 Aoû - 15:28

Zetsu & Junko
I know you can see through my skin
CRÉDIT - CSS


Langueur. Soupir. Sueur. Nouveau soupir. Reniflement. Regard vide. Le temps qui passe. Lent, oui, terriblement lent. Chronos ne pouvait dévorer ses enfants avec moins d'avidité.

Elle observa de ses yeux vitreux la danse des derniers rayons du soleil en faisant miroiter une chope de bière vide. La lumière de l'astre solaire perçait à peine à travers les persiennes, laissant la pièce désespérément sombre. Et vide. Sempiternellement vide. Horriblement, atrocément vide. Elle prit appui sur son coude pour tener de se redresser quelque peu, mais ne put s'empêcher d'adopter à nouveau son éternelle pose lascive. Elle enroula une mèche de ses boucles brunes rebondies autour de son index, l'observa longuement. Un silence olympien régnait dans la pièce, à peine troublé par le léger bruissement des ailes d'un papillon imprudent. Elle sentit ce calme la pénétrer plus profondément à chaque seconde, elle se concentra sur le bruissement de ces insouciantes ailes des papier. Cependant, étrangement, leur volètement gracieux sonnait comme faux à ses oreilles. Quelque chose manquait. Un gouffre énorme se creusait sans qu'elle ne daigne y prêter attention. Erreur volontaire. Son regard se tourna à nouveau vers cette boucle de cheveux qu'elle faisait tournoyer entre ses longs doigts fins. Ces splendides boucles, était-ce finalement tout ce qui restait de cette Junko, dont la vie lui paraissait presque être celle d'une étrangère à présent? Oui, c'était cela, une étrangère qu'elle aurait observée dans ses moindres faits et gestes pendant toutes ces années, face à ses petits malheurs et ses grands bonheurs. Elle ne se reconnaissait plus. Tout avait tellement changé en six ans, et si vite... Elle avait depuis longtemps renoncé à tergiverser pour comprendre ce qui lui arrivait. Les événements suivaient leur cours, voilà tout. Elle n'était plus maîtresse de rien. Sa vie ne lui appartenait plus entièrement. Elle ne contrôlait plus son destin. Cette terrible révélation l'avait complétement déstabilisée au début, toutefois elle avait fini par s'y résigner. Le temps est horriblement discordant. Rebelle, tel un cheval sauvage, il ne cesse de se cambrer sur ses pattes graciles, refusant de se plier à nos exigences. Le fil se tend, la roue tourne inlassablement, lente, rapide, rien ne peut l'arrêter. Le fil... Il est si vite coupé. Tout est vain. Tout espoir est vain. Et pourtant. Pourtant, elle aurait pu. Oui, avec le recul, les remords... elle se dit qu'elle aurait pu. Avec une seule once de volonté... Tout aurait été si... différent.


Un mot lui effleura soudain l'esprit. Puis s'enfonce telle une tête d'épingle jugée insignifiante, impose sa présence. Non, ne pas le prononcer. Elle était jusque là parvenue à le museler, le reflouer dans les méandres de son coeur brisé. Oublier, oublier. Vite, un autre verre. La jeune femme saisit avec hâte une tasse de saké. Les goûtes coulèrent, les unes après les autres, un flot de liquide qui recouvrit les mots, piégés au fond de sa gorge. Noyés d'alcool. Noyés... de larmes. Mais les mots sont plus forts. Elle se sentit à nouveau envahie, sa volonté fut dépassée, trépassée. Inondée, submergée par le poids du souvenir si prudemment caché. Kyosouke... Ca y est, elle l'a dit. C'est fichu. Ce leurre qu'elle avait mis tant de temps à dresser devant ses yeux... Ecroulé en un mot. Elle le sait, rien ne sert de se mentir. Elle ne l'oubliera jamais. Impossible. Comment a-t-elle pu y croire, ne serait-ce qu'une unique seconde? L'alcool est plus utile pour se détruire que pour oublier. Cela aussi, elle le sait parfaitement. Or il est tellement plus facile de se dissimuler derrière un vain espoir, derrière un mur qu'on sait ombre, et que, l'on l'espère, s'éboulera le plus tard possible? Et la destruction ne serait-elle la solution contre la récurrence du souvenir? Nouveau soupir... Toutes ces questions absurdes et auxquelles elle ne trouvera jamais de réponse la fatiguent de plus en plus. Elle se sentit tellement lasse, et faible de surcroît. Telle une de ces poupée de porcelaine qu'elles dévorait des yeux étant petite, scotchée littéralement aux vitrines des magasins de jouets de sa ville natale. Elle ne s'était jamais sentie aussi grêle. Un effet de la solitude, certainement. Elle fixa de ses yeux hagards ses doigts tremblants. Son regard devint trouble, elle eu du mal à discerner les courbes de ses mains... Les lignes se déformèrent, se changèrent en courbes devant ses pupilles hallucinées. Captivées. Elle vacilla perchée sur ses zoris.

- C'est la fatigue, la fatigue...

Tout à coup, un léger bruit de pas la fit sursauter. Un frisson d'effroi parcourut son échine palpitante, telle une étreinte glaciale la transperçant. Terrifiée, elle poussa un râle à peine perceptible; son cri suraigu était resté prisonnier de son gosier. Son souffle s'accéléra. Paniquée, elle chancela. Elle s'accouda avec peine au comptoir pour se retourner vers la porte d'entrée du bar... Et aperçut avec étonnement une silhouette se profilant dans la pénombre.

Un client bien sûr, ce n'est qu'un simple client... Quelle sotte...

Elle poussa un petit rire amusé de soulagement, qui se changea dans sa gorge en un affreux ricanement rauque. En même temps, son choc était compréhensible, depuis le temps qu'elle n'avait entendu de souliers franchissant ce palier... Surprise par cette visite des plus inattendues, elle remit un peu d'ordre dans sa coiffure et épousseta hâtivement son yukata, cachant dans un pli du tissu zinzolin une tâche de vin récalcitrante. Ainsi rendue plus présentable, elle dévisagea son visiteur. Grand, musclé, assez unique en son genre en somme avec ses mèches blondes dissimulant un regard étrangement pénétrant, et cette balafre mutilant son visage angélique. Il ne semblait pas intimidé pas l'amosphère de l'endroit, bien au contraire. Il avait l'air plutôt sûr de lui. Junko lui décocha un sourire puis s'adressa à son client d'une voix qu'elle tenta de rendre la plus agréable possible:

- Bienvenue, je suis Junko. Peut-être pourrez-vous m'appeler Jun lorsqu'on se connaitra un peu mieux. Qu'est-ce que je vous sers?

