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    Nana Osaki vit cachée tel un chat vagabond à Londres, évitant tout contact avec ceux qu'elle a connu par le passé. Cependant de nouvelles révélations sur la mort de Ren pourraient bien tout changer.



    Nana vit cachée tel un chat vagabond à Londres, évitant tout contact avec ceux qu'elle a connu par le passé. Cependant de nouvelles révélations sur la mort de Ren pourraient bien tout changer.

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Venez répondre à notre MJ sur le RP Lone & Ardent et faites avancer l'intrigue ! L'étau se resserre de plus en plus autour de nos personnages ! Pourquoi tout ce remue ménage sur la mort de Ren après 6 ans ! Répondez et nous le sauront bientôt !

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 Tout se paye... [PV Saphyr Taniai] [Terminé]

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Risa Asano
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MessageSujet: Tout se paye... [PV Saphyr Taniai] [Terminé]    Dim 4 Déc - 4:30

Walking, waiting, alone without a care. Hoping, and hating, things that I can't bear. Did you think it's cool to walk right up, to take my life and fuck it up ? Well did you ? Well did you …

Encore une longue soirée, comme d’habitude Risa rentrait chez elle à pied après une soirée de travail très peu plaisante. La seule chose qui lui faisait garder ce client était son immense influence. Son argent n’y était pas pour rien non plus. Errant seule comme une âme en peine dans les rues de Soho, elle était totalement imperméable au monde extérieur, seul existaient la route, la musique et elle-même. Les paroles de la chanson résonnait dans sa tête indéfiniment, elle avait la curieuse sensation que cette nuit elle ne pourrait pas rentrer paisiblement chez elle, allumer la musique, se déshabiller et glisser dans l’eau chaude et bienfaitrice de son bain une cigarette à la main. Et si elle allait chez Carmen ? Ou au Camden, n’importe quel bar ferait l’affaire. Bien qu’essayant de faire abstraction de ce sentiment, elle n’arrivait pas à imaginer sa soirée sans quelque chose qui tournerai mal pour elle.

Elle continua d’avancer, les yeux à moitiés fermés, essentiellement concentrée sur la musique, un peu comme une somnambule ne réalisant pas la réalité autour d’elle. Une fois arrivée devant l’immeuble elle releva les yeux. Quelque chose n’allait pas. La porte d’entrée du bâtiment grande ouverte, les habitants des immeubles d’en face penchés à leurs fenêtres comme captivé par un étrange spectacle et ces hommes, montant la garde … Que pouvait-il bien se passer ? Oh et puis ce n’était pas ça qui allait l’arrêter, elle avait un but, un bon bain chaud et une cigarette, elle n’abandonnerait pas pour si peu. Elle avança comme si de rien était, les écouteurs toujours dans les oreilles mais la musique coupée. Elle entendit un « Dis, c’est pas elle ? » à son passage puis l’un des deux gorilles vînt se planter devant elle.

- Tu peux pas rentrer ma mignonne.
- Je crois bien que si, j’ai eu une journée éreintante, j’aimerai me reposer chez moi, maintenant si vous permettez …

Elle essaya de se faufiler mais fut projetée en arrière comme une vulgaire plume.

- Nan je permets pas tu vois, dis c’est toi Risa Asano ?
- Je ne pense pas avoir l’honneur de vous connaitre monsieur, maintenant pour la énième fois laissez-moi passer.
- T’as pas répondu à sa question petite garce.

Risa prit une profonde inspiration afin de se calmer et se mordit la lèvre histoire de ravaler son orgueil. Elle tourna la tête vers le second interlocuteur, un étrange croisement entre un pitbull et un crapaud.

- Puis-je savoir ce que vous lui voulez ?
- Pas grand-chose, défoncer son appart et sa petite face de pute.
- Faut pas qu’elle se mêle des affaires des grandes personnes.
- Qui vous envoi ?

Une vague de terreur l’assailli, elle se doutait fort bien de qui ces brutes venaient, elle n’aurait pas dû mettre cet avocat en contact avec son client, le goût du pouvoir qu’elle avait grâce à ses relations lui était monté à la tête, elle s’était laissée dépasser et maintenant elle allait devoir en payer les conséquences.