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Dernière édition par Junko Saotome le Jeu 1 Nov - 21:29, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Une rencontre explosive [pv Zetsu Yazawa] [TERMINE]   Mer 10 Aoû - 21:45

La pénombre de la nuit avait gagné les rues de Tokyo. L'heure avançait comme Zetsu sur ce trottoir. Une grande silhouette légèrement courbée, une guitare sur le dos, un bruit de pas lent mais régulier. Un petit nuage de fumée se dégageait de temps en temps de cette ombre. L'éclairage public s'était mis en marche depuis quelques minutes déjà quand Zetsu tourna dans une rue secondaire du huitième arrondissement de Tokyo.

Bien qu'il semblait errer sans but, le musicien savait très bien où il allait. Il avait repéré un petit bar pas trop fréquenté et, par ennui mais surtout parce que son rêve le démangeait, Zetsu s'était convaincu de proposer une ou deux soirées durant lesquelles il jouerait et chanterait afin d'animer la soirée et de se faire connaître. Ses pas le dirigeant vers ledit bar étaient lents et lourds parce que jouer pour un public minuscule voire peu intéressé par sa musique ; tout ça semblait l'éloigner de son rêve de gloire tout neuf. Pourtant, le bar approcha et sa détermination ne faiblissait pas. Il ignorait encore si elle était bien placée mais quand il avait une idée en tête, il la suivait jusqu'au bout même si cela menait à la catastrophe.

Bien sûr, il n'en avait pas parlé à Masaru, le batteur du groupe et compagnon de galère de Zetsu depuis quelques temps déjà. Il n'aurait pas compris son geste, lui qui croyait au destin et qui était sûr que des musiciens viendraient bientôt pleurer à leur porte pour faire partie du groupe. Zetsu aurait aimé s'en convaincre mais il avait besoin de jouer. Non pas pour lui seul, mais jouer pour les autres. Sentir leurs regards braqués sur lui, voir les effets de sa musique sur ces gens. Voilà ce dont il avait besoin.

Il était conscient que cela pouvait paraître très égoïste, et, il ne présenterait pas les choses de la sorte au gérant du bar d'ailleurs. Il tenterait de mettre en avant la chance et la promotion que cela apporterait au bar. Idéalement, il aurait bien eu besoin d'une petite rémunération mais il était prêt à jouer gratuitement s'il le fallait. Voyant la porte du bar se rapprocher, il se redressa, jeta et écrasa sa cigarette contre le trottoir. Il mit de côté ce désir récalcitrant de jouer sa musique et prit son air sûr de lui qu'il maîtrisait si bien. Il fit rapidement les quelques pas qui le séparaient de la porte du bar et entra d'un pas assuré.

À son entrée, une voix féminine s'éleva de derrière le comptoir. Une jeune femme se présenta à lui, non sans l'avoir rapidement dévisagé. Elle s'appelait Junko et se proposa de lui servir un verre. Un verre... Voilà une chose que Zetsu ne refusait jamais ; il en avait d'ailleurs souvent fait les frais. Il se rapprocha alors du comptoir, gardant sa guitare sur son dos, il s'assit sur un des hauts tabourets du bar. Il prit quelques secondes pour observer les lieux puis plongea son regard dans celui de Junko.

- Bien sûr, servez-moi un Gin sur glaçon, s'il vous plait. Et tant que vous y êtes, Junko, le patron est-il là, je souhaiterais m'entretenir avec lui.

Il détourna alors son attention de Junko et observa un peu mieux la disposition des lieux. Où pourrait-il bien se mettre pour jouer et avoir de la place. Probablement qu'en bougeant une ou deux tables ça devrait pouvoir le faire... Dans le coin, là-bas, peut-être.
Les pensées de Zetsu se projetèrent alors dans un futur hypothétique dans lequel il jouait devant une dizaine de personnes à moitié endormies sur leur bière.

- Génial...

Se rendant compte qu'il avait pensé à haute voix, il ramena son attention sur la serveuse pour voir où elle en était.
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MessageSujet: Re: Une rencontre explosive [pv Zetsu Yazawa] [TERMINE]   Mer 10 Aoû - 23:10

- Bien sûr, servez-moi un Gin sur glaçon, s'il vous plait. Et tant que vous y êtes, Junko, le patron est-il là, je souhaiterais m'entretenir avec lui.

A ces mots, la jeune métisse, qui s'apprêtait à préparer la boisson, fit volte face en direction de son nouveau client. Ses longues boucles brunes flagélèrent son délicat visage sous la violence de son geste. Et puis quoi encore? Elle n'avait pas une "tête de patron"? Qui était ce blanc-bec au regard si pénétrant pour critiquer son efficacité et son professionalisme? Mais elle se raisonna bien vite. Elle était habituée à son irascibilité et à sa franchise, dus très certainement à sa condition d'ancienne yankee, et qui l'animaient d'un élan de révolte face à des remarques aussi désinvoltes. Ce jeune homme était loin d'être un habitué des lieux, et il ne devait rien connaître des us et coutumes quand au respect... Elle se racla la gorge et le toisa en plissant les yeux, tentant de se montrer aussi polie que lui:

- Excusez-moi, je sais que cela est difficile à croire pour vous, mais c'est moi le patron ici. Et l'unique personne y travaillant. Je sais, les affaires ne sont pas florissantes en ce moment. Inutile de le rappeler.

Envahie par la gêne qu'elle ne voulait laisser paraître et qui ne cessait cependant de l'assaillir en pareille situation, Junko enchaîna sur un autre sujet.

- Hum, voici votre gin. Ca vous fera 768 yen. Deux glaçons, ça vous suffit?

Mais les yeux de jais du nouvel arrivant semblaient bien plus intéressés par la disposition de la salle que par sa boisson. Junko, en bonne gestionnaire des lieux, faillit faire une remarque sur la petitesse des lieux à laquelle elle allait remédier le plus vite possible... c'est-à-dire probablement jamais. Non, inutile d'en rajouter. Ses longs cils d'ébène se reportèrent sur son client. Elle avait été tellement stupéfaite par son arrivée qu'elle n'avait pas encore remarqué la guitare qui encombrait son dos... Déjà macho, et en plus musicien... Le personnage se dévoilait de seconde en seconde, et elle était de plus en plus à l'aise avec son interlocuteur. Elle adopta une pose plus décontractée et sortit son briquet. Elle observa la danse gracieuse et effarouchée de la flamme avant de porter une cigarette à ses lèvres tremblantes et d'en sortir d'odorantes volutes de fumée. Une immense sensation de bien être émana immédiatement de tout son organisme et elle se sentit agréablement ... toute puissante, invulnérable. Quasiment ... virile.

- Génial!

Tout à coup, la voix chaude et pénétrante du musicien aux lumineuses mèches rebelles l'extirpèrent de ses doucereuses rêveries. Elle sourcilla imperceptiblement en entrouvant délicatement les lèvres.

- Génial vous dites?

A ces mots, le jeune homme fit tourner son haut tabouret de cuir rouge et sa ravissante figure d'ange provocateur vers le bar pour siroter son breuvage alcoolisé. Il l'avala d'une seule traite avant de lancer une de ses oeillades foudroyantes dont il avait seul le secret à la serveuse. Un regard de défi paralysant jeté par ses yeux de jais. Un éclair de lumière éblouissant sorti de la pénombre dont se couvrait Tokyo au fil de l'heure avançant. Junko esquissa un sourire, amusée par le charisme qui l'auréolait. Peut-être même un peu admirative. Mais tout soupçon d'intimidation disparut de sa réponse :

- Si vous comptiez m'impressionez, il faudra être un peu plus entreprenant que ça! Je ne suis pas de ses filles faciles que vous avez certainement l'habitude de fréquenter. De ses âmes enfantines et si facilement comblées, qui doivent vous aduler comme un dieu vivant au moindre de vos gestes. Il en faudra bien plus pour me décontenancer, sachez-le... Mais changeons de sujet. Vous êtes musicien? J'ai aperçu votre guitare sur votre dos, tout à l'heure.

La jeune femme désigna ensuite la salle aux allures vintage, en levant sa cigarette:

- Vous aviez l'air plutôt absorbé par la disposition des tables, là-bas. Je me trompe?

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MessageSujet: Re: Une rencontre explosive [pv Zetsu Yazawa] [TERMINE]   Ven 12 Aoû - 0:36

La serveuse, qui s'était annoncée comme la propriétaire du bar alors qu'il observait la salle, lui tendait désormais son verre de Gin avec deux glaçons et annonça le prix en même. Pour ce qui était de boire, Zetsu ne faisait jamais attention au prix. Il ne fit donc aucun commentaire ni sur le prix de la boisson ni sur la réplique cinglante de Junko quant à sa propre situation de patronne et unique employée. Il esquiva le sujet comme il savait si bien le faire.

Il avait face à lui la propriétaire du bar dans lequel il avait l'intention de jouer un soir ou deux afin de s'exercer devant un public, si modeste soit-il, et surtout pour assouvir son besoin d'avoir un auditoire qui l'écoute jouer. Il devrait donc être convaincant pour qu'elle le laisse jouer dans son bar. Cependant, s'aplatir et supplier n'était vraiment pas le genre de Zetsu, trop fier pour ça. Il utiliserait donc la provocation, comme à son habitude et il aviserait en fonction des réactions.

Bien évidemment, Junko, l'avait entendu penser à voix haute, et vu qu'ils étaient seuls dans le bar n'avait pu s'empêcher de réagir. Il se retourna alors pour faire face à son interlocutrice et la regarda à nouveau dans les yeux avant de porter son verre à ses lèvres. Comme d'habitude, Zetsu ne répondra pas à l'intervention de son interlocutrice, puisque cela lui semblait dénué d'intérêt. Et puis, son esprit impulsif et fonceur brûlait déjà d'impatience qu'il lui présente son projet de représentation.

Il avala donc son verre d'un trait et le reposa sur le bar. Il dut reconnaître intérieurement que malgré que le bar semblait petit et au bord de la faillite, il possédait un très bon Gin, ce qui se faisait rare à son goût dans les bars de Tokyo. Il laissa échapper de son regard profond et fixe, une petite moue de contentement quand le goût puissant du Gin vint s'imprimer sur sa langue.

- Si vous comptiez m’impressionner, il faudra être un peu plus entreprenant que ça! Je ne suis pas de ses filles faciles que vous avez certainement l'habitude de fréquenter. De ses âmes enfantines et si facilement comblées, qui doivent vous aduler comme un dieu vivant au moindre de vos gestes. Il en faudra bien plus pour me décontenancer, sachez-le... Mais changeons de sujet. Vous êtes musicien? J'ai aperçu votre guitare sur votre dos, tout à l'heure.

La réaction de la jeune femme le surprit un peu. Il prit alors le temps de la regarder plus en détail. C'était une jeune femme d'un look peu banal. De longs cils et des cheveux bouclés, voilà ce qui marquerait Zetsu à l'avenir quand il se rappellera de la propriétaire du bar. La cigarette qui se consumait au coin de ses lèvres lui donnait un petit air mélancolique mais le jeune musicien n'aurait pas pu l'expliquer. Junko était plutôt mignonne mais son but n'avait pas été de la draguer, ni de l'impressionner. En tout cas pour le moment.

- Effectivement, je suis musicien et chanteur à mes heures...

Zetsu marqua une pause et sentit que le moment était venu de présenter son projet. Il posa une main sur le sac qui protégeait la guitare. Il hésitait encore à jouer d'abord avant de demander. Mais Junko le prit de vitesse et lança le sujet en parlant de la disposition des tables.

- C'est amusant que vous en parliez, Junko, c'est ça ?

Il marqua une légère pause, car, en effet, il n'avait pas oublié le prénom de la jeune gérante mais il aimait bien prendre un ton désintéressé.

- Je suis venu vous voir, pour tout d'abord boire un excellent Gin, mais aussi, et surtout pour vous faire une proposition. Je vais être direct, j'ai pensé que nous pourrions tous les deux profiter de mes talents musicaux. En effet, j'ai pensé venir jouer dans votre bar lors d'une ou deux soirées annoncées. Une petite place dans un coin et un micro me serait largement suffisant pour vous amener pas mal de clients. Qu'en pensez-vous ?

Zetsu avait tout dit d'une traite afin de ne pas laisser Junko le couper ou le contredire sur quoi que ce soit dans un premier temps. Il avait conscience de presque s'imposer mais était prêt à soutenir sa cause si la propriétaire ne le voyait pas du même oeil que lui.
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Junko Saotome
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MessageSujet: Re: Une rencontre explosive [pv Zetsu Yazawa] [TERMINE]   Sam 13 Aoû - 11:15

Décidément, Junko observait le jeune inconnu avec de plus en plus de défiance, même si elle s'appliquait à ne rien laissait paraître. Cela ne lui ressemblait pourtant pas, elle qui avait l'habitude de toujours dire ce qu'elle pensait sans se soucier de la réaction de la personne visée. Mais celle-ci était si ... différente. Différente de tous les clients qu'elle avait jamais croisés depuis qu'elle avait ouvert ce bar dans le huitième arrondissement de la capitale nippone, réputé pour être en perpétuelle rénovation. Ce jeune homme la ... déstabilisait. Et cette sensation était loin de lui plaire. D'un côté, en pensant à sa façon d'être de macho sûr de lui, elle ne pouvait répprimer une moue de dégoût. Elle avait toujours détesté ce type d'homme, convaincu de la supériorité de son sexe. Mais tout dans ses manières dégageait une sorte de charme désintéressé auquel elle ne pouvait, fatalement, rester insensible. Même s'il n'était apparemment pas dans les intentions de son client de la séduire, elle ne parvenait pas à résister à l'effet que son charisme produisait sur ellle. Et cette nouvelle démonstration de sa faiblesse la mettait hors d'elle, une fois de plus. Qui était donc cet inconnu voilé de mystère, cet ange à l'air mutin drapé d'obscurité et au regard si ... envoûtant?