- Alors on fait moins le grande, et si on commencer par te défoncer tout court avant de défoncer ta jolie petite tronche hein ?
- Aller laisse toi faire ma jolie après tout t’aime ça te faire sauter, tu le fais tout le temps.

Elle se débâtit tant bien que mal, ayant bin comprit que ses chances étaient absolument nulles contre eux, juste par instinct de survie. Elle ne finirait pas comme ça, pas après tout ce qu’elle avait dû endurer afin de retrouver une « bonne » place sociale, si elle avait fait tout ça, avait lutté, s’était prostituée c’était pour montrer à la vie qu’elle ne se laisserait pas faire et qu’elle finirait son existence heureuse et à l’abri du besoin. Elle senti des pans de sa robe s’arracher, des mains glisser sous ses vêtements en lambeaux, des rires bestiaux, des fermetures s’ouvrir, elle ne comprenait plus. Elle était dans cet état où ce qui arrive est tellement énorme que l’on n’arrive pas à le croire, cet état où l’on se défend faiblement, totalement abasourdie, piégée entre rêve et réalité. Un léger sourire choqué se dessina sur ses lèvres, c’était tellement impossible, ça ressemblait à un stupide film américain, d’ailleurs ça devait être ça, impossible que ça soit vrai, impossible que ça lui arrive à elle, n’avait-elle déjà pas eu son lot de malheur ?

Elle sentait le regard de tous ces gens à leurs fenêtres, tous ces gens qui se délectaient de la scène mais qui ne lui viendraient pas en aide. Elle senti une main s’aventurer trop loin, bien trop loin. Totalement impuissante elle cria plus fort, ce débâtit plus fortement, espérant un sauveur ou quoi que ce soit. Des larmes de rage et de honte commencèrent à ruisseler sur ses joues et des sanglots entrecoupèrent ses cris.
Elle agrippa l’un de ses agresseurs et planta griffes et crocs au plus profond de sa chaire, espérant qu’au moins un des deux la lâcherait, mais n’eût pour réponse qu’une énorme gifle et plusieurs autres coups de son compagnon continuant toujours de la balloter comme un morceau de viande.

Dieu qu’elle avait besoin d’aide, de l’aide de n’importe qui, dans ce genre de méandre, l’esprit appelle la personne qu’il aime, mais qui aimait-elle ?

- Sôdai… Aide moi… Je t'en pries...

C’était un murmure à peine audible, ça lui était venu automatiquement, elle abandonnait la lutte, de plus elle savait qu’il ne viendrait pas, elle s’apprêtait à subir son sort sous les yeux hagards des habitants alentour, ses larmes de plus en plus abondantes formant un petit torrent sur son visage. Elle le savait que la vie était cruelle, mais elle ignorait à quel point. Le pire, c’était qu’en plus de la faire souffrir en ce moment même, ce souvenir la hanterai toute sa vie durant, revenant par cauchemars et gâchant son sommeil, la faisant pleurer encore et encore, elle en était sûre, elle serait seule au milieu de la foule, encore plus seule qu’auparavant.
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Ça n'a jamais été passionel, ni fusionnel... C'était juste des mots et des soupirs partagés au vol durant un court instant de plaisir inavoué. Rien d'autre.



Dernière édition par Risa Asano le Sam 25 Fév - 13:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Tout se paye... [PV Saphyr Taniai] [Terminé]    Dim 4 Déc - 14:26

__Londres semblait magnifique. Des milliers de lumières, des infrastructures modernes, des monuments historiques.
__Au loin, la grande roue, comparable à un œil immense, semblait la surveiller. Big Ben, quand à lui, ressemblait à un phare qui semblait lui conseiller de poursuivre son chemin et de rentrer à son appartement sans faire d’histoires. Saphyr emprunta le pont du Millenium, discrète et silencieuse comme l’eau noire à ses pieds. Vêtue de son plus long manteau noir, de son bandana noué au cou aux motifs écossais noir et blanc, et avec son étui de violon à la main, elle ne laisse rien présager. Tout ne pouvait être que calculé. Sa main gauche était cachée dans la poche de son manteau entrouvert, car la brise n’était pas si froide et, au contraire, la rafraichissait. La marche rapide montait sa température, mais elle ne pouvait pas trop trainer. Les ennuis venaient avec la nuit de la même manière que les algues s’échouaient sur la place avec la marée descendante. Ses longs cheveux couleur charbon ondulaient au fil du vent, mais surtout cachaient son visage. Son regard était à l’affût du moindre détail, du moins c’était ce qui était voulu.

__Saphyr avait la pensée sombre cette fois encore. Ni les lumières, ni l’architecture n’auraient pu lui faire changer les idées.

__Elle attendit avec les travailleurs le bus menant à la périphérie de Londres. Malgré son engagement, on n’avait pas pu lui en donner un en plein centre-ville, comme elle l’avait espéré. Pas assez de place, trop cher. Saphyr soupira, mais elle ne pouvait critiquer son logement, même à deux on s’y sentait parfaitement à l’aise.
__La couleur du bus, rouge vif, lui parvint à l’œil, et elle tourna la tête vers l’engin qui arrivait, sonnant la délivrance. Marcher lui avait mal aux pieds, et pour cause plusieurs choses. Déjà, elle s’était tordue la cheville le matin en courant car elle était en retard, ce qui l’avait fait boiter toute la journée. Elle était lourdement chargée : l’étui de violon ne contenait en fait pas un violon, mais quelque chose de beaucoup plus lourd. Enfin, plusieurs choses beaucoup plus lourdes. Et son manteau lui-même transportait nombre d’objets, dont il n’était pas intéressant d’énumérer.

__La jeune fille se laissa tomber dans un siège, fermant les yeux. Son arrêt était l’avant dernier, et le bus mettait 10 minutes à arriver à destination. Soupirant, elle les rouvrit, et regarda le paysage qui défilait de manière floutée sous ses yeux.
__Cela faisait à présent une semaine qu’elle était à Londres, et le décalage horaire n’était pas pour l’arranger. Le voyage l’avait exténuée, elle n’avait pas trouvé le sommeil, et une semaine seulement n’était pas suffisante pour s’en remettre parfaitement. Du coup, elle devait se montrer particulièrement vigilante car ce manque de sommeil ne pouvait lui jouer que des tours. Dès le lendemain Londonien, elle avait commencé à travailler pour l’agent à lequel elle avait été assignée. Divers courses, dans un lieu qu’elle ne connaissait pas, n’était pas pour lui plaire. Dire son avis pour participer à des décisions lui plaisait un peu plus, mais ce qu’elle préférait de loin, c’était faire la plante verte. Pour expliquer, rester debout des heures pour le surveiller, avec une ronde de temps en temps.

__L'Angleterre avait le « défaut » majeur de ne pas parler japonais. Elle avait appris l’anglais, pour sûr, on l’avait obligée. Mais le comprendre, et le parler, c’était une toute autre paire de manches. M’enfin, n’étant pas très loquace, ce n’était pas dramatique.

__Le bus arriva a destination sans retard, et Saphyr descendit, seule. Elle écouta le bus repartir, puis profita du silence quelques instants. Mais sa cheville douloureuse la rappelait à l’ordre, il fallait en finir avec les efforts. Ce fut avec un pas moins cadencé qu’elle emprunta la ruelle qui menait à chez elle.
__Par ailleurs, ce fut avec ce ralentissement qu’elle put entendre au loin les cris d’une femme. Pressée et dans ses pensées, elle n’aurait pas pu y prêter attention. C’était sûrement un cri de surprise.

__Mais à son étonnement, et à son effarement caché, les cris redoublèrent avant de s’interrompre, puis semblèrent être « hachés ». Saphyr était à présent tétanisée, à son grand désarroi. Elle connaissait ce type de cri du cœur, appelé plutôt le cri du désespoir. Cette émotion la traversait de bout en bout, lui rappelant sa fragilité ancienne, mais également actuelle.
__Là-bas, quelque part, une femme souffrait le martyr.