- C'est amusant que vous en parliez, Junko, c'est ça ?

La belle métisse esquissa un sourire en savourant une ultime bouffée tirée de sa cigarette. Elle était sûre qu'il n'avait pas encore oublié son nom. Elle se ferait une joie de le lui rappeler...

- Non. Pour vous, ce sera Jun, juste Jun. Il me semble que nous nous connaissons déjà un peu plus pour pouvoir user de ce genre de familiarités, explica-t-elle en lui décochant un sourire ironique. N'est-ce pas Monsieur ...

Yazawa... Ce nom ne lui était étragement pas inconnu... Mais où l'avait-elle entendu? Elle n'aurait pu le dire...

Si maintenant Azheimer me rattrape, je peux vraiment mettre la clef sous la porte, déplorat-elle intérieurement.

- Je suis venu vous voir, pour tout d'abord boire un excellent Gin, mais aussi, et surtout pour vous faire une proposition. Je vais être direct, j'ai pensé que nous pourrions tous les deux profiter de mes talents musicaux. En effet, j'ai pensé venir jouer dans votre bar lors d'une ou deux soirées annoncées. Une petite place dans un coin et un micro me serait largement suffisant pour vous amener pas mal de clients. Qu'en pensez-vous ?

Junko soupira tout en écoutant avec attention la requête du jeune musicien ambitieux. On ne pouvait pas être plus direct, en effet! Lui amener "pas mal de clients" comme il le disait lui-même rien qu'au son de sa voix enchanteresse accompagnée d'une douce méloppée à la guitare? Elle se voyait déjà en plein conte de fée! Le joueur de flûte de Hamelin, tiens. Non, inutile de se leurrer. Si le gin délectable qu'elle venait de lui servir ne lui avait pas suffi, c'est qu'il avait décidément frappé au mauvais huis. Son enseigne aux néons vétustes n'indiquait pourtant pas "Cabaret pour étoiles montantes de l'univers sans pitié de la musique"! En admettant qu'il ait un quelqconque talent... Elle décida d'éviter une remarque cinglante trop désagréable à son hôte, et formula ses pensées en tentant de les dénuer de tout cynisme:

- Veuillez m'excusez, mais j'avoue que votre projet me prend un peu de court... Pourquoi avoir choisi de donner une représentation dans cet endroit pourri ce ... bar, alors que des dizaines de clubs, théâtres et autres salles de concert fleurrissent dans toute la capitale? Ne croyez pas que votre idée me déplaise, loin de là, mais j'avoue que j'ai un peu de mal à vous comprendre!

Elle marqua une petite pause en faisant jouer sa cigarette entre ses longs doigts sveltes.

- Je pense sincèrement que vous trouveriez ailleurs un public beaucoup plus adapté et ... disons réceptif? ...

... Qu'une poignée d'ivrognes harrassés affalés sur le comptoir, termina-t-elle en pensée, sceptique. Et puis, qui était ce petit arrogant pour lui dire qu'elle avait besoin d'argent, hein? Cela faisait à peine un quart d'heure qu'il s'était assis au bar et il se permettait déjà de lui dire ce qu'elle avait à faire! En même temps, il n'avait pas tout à fait tord... Ah non, elle n'allait certainement pas se laisser convaincre aussi facilement, rien qu'avec des promesses de gros sous en plus! La jeune femme repoussa énergiquement une mèche rebelle qui ne se lassait pas de masquer ses yeux aux délicates pupilles d'ébène. Et pour lui ramener quelle clientèle d'abord? Des créatures hirsutes aaux tignasses multicolores bardés de chaînes et de piercings? Elle était déjà parvenue au bord du précipice, inutile d'hâter sa chute... Elle plissa imperceptiblement les yeux, amusée: elle se connaissait cynique, effrontée par moments mais pas aussi pessimiste... D'ailleurs, à propos de pessimisme...

- Je ne sais pas si vous y avez convenablement réfléchi, mais j'ai bien peur que la petitesse de la salle ne vous fasse défaut. Déplacer quelques tables ne sera peut-être pas très probant... Et avez-vous pensé au bruit que cela va provoquer? La salle n'est pas spécialement isolée à ce niveau-là, et je n'ai pas particulièrement envie de recevoir les plaintes des voisins, ni de voir débarquer la police en pleine nuit!

Ses cils veloutés arpentèrent alors le comptoir de marbre et s'interrompirent sur une tasse de caffè lattè laissée à l'abandon. Elle prit un air détaché et y écrasa sa cigarette avec ses doigts hâlés aux longs ongles carmin.. Une ultime et minuscule arabesque de fumée s'éleva dans l'air au senteurs d'alcool fort et de vieux cuir vant de s'évanouir, spectre pâle et élégant.

Tout à coup, sa gorge fut prise d'une horrible quinte de toux rauque. Inquiète à l'idée de troubler son interlocuteur, elle se composa immédiatement un sourire éclatant pour lui ôter tout soupçon quant à sa santé.

- Ne vous inquiétez surtout pas pour moi, j'ai du prendre froid à force de passer mes journées dans cette salle aux effluves de moisi... Oh, j'allais oublier de vous demander le plus important, Monsieur Yazawa, fit-elle en soupirant. Quel est votre style de musique?

Elle le fixa intensément, d'un regard ardent.

- Envisagez-vous de créer un groupe?

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MessageSujet: Re: Une rencontre explosive [pv Zetsu Yazawa] [TERMINE]   Dim 14 Aoû - 18:10

Son attitude directe n'avait pas laisser la propriétaire du bar indifférente mais elle semblait pourtant maintenir un calme remarquable. Ce qui fit sourire le jeune musicien d'une manière presque imperceptible. Il écouta Junko amener divers arguments quant au lieu qu'il avait choisi, et malgré qu'elle n'avait pas tord, le caractère fonceur de Zetsu ne voulait rien entendre. C'était certain qu'il pourrait trouver un autre établissement qui lui amènerait plus de public et où ils seraient enchantés de l'accueillir. Mais, il avait décider que ce serait ce bar-là, alors rien ne pourrait lui faire changer d'avis.