__Était-elle de ceux qui fermaient les yeux au détriment d’aider ?

__Elle s’étonna elle-même, puis se mit à courir, ou plutôt trottiner, vu son état général.. Son oreille, sensible et avertie, lui indiqua le nord. Une fois à gauche, et deux fois à droite. Ce n’était pas très loin.
__La scène était pitoyable. La lumière du réverbère était derrière elle, cachant son visage. Cela tombait bien, il n’était pas nécessaire que tout le monde soie au courant. De loin, on ne pouvait entendre son essoufflement, et elle fit tout son possible pour le cacher. De même, avec son boitement. Son regard balaya rapidement la situation, regardant d’un œil haineux les personnes cachées derrières leurs rideaux à ne rien faire d’autre que de regarder. Elle haussa la voix, et oubliant l’anglais, déclara dans un parfait Japonais qui était sa langue :

___ Reculez, fils de chiens !

__Elle s’avança, lentement. Les gars la regardaient. A présent que quelqu’un les avait dérangés, quelqu’un de trop, il fallait l’éliminer. La pauvre femme, nue, fut balancée dans les bras d’un des trois acolytes pour qu’il la garde. Il la regardait avec un air dégoûtant, et ses bras, comparables à des troncs, l’entrainaient vers lui avec un appétit bestial. Il fallait faire vite.
__Saphyr s’arrêta à quelques mètres, regardant le gorille plus grand qu’elle d’au moins 30 centimètres qui s’approchaient vers elle, remontant dans son pantalon l’affaire qu’il avait sortie. Écœurant. Il jeta un regard vers un autre mec qui enfilait des poings américains, et la regarda elle avec ce désir qu’il n’avait pas eu le temps d’assouvir. La japonaise s’était amusée à apprendre en anglais les insultes et autres tournures de familiarités pour s’amuser, et à présent elle devait avouer que cela lui était bien utile.

___ Regarde-moi cette petite pute ! Elle en veut elle aussi la salope …

__Ses oreilles avaient déjà enduré pire, mais ce n’était pas très agréable à entendre. Autant utiliser les grands moyens. Sa main gauche sortit de sa poche, et alla chercher son revolver sous son manteau, directement, et le braqua sur les mecs. Il était, par avance, chargé.

___ Il est vrai … vous ne pouvez pas me comprendre. Tant pis pour vous.

__Elle ne prit pas le temps de viser. Le lampadaire était trop loin pour lui permettre une bonne visibilité, donc une bonne visée. La fatigue ne la rendait pas patiente, et elle tira.
__Heureusement pour l’homme en question, la balle ne le tua pas. Quelques centimètres à côté, et c’était la balle au milieu du front. Au lieu de cela, il hurla en portant la main à son oreille, la balle y avait fait un trou. La mousse aux lèvres, il se releva de ce qu’il s’était baissé, et se rua sur elle, accompagné de l’autre.

__Avait-elle le droit de les tuer ? Il y avait des témoins, figés dans l’ombre. Il y avait cette femme morte de peur et d’horreur. Si elle les tuait, une enquête serait ouverte, la jeune femme serait questionnée par la police. On parlera d’elle dans les journaux, elle se ferait remarquer. Si elle leur laissait la vie sauve, ils reviendraient. La fatigue prit le dessus.
__Reculant, elle les attirait vers la lumière. Leurs visages horribles apparurent à elle, et son propre visage, de fillette encore, leur paru. Son visage était inexpressif, comme les poupées de porcelaine. Les deux armaient leurs bras, laissant un nombre inconcevable d’ouvertures. De ce fait, elle tira.

__Les titans s’écroulèrent à ses pieds qui avaient reculé de quelques mètres, pile sous le lampadaire. Ils gisaient, étreignant leurs blessures, elle avait soudainement décidé de leur laisser la vie. Caprice d’enfance ? Saphyr les contourna avec agilité et marcha tranquillement vers le troisième et dernier. Elle n’avait pas lâché une fois son étui. Celui là n’avait plus une d’once de courage déjà qu’il n’en avait pas des masses. Il avait sortit une arme, la plaça sous le cou de la femme aux cheveux rouges, dont l’éclat avec la lune était facilement visible. Avec une facilité déconcertante, elle tira un peu à côté, et ce fut l’épaule de l’homme qui fut touchée. Le couteau tomba à terre, et il s’enfuit, sans demander son reste.
__Elle n’était pas tireuse d’élite pour rien. Elle glissa son arme dans un étui accroché à son pantalon, non pas dans sa poche de veste.

__La fillette aurait pu finir son action ici. Mais la femme, tombée à genoux et tremblante, lui inspirait un certain attachement qui poussa son action plus loin, justement. Elle était trop choquée pour avoir véritablement compris ce qui venait de se passer.
__Saphyr s’accroupit à sa hauteur, posa son étui qui sonna lourd. Elle retira son long manteau et le posa sur la peau nue de la jeune femme. Le vêtement, chaud grâce à chaleur corporelle de la fille, ne pouvait que lui apporter du réconfort, même s’il était étrangement lourd, pour un simple manteau. Elle regarda les traits de la jeune femme, elle semblait asiatique, mais il était peut être préférable de parler anglais, ce qu’elle fit dans un langage académique.

__Je vais t’accompagner chez toi. Est-ce que c’est un lieu sûr ?

__Malgré la brièveté du message, la déviance, qui paraissait être professionnelle, était bien là. L’assurance d’un lieu sûr ne pouvait être demandée que de la part de quelqu’un qui y prêtait tout le temps attention.
__Saphyr ne se rendait éventuellement pas compte qu'elle pouvait être effrayante. Des armes, des hommes gisant à terre... Il y avait de quoi être intimidé.
__La fatigue était présente, et elle avait oublié de vérifier que les blessures administrées aux deux gaillards étaient suffisantes pour les empêcher de nuire…
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Risa Asano
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MessageSujet: Re: Tout se paye... [PV Saphyr Taniai] [Terminé]    Dim 4 Déc - 18:32

- Reculez, fils de chiens !

C’était une voix féminine, et japonaise, elle avait parlé en japonais. Elle devait fuir, ne pas rester là, elle en pouvait rien pour elle, elle lui hurlait mentalement de fuir.

- Regarde-moi cette petite pute ! Elle en veut elle aussi la salope …

Elle pouvait encore fuir, à sa voix elle semblait jeune, plus jeune encore que Risa, elle devait avoir assez de vitalité pour pouvoir les distancer en courant, elle ne pensait plus à elle-même, mais à cette jeune fille, elle ne voulait pas de prochaine victime, elle prendrait tout sur elle mais pas une autre victime elle ne le supporterait pas.

- Il est vrai … vous ne pouvez pas me comprendre. Tant pis pour vous.

Elle était folle de s’exposer ainsi, eux ne pouvaient peut être pas la comprendre mais elle très bien. Puis tout ce passa très vite, une détonation, des cris, des pas, plusieurs autres détonations, une lame sous sa gorge, la fillette avançant tranquillement vers eux. Une nouvelle détonation, un quart de tour à droite à la suite de son agresseur puis un bruit de lame sur le sol et la liberté. Risa tomba à genou, elle ne comprenait pas, elle ne comprenait plus. Elle était vide, un peu comme si tout instinct de survie, comme si toute envie, tout désir, toute émotion l’avaient abandonnée. La demoiselle ôta sa veste et la déposa sur Risa, comme si elle voulait masquer la nudité de cette dernière, témoignage pudibond de cette époque. Risa n’était en rien pudique, elle d’enfichait éperdument, la nudité n’était rien après tout, les premiers êtres humains étaient nus. C’était les gestes, les paroles, la violence, les gestes … c’était ça qui lui était inconcevable.

- Je vais t’accompagner chez toi. Est-ce que c’est un lieu sûr ?
- Mon appartement, mon appartement, mon appartement …

C’était les seuls mots que Risa arrivait à prononcer, son appartement était tout ce qu’elle avait, c’était elle violer sa demeure c’était la violer elle, ils n’avaient pas eu l’un ils n’auraient pas l’autre. Elle se balançait d’avant en arrière, en total état de choc. Elle revît tout ce qu’elle avait dedans dans les moindre détails, puis son esprit se fixa sur des objets plus insignifiant pour quelqu’un qui ne la connaissait pas ; l’exemplaire d’Hamlet et la lettre de Juliet, le paquet de cigarette de Shin’ichi, la seule et unique photo qu’elle avait de Juliet, sa guitare, ses tableaux. Non elle ne pouvait pas laisser faire ça, ils ne toucheraient à rien d’autre, si une fillette avait pu la débarrasser de ces parasites alors elle serait capable de débarrasser son appartement de ses parasites.