Voyant son interlocutrice, très occupée à expliquer que son bar n'était très insonorisé et qu'elle craignait les plaintes éventuelles de voisins, il fouilla la poche intérieure de son blouson pour en ressortir son paquet de cigarettes. Poussa une cigarette hors du petit emballage en carton et la porta à sa bouche. Son briquet sorti de sa manche presque comme par magie et il alluma sa cigarette quand Junko se tut, à court d'arguments sans aucun sens pour Zetsu. Il prit une profonde inspiration et laissa échapper un petit filet de fumée du coin de sa bouche. Alors qu'il s'apprêtait à dire à la propriétaire qu'il avait choisi ce bar par instinct et qu'il s'y tiendrait, celle-ci fut prise d'une quinte de toux qui surpris le jeune homme.

- Ne vous inquiétez surtout pas pour moi, j'ai du prendre froid à force de passer mes journées dans cette salle aux effluves de moisi... Oh, j'allais oublier de vous demander le plus important, Monsieur Yazawa, fit-elle en soupirant. Quel est votre style de musique?

Il attendit un peu, guettant le moindre signe de faiblesse de la jeune femme dont la quinte de toux semblait plutôt sérieuse. Prenant soudain conscience qu'il devait laisser paraître un air inquiet, il pivota sur son tabouret et attrapa son sac qui contenait sa guitare. Sans rien dire, il ouvrit la longue fermeture-éclair qui faisait tout le tour de la guitare et se saisit de son instrument. Une guitare électrique rouge et noir plutôt classique. Il passa délicatement la sangle autour de son cou, et les bruits du bar et de l'extérieur lui semblèrent alors très lointain. Il eut un petit regard vers Junko avant de replonger dans son sac pour attraper un onglet et le petit ampli portable qu'il pouvait accrocher à sa ceinture.

En quelques secondes, il était équipé. Il se leva, alluma son ampli qui laissa échapper un petit grésillement. Toujours sans rien dire, il se tourna vers Junko, qui à bien y regarder ne tenait pas vraiment la forme. Et en guise de réponse à ses interrogations il dit simplement :

- Voici tout ce que je peux vous répondre, Jun...

Il entama doucement les accords d'une chanson douce au rythme lent. Les notes du début de cette chanson qu'il avait écrite tombaient comme la pluie, passant de notes aigües à des notes plus graves mais lentes. Après quelques accords, Zetsu prit alors une inspiration lente et commença à chanter.

La chanson parlait de la pluie qui tombait souvent le soir sur Tokyo, et à quel point elle recouvrait tout de son calme et rendait tous les gens pareils, sous leur parapluie. Zetsu chantait doucement presque comme si seule Junko devait l'entendre. Sa voix légèrement cassée donnait un air triste à la chanson. Le musicien gardait les yeux fermés et entama alors le refrain. Il augmenta légèrement le son de son ampli et les accords devinrent alors plus puissants. Sa voix s'amplifia comme s'il criait après quelqu'un à travers le vent d'un orage pour qu'il l'attende et qu'il en le laisse pas en arrière. Voilà ce que racontait le refrain.

Zetsu s'arrêta alors de chanter et coupa son ampli. Il rouvrit les yeux et regarda Junko comme à son habitude en la fixant dans les yeux sans tergiverser.

- Voilà ce que je fais comme musique... Même si cette chanson est plutôt calme... Et j'envisage de former un groupe, mais ce n'est pas encore d'actualité.

Il posa sa guitare contre le bar et se rassit. Il tapota sa cigarette à moitié consumée maintenant au-dessus du cendrier et la ramena à sa bouche. Il se sourit alors à Junko.

- Alors ? Quand puis-je venir ?

La légère arrogance et confiance en soi de Zetsu refaisait vite surface alors qu'il avait semblé presque fragile en chantant. Il s'attendait à ce que la propriétaire proteste mais il s'en fichait, il aurait même jouer devant le bar, dans la rue s'il le fallait.
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Junko Saotome
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MessageSujet: Re: Une rencontre explosive [pv Zetsu Yazawa] [TERMINE]   Lun 15 Aoû - 11:09

A l'instant où le jeune homme pinça les cordes métalliques qui laissèrent s'échapper un cri strident, une plainte déchirante et mélancolique qui lascéra les murs, la jeune femme se sentie... transpercée. Atteinte au plus profond de son être par la flèche d'un Cupidon balafré à la fausse crinière dorée. Au plus profond de sa chair meurtrie. Les doigts agiles du jeune homme arpentaient l'instrument, lentes caresses lui arrachant une méloppée nostalgique qui lui coupa le souffle. Les notes la firent frissonner, elle sentit son corps entier frémir dans un même élan gracile, se courbant sous le ruissellement des gouttes de pluie éventrant la pénombre s'étendant sur Tokyo. La jeune ferma les yeux de saisissement. Elle n'avait jamais ressenti pareille sensation. Ou peut-être si, dans un passé lointain... Une extrême sérénité envahissait tout son corps. L'ignoble fuseau des Parthes semblait s'être arrêté dans sa course sempiternelle. Le moindre battement de cœur était animé d'une lenteur paisible. Au son de la voix légèrement cassée du jeune musicien, et si retenue de peur s'ébranler la fragile symbiose qu'il avait créée qu'elle soubressauts. La voix du jeune homme conjuguée à celle de sa guitarre s'éteignirent à leur paroxysme. La jeune femme mit un certain temps à rouvrir des yeux hallucinés, à s'extirper de cette part de bohneur, cette sérénité infinie qui l'avait engloutie toute entière quelques minutes auparavant. Mais la voix enjôleuse du jeune prodige la rappela soudain à la réalité, animée d'un soupçon d'arrogance:

- Voilà ce que je fais comme musique... Même si cette chanson est plutôt calme... Et j'envisage de former un groupe, mais ce n'est pas encore d'actualité.