- Mon appartement, c’est tout ce que j’ai … NOOOOOOON !!!!!

Malgré la douleur qui tiraillait ses membres Risa se leva d’un bond et enfila correctement l’étonnement lourde veste de sa sauveuse tout en courant telle une furie vers l’appartement. Elle monta les escaliers quatre à quatre, rentra par la porte sortie de ses gonds et poussa violement le premier des vandales à sa portée.

- Sortez !!! Vous ne toucherez à rien d’autre !!! Sortez

Les hommes rirent, la défiant toujours de paroles vulgaires dignes de la pire espèce. Risa ce saisît de la bouteille de laque qui trainait toujours sur la petite table d’entrée prit un briquet et appuya sur les deux en même temps. Sa colère lui fit presque oublier la chaleur qui lui brûlait la peau petit à petit.

- Je préfère encore y foutre le feu avec moi dedans plutôt que de vous laisser toucher à une chose de plus, dégagez !!!!!!!!!!

Un d’eux s’approcha, ni une ni deux Risa le brûla avec son petit lance flamme improvisé. Il hurla, les autres la traitèrent de barge, ils la bousculèrent et s’en allèrent. Elle lâcha le tout et retomba à genoux sur le sol de l’appartement. Un désastre, c’était un désastre, elle allait devoir tout ranger, il y en avait pour des milliers de livres de réparations, adieu son voyage à Tokyo. Tout à coup la douleur lui revînt à l’esprit. Son visage, dans quel état était-elle ? Elle se redressa tant bien que mal et se traîna vers la salle de bain, essayant d’éviter les débris qui jonchaient le sol. Elle se regarda dans le miroir brisé.

Des hématomes faisaient leur apparition, un mélange de sang et de mascara coulé recouvrait son visage. Elle enleva la veste et les restes de ses vêtements pour contempler l’ampleur des dégâts. Des griffures, des bleus, des coups, elle ne pourrait pas travailler pendant un bout de temps. Elle ne pouvait pas aller à l’hôpital non plus, ils demanderaient ce qui s’était passé, elle ne pouvait pas en parler. Elle allait devoir appeler sa rivale, bien que ne l’appréciant guère Risa était sûre qu’elle l’aiderait, solidarité péripatéticio-féminine. Elle avait fait des études de médecines et avait des tonnes de matériel dans son loft, elle saurait quoi faire …

Des bruits de pas retentirent derrière elle. Elle prit une profonde inspiration, priant pour que ce soit sa sauveuse, qu’elle n’avait toujours pas remerciée d’ailleurs, et non pas une de ces brutes épaisses prête pour un second assaut.

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MessageSujet: Re: Tout se paye... [PV Saphyr Taniai] [Terminé]    Dim 4 Déc - 19:57

__Saphyr avait été interloquée en voyant cette femme se relever malgré tout, et se mettre à courir. Très étonnant.

__La jeune femme ne semblait pas dérangée de la nudité. Visiblement, seule la violence l’avait frappée. Elle, au contraire, était habituée à la violence. La nudité était pour elle un si terrible présage, une si terrible chose que pour jamais rien au monde elle ne l’aurait voulu. Elle se releva, attrapa son lourd étui et flancha un moment sous son poids. Un petit effort encore, encore un …
__Relevant la tête vers le ciel, elle se laissa hasarder. Ses yeux se troublèrent un instant, voile d’un chagrin infini. Promesse n'ayant pu être réalisée ...