Le réveil fut plus que brutal. Il lui sembla qu'elle avait effectué une tragique chute de plusieurs étages. Comment un être qu'elle avait découvert aussi profond pouvait-il cacher derrière un tel masque enfatué et mysogyne autant de pur talent? Comment un... petit effronté orgueilleux et méprisant comme lui pouvait-il faire éclore la passion dans un coeur endolori? Junko orgna le sourire en coin du jeune prodige, qui lui apparut en tout point désagréable. Etait-ce l'effet de la jalousie? Un devin qui aurait sondé les méandres de ses pensées à ce moment précis aurait juré qu'elle frisait la paranoïa. Or Discordia avait triomphé sur Egeria. Elle ne supportait plus sa prétention, ses yeux d'obsidienne éclatante emplis de dédain, écartelée entre stupeur et écoeurement. Il lui démangeait de ... lui plaquer une gifle magistrale sur son délicat visage, mais sa main fut retenue par les spasmes de son coeur brisé gémissant, dont seule la voix de cet homme était parvenue, l'espace d'un fugitif instant, à étancher la douloureuse mélancolie. Celle éprouvée par la peine la plus effroyable qui soit: celle éprouvée à la suite de la perte d'un être cher.

Le zeste de culpabilité qui la rongeait alors qu'elle se remmémorait de maussades souvenirs, fut vite gommé par une nouvelle réplique vaniteuse du jeune impudent:

- Alors ? Quand puis-je venir ?

Elle ne put que remarquer le regard de défi qui perça à travers ses pupilles de jais. Son trop plein d'assurance devenait plus qu'exaspérant... Et dire qu'elle avait presque réussi à le trouver... touchant?? De toute manière, il avait l'air d'être doté d'une détermination sans faille. Il semblait donc totalement inutile de continuer à se dresser contre sa volonté. Et Junko détestait profondément la contrainte...

- Contrairement à ce que vous pensez, je ne vais pas tenter de vous résister plus longtemps. Je cède, et je ne compte pas revenir sur ma décision. Mais il me faudra encore un peu de temps pour réfléchir à une date. J'espère que vous n'êtes pas trop impatient.

Et que vous êtes prêts à supporter mon irascibilité maladive...

Une ancienne yankee n'allait pas se laisser marcher sur les pieds comme ça... Elle avait pris sur elle jusque là pour conserver un calme apparent, mais elle ne pouvait décidément plus se contenir. Elle n'allait pas se gêner pour lui faire regretter de l'avoir mise en colère! Elle posa son regard légèrement enflammé sur son interlocuteur, qui semblait perdu dans ses pensées.

- Hum, je dois avouer que je n'ai pas été insensible à votre musique, se confia-t-elle en baissant la voix. Mais je ne peux pour autant m'empêcher de qualifier votre style de... quelconque, banal quoi. C'est vu et revu. Un garçon avec autant de talent que vous avez l'air d'en avoir ne se sent-il pas frustré par un manque d'originalité aussi flagrant?, interrogea-t-elle sur un ton ironique.

Elle marqua une petite pause et se racla la gorge.

- Vous savez, vous me faites étrangement penser à quelqu'un. Un guitariste au talent immense, comme vous.

Même instrument, même lueur de passion dans les yeux lorsqu'ils jouaient, même couleur de cheveux. Nobuo avait bien des similitudes avec son interlocuteur. Mais...

- Mais vous n'avez apparemment pas son humilité, ni son style unique. Vous êtes franchement décevant, soupira-t-elle. Un vulgaire plagiat qui se confond dans la masse. C'est cruel, je sais, toutefois c'est réellement ce que je ressens en vous écoutant. Je n'ai donc pas besoin de préciser que je n'accepte votre offre que dans un but purement et uniquement lucratif. En espérant que vous réussirez à attirer quelques clients.

Même si je ne suis pas extrêmement confiante...

- Et quant à votre salaire, vous serez justement rémunéré en fonction de votre performance. Aucune avance ne vous sera faite, je suis formelle quant à mes conditions. C'est à prendre ou à laisser.

La jeune femme ne riait plus, comme l'indiquait le rictus sévère qui ornait à présent ses lèvres de corindon. Comment allait réagir le jeune homme à ses remarques dont la franchise crue en avait dérouté plus d'un? Allait-il rester de marbre comme semblaient le présager ses réactions plutôt passives à ses précédentes tentatives de disuasion?

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MessageSujet: Re: Une rencontre explosive [pv Zetsu Yazawa] [TERMINE]   Jeu 25 Aoû - 4:08

Une volute de fumée grise sortit à nouveau d'entre les lèvres du jeune homme. Il ne souriait plus. Depuis quelques secondes, son air sûr de lui et son petit sourire provocateur avaient disparu. Les paroles de Junko résonnaient encore dans son esprit. Elle le trouvait « anonyme », comme insignifiant, perdu dans la masse. Il ne le montrerait pas davantage mais c'est là tout ce qu'il avait toujours combattu, au péril de sa vie à plusieurs reprises d'ailleurs. Il posa sa cigarette sur le cendrier et sa main frôla presque machinalement la cicatrice large qui marquait le côté de son visage. Les souvenirs d'un passé sans but et sans avenir revinrent alors dans les yeux de Zetsu. Imperceptiblement, le regard du jeune guitariste s'assombrit.

Ses yeux baissés remontèrent alors jusqu'à ceux de la propriétaire du bar. Le regard noir qui fixait Junko alors dégageait comme une aura de perte de contrôle. En effet, Zetsu, qui avait pour habitude de garder un calme énervant dans toutes situations sentit monter en lui, un sentiment comme une pulsion depuis longtemps oubliée. La colère fit soudain trembler légèrement ses mains.

- Mais vous n'avez apparemment pas son humilité, ni son style unique. Vous êtes franchement décevant, soupira-t-elle. Un vulgaire plagiat qui se confond dans la masse...

Zetsu n'entendit même pas les paroles qui suivirent. Ces derniers mots avaient suffi à briser les années de calme et de confiance en soi qui faisaient le chemin du jeune musicien depuis longtemps maintenant. Son impulsivité naturelle, d'habitude, lui permettait de prendre des décisions, parfois farfelues, sur un coup de tête. Mais, là, avec cette colère enfermée depuis des années qui commençait à cogner contre ses tempes, cette impulsivité pouvait le mener à faire des choses qu'ils regretteraient bien vite, comme cela s'était produit le jour de l'accident.

Soudain, pour toute réponse à la proposition de Junko, son poing vint alors frapper puissamment le bois massif du bar. Le bruit sourd que cela produit sembla tout éteindre autour de Junko et Zetsu. En une fraction de seconde, Zetsu se redressa sur son tabouret et approcha alors son visage à quelques centimètres de son interlocutrice. Bien qu'il savait pertinemment qu'il ne toucherait jamais à un cheveu d'une femme, il planta ses yeux sombres dans ceux de Junko et dit d'une voix tendue :

- Même si je ne crache pas dessus, je ne fais pas ça pour le fric !

Tout à coup, Zetsu reprit le contrôle, son regard changea soudainement et la colère qui se dégageait de lui, laissa place à une forme de honte. Il s'écarta de Junko et descendit de son tabouret. Il s'accroupit au sol afin de remettre sa guitare dans son sac. Les gestes du jeune homme étaient brouillons et précipités. Pour la première fois depuis longtemps, il avait envie de s'enfuir ; quitter cet endroit au plus vite, entrer dans le premier bar et se saouler jusqu'à tomber de sommeil.

Comment cette fille, Junko, avait-elle réussi à lui faire perdre son calme ? Comment, avec de simples mots, avait-elle fait ressurgir les blessures de son passé ? Pourquoi sa force était soudainement devenue une faiblesse ? Ses questions se heurtaient dans la tête de Zetsu qui referma alors son sac. La vie semblait reprendre vie autour du jeune homme et il se redressa. Il croisa le regard de Junko. Plus de sourire, plus de regard insistant, plus de voix assurée. Il se sentit alors impuissant face à la jeune propriétaire du bar. Il voulut dire quelque chose mais s'arrêta net. Il fouilla ses poches et en sortit un billet de 1000 yens qu'il déposa sur le bar. Il se retourna alors et se dirigea vers la sortie.

Il fit quelques pas et s'arrêta. Qu'allait-il faire maintenant ? Revenir un autre jour ? Mais Junko le déstabiliserait-elle encore ? Il avait besoin d'argent mais avait désormais peur d'affronter la jeune femme qui avait l'étrange pouvoir de lui faire perdre ses moyens...
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MessageSujet: Re: Une rencontre explosive [pv Zetsu Yazawa] [TERMINE]   Mar 1 Nov - 12:43

- Un garçon avec autant de talent que vous avez l'air d'en avoir ne se sent-il pas frustré par un manque d'originalité aussi flagrant? Un vulgaire plagiat qui se confond dans la masse. C'est cruel, je sais, toutefois c'est réellement ce que je ressens en vous écoutant.

La jeune femme posa son regard d'obsidienne sur son interlocuteur. Voûté, le jeune homme avait baissé la tête, et, dans la pénombre, elle pouvait à peine distinguer les soubresauts qui agitaient imperceptiblement ses épaules.

Tressaillement soudain. Frisson de soulagement ou d'effroi? N'avait-elle pas trop exagéré, son sens aigu de la franchise, de l'impartialité poussée à son paroxysme, n'avait-il pas cette fois été altéré, bafoué, trahi par l'emportement qui l'avait envahie? Qui l'avait volée? Sa fougue avait si souvent failli prendre le pas sur sa raison... Mais ce n'était que vaine tentative. Elle avait toujours mis un point d'honneur à respecter l'autre, sans pour autant lui cacher la vérité. La Vérité... Hier encore, elle était persuadée de l'avoir domptée, éprouvant une certaine satisfaction à la cracher à la figure de n'importe qui, à ouvrir les yeux de chacun même si la réalité était crue. Son franc-parler forçait l'admiration, qui donc aurait osé se vanter de hurler ce qu'il pensait au plus profond de son être? A part elle? Elle était fière de son assurance, mettait en avant son côté un tantinet provocant, mais son attitude de tigresse la rendait si désirable que son impudence en devenait charmante... Son tempérament rebelle la faisait attirante...

Elle irradiait la toute-puisssance, sachant pertinemment que ses remarques blessantes allaient créer la gêne chez son interlocuteur, amusée à l'idée de jouer avec les sentiments, de manipuler son coeur... Cet imbécile apprendra vite qui décide des règles ici... Vengeance amère, pure et acérée, lame qu'elle régit, remue avidement dans la plaie d'un coeur meurtri, si facilement ouvert, à nu, transpercé, chair dépecée, pillée indolemment de ses intimes secrets. Vaine barrière qu'est la feinte arrogance. Une telle fragilité, la peur de l'indifférence. Devoir accepter l'extrême déception de n'être qu'un dans le tout, quand on s'est persuadé toute son existence que l'on n'était tout. La vaine illusion d'une vie, fruit savoureux promptement englouti, brisée inconsciemment par l'abjecte jalousie placée dans la bouche d'une jeune femme. Un rêve érigé par la force d'un esprit en quête d'un idéal irréalisable, qu'on se plaît à imaginer opaque, si proche du réel, alors qu'il est empreint d'une transparence effrayante. On est si vite ébloui par l'éclat de ce verre. Hypnotisé. Suspendu à ses myriades de miroitements célestes. Le réveil, la chute, le choc sont d'autant plus effroyables qu'ils sont insoupçonnés. Sans qu'elle s'en doute, ses mots blessants de véracité avait réveillé des souvenirs inavouables. Elle avait empoigné la seule lame à l'étreinte de laquelle sa victime n'avait aucune possibilité de résistance. Comment aurait-elle pu deviner les sanglots sourds qu'elle avait provoqué dans cette âme tiraillée, comment aurait-elle pu imaginer qu'elle venait de mettre au jour la torture d'un passé jusque là renié?

Un silence tendu avait drapé la salle de son épaisseur malsaine. Junko, gênée par la réaction introvertie de du jeune arrogant déchu dans sa vanité, empoigna une bouteille de liqueur pour se donner une contenace. Les gouttes du breuvage trouble se jetèrent dans son gosier rougi avec un bruit régulier. Quelques-unes, latentes, coulèrent le long de sa nuque tendre, dessinant de minces traînées sanguinolentes dans la chair hâlée. Elle passa lentement sa langue sur ses lèvres carmins, happant les dernières gouttes de liquide vermillon avec nonchalance. Elle leva la tête, et, dans cette sublime attitude de fauve, telle un lion magnifique agitant sa crinière de feu à la lueur majestueuse de l'astre solaire, elle lança au jeune homme un regard de défi pénétrant. Ses délicates prunelles d'ébène étincelaient de fierté satisfaite.

C'est alors que le musicien, sentant ce regard imposant empreint de dignité peser sur lui, se leva brusquement, comme en proie à une pulsion bestiale qui prenait possession de son enveloppe de chair, et plongeant ses yeux noirs de haine dans ceux de la jeune femme, qui perdirent instantanément leur éclat. Elle recula instinctivement, frappée par la profondeur de l'abîme de ces yeux sombres. Elle se noya dans ce flot d'amertume dévastatrice, où on lisait toute l'aigreur d'un être rongé par la gangrène de la désillusion. Il écumait de rage, sa face se convulsait horriblement, ses rebelles mèches de blondeur ardente cinglaient fougueusement son visage hâve, aux traits déjà tirés par la rudesse de la vie.

Son poing vint alors frapper puissamment le bois massif du bar.

Junko se raidit, tenta de maîtriser le frémissement de ses membres qui trahissait son effroi.

Zetsu se redressa sur son tabouret et approcha alors son visage à quelques centimètres de son interlocutrice.

La jeune femme mordit ses lèvres cramoisies pour réprimer leur tremblement, en vain.

Un frisson d'effroi parcourut son échine palpitante, telle une étreinte glaciale la transperçant. Son souffle s'accéléra. Paniquée, elle chancela.

Ses pupilles dilatées avaient pris la teinte de l'effroi. Jamais elle ne s'était sentie aussi faible, aussi insignifiante face à un autre. Sous l'effet de la crainte du désenchantement, ce chérubin qu'elle s'était amusée à contrôler, à manipuler, à déstabiliser, s'était mué en créature surpuissante, fluide de fougue impulsive. Jamais elle ne s'était sentie aussi près d'un tel dégagement de force. Ce n'est qu'à ce moment que, sentant le contact de ce souffle de haine faisant onduler ses boucles brunes, elle observa la cicatrice profonde qui barrait son visage. Cette horrible morsure de chair qui mutilait sa face d'ange, qui lui avait arraché son dernier soupçon de candeur enfantine. Qui l'avait jeté sans cérémonie dans la fange du monde des adultes. Illusions perdues... Et elle comprit tout. Tout ce qu'il avait enduré pour réaliser son rêve ultime, sa dernière espérance. Il avait été détruit, écartelé par les épreuves de la vie, mais il s'était relevé en tentant avec succès de censurer une part trop douloureuse de son existence. Pour la première fois depuis de longues années, elle l'avait forcé à affronter les démons de son passé, et cette fois il ne pouvait pas se dérober.


Lui, il avait des rêves. Lui, il avait un avenir. Lui, il avait encore un destin, une raison de vivre. Elle avait jusqu'ici considéré comme inné le droit de disposer de son destin, de régler sa vie comme elle seule l'entendait. Comment aurait-il pu en être autrement? La question était totalement absurde. Non... paraissait. Être et paraître... Tout n'est que pure illusion... Elle ne pouvait qu'être l'unique maîtresse des camaïeus qui teintaient ses lendemains, comme elle sélectionnait minutieusement ceux qui orneraient ses toiles. Son existence reposait sur un défi qu'elle s'était lancé à elle-même, elle poursuivait un but qui l'emplissait de dynamisme. Réussir dans la voie qu'elle avait choisie. Respecter ses engagements, ne jamais baisser les bras. Ne surtout pas se faire marcher sur les pieds. Jouir du plaisir d'être soi-même. Être une femme fière. A une époque, elle s'était plue à penser que l'imprévu pouvait être excitant. Tout s'était déroulé comme elle l'avait souhaité, elle se prenait à rêver de nouveauté. Puis elle l'avait rencontré. Entre eux, tout semblait tellement limpide... Elle nageait dans le bonheur. Une idée avait rapidement dans leurs esprits : un bar huppé dans l'immensité de la capitale. Des néons bleutés créant une ambiance feutrée dans une pièce aux allures vintage, la délicieuse effluve des cocktails alcoolisés flottant dans l'atmosphère nimbée d'une brume parfumée aux senteurs de cigare et de vieux cuir... L'accomplissement de leur rêve conjoint, le symbole même de l'amour qui n'avait cessé de les animer depuis l'instant où leurs regards s'étaient croisés à la fac, où ils s'étaient enflammés avec la même fougue, et qui avait survécu aux épreuves du temps souverain. Pauvre sotte... Alors qu'elle était au faite de son bonheur, un homme qu'elle aimait réciproquement, un métier qu'elle adorée, enfin un avenir radieux qui lui tendait les bras, elle avait sacrifié toute une vie heureuse pour quelques étreintes passionnées durant une soirée trop arrosée. Elle se souvenait encore de l'exaltation fiévreuse qui l'avait envahie toute entière dans cet instant éphémère d'ivresse érotique, son souffle accéléré, son corps palpitant sous les caresses voluptueuses d'un inconnu... Ingénue ignorante de la vie, et qui pourtant était persuadée d'en contrôler les moindres rouages...

Ce moment de passion fugace avait fait basculé sa vie. Son destin lui avait glissé des mains sans prévenir. Elle était trop digne pour regretter mais... Ce... Ca ne collait pas au script. Elle errait désormais tel un fauve en cage; en reine déchue, désabusée. Elle qui avait toujours comme maxime d'aller de l'avant, elle qui avait toujours joué les mères protectrices auprès de ses amis, elle qui avait toujours juré, jugé, raisonné, elle... Elle se sentait aujourd'hui terriblement vide, sans attrait aucun, inutile donc. Aujourd'hui, c'était elle qui avait besoin de réconfort. A quoi bon tenter d'aller contre la volonté du Roi des Démons, puisque sa propre vie n'avait plus de sens, plus de but. A quoi bon vivre même, si c'était pour se résoudre à subir sans affronter? Son visage , comme ses tableaux, avaient pris les teintes monochromes qui rythmaient à présent son existence sans goût. Et elle n'en allait rien changer; non pas qu'elle ne le puis pas, mais elle n'en avait plus la volonté. Elle était destinée à errer seule, à dépérir, à disparaître dans la pénombre de la cité, sans que nul ne remarque sa perte.
Illusions perdues...


Elle avait à peine entendu le cri qui avait soulevé la gorge du jeune homme furieux. Et à présent, elle demeurait, tremblante, accoudée au marbre crasseux du comptoir, comme tétanisée, le regard vague, hanté par la révélation de son propre passé ressurgissant. Le jeune homme blessé, impuissant, avait entrepris de fuir, fuir le bar et cette femme qui lui ait ouvert les yeux avec une telle violence, fuir ses rêves perdus, fuir sa vie qui lui échappait. Alors qu'il saisissait la poignée de la porte, il se retourna. Une dernière fois.


Le corps frêle de la jeune femme s'ébranla soudainement. Son regard fixé au loin se voila de brume, ses yeux devinrent vitreux. La bouteille de liqueur glissa de ses mains moites, s'écrasa avec un bruit mat sur le lambris. Une mare pourpre jonchée de débris adamantins s'étala sur le sol. Sans un cri, ses jambes se dérobèrent, et elle tomba lourdement dans la flaque de liqueur, qui semblait esquisser une auréole de sang autour de son visage d'une pâleur cadavérique. Un filet de sang perlait le long de ses lèvres. Le tissu zinzolin de son yukata but lentement les gouttes de liqueur, se parsemant de tâches vineuses. Ses yeux glauques étaient restés ouverts. Une larme coula lentement le long de sa joue, dessinant une traîne rougie sur la peau de la jeune femme inerte.

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