__Elle le regretta.

__Un souffle roque qu’elle n’avait pas perçu auparavant lui arriva à l’oreille, elle se retourna, saisit de son revolver, tira sans une hésitation. Elle sentit une brûlure à l’épaule alors qu’un liquide chaud éclaboussait son visage. Elle s’écarta pour laisser tomber un corps colossal. Elle avait tiré sans faire attention de qui c'était, mais son réflexe s'était avéré judicieux. L'autre, au loin, ne bougeait pas, et ne tentait visiblement rien. Stupide inattention ! Stupide fatigue ... se dit-elle alors qu'un vertige se faisait sentir.

__Elle s’écarta de la flaque de sang qui s’épandait au sol, rangea son arme et quitta immédiatement les lieux. La brûlure à son bras droit devenait plus présente, et elle changea son étui de main avant de regarde ce qu’elle avait : une belle entaille. Mais pas plus que ça. Elle emprunta le chemin qu’avait utilisé la femme avant elle, grimpa les escaliers en grimaçant. Aider une inconnue, elle avait fait bien des folies, mais sur ce point elle ne se permettait pas de la demi-mesure, surtout qu’à présent elle avait laissé un corps derrière elle. Il fallait mettre les choses au point.
__Saphyr trouva la porte ouverte, du verre brisé à son entrée. Le silence lui indiquait qu’il n’y avait pas de personnes à l’intérieur, ou une seule. Elle entra, ses pieds crissèrent sur le verre brisé. L’abat-jour avait survécu avec son ampoule et éclairait l’appart, ainsi que la sauveuse. A la pleine lumière, on pouvait voir qu’elle portait une chemise blanche avec un sous pull moulant en dessous noir. Une pantalon slim noir lui servait de bas, où était accroché l’arme. La jeune fille posa son étui dans un coin et attrapa un tissu dans sa poche afin d’essuyer un peu le sang, mais il était déjà coagulé, il fallait qu’elle l’enlève. Heureusement, personne ne l’avait vu dans cet état.
__L’appartement avait été trop saccagé pour que le prix des réparations soie acceptable. L’hôte en aurait pour cher de tout réparer. Au sol, affaires déchirées, meubles renversés et cassés. Et une odeur de brûlé. Elle vit sur le papier peint des traces de brûlé. Avait-on voulu incendier l’appartement ?
__La jeune fille remarqua une salle de bain, et au sol sa veste. Elle grommela, se disant que sa veste serait souillée, puis s’approcha. La femme à l’intérieur se regardait dans le miroir brisé, contemplant griffures et contusions, visiblement affolée. Pour sa part, la petite japonaise ne voyait pas en quoi c’était si catastrophique.

__L’autre remarqua sa présence et posa son regard sur sa manche droite : difficile à dissimuler, le sang imbibait rapidement la chemise, et aussi, son visage maculé. Dans un souci de minimiser, elle détourna le regard, avant d’attraper son manteau au sol.

___ Ce n’est qu’une égratignure.

__Elle se releva et regarda la jeune femme, puis l’état de la salle de bain. Cet appartement n’était plus viable, elle ne pouvait pas y passer la nuit. Elle s’avança vers le lavabo sans lui demander son avis, humecta son tissu avant de laver son visage, le mouiller une seconde fois et se faire un bandage rudimentaire autour de son bras. Il se gorgea rapidement de sang, mais elle l’avait fait assez serré pour que le saignement cesse.
Saphyr sortit de la salle de bain et passa la pièce au peigne fin de ses yeux. Cependant, vu son état de fatigue, elle ne pouvait pas tout voir.

__La femme aux cheveux rouges ne roulait pas sur l’or. Il n’y avait là que les essentiels. Il lui serait sûrement impossible de se pointer dans un hôpital, ou appeler un médecin, ni même louer une chambre d’hôtel pour la nuit. C’était la ruine. Saphyr soupira, se demanda jusqu’où irait sa bonté. De toute manière, la jeune femme avait beau s’être relevée, qui lui disait qu’elle n’irait pas la dénoncer pour se protéger ? Fallait-il en finir avec elle aussi ? Non. Tuer ne devait pas être la solution de facilité pour des citoyens. Il valait mieux passer par la dette, ou le chantage. Dans ce cas précis, il valait mieux deux dettes qu’une, et un chantage. Première dette, elle l'avait aidée. Deuxième dette, elle l'a abritée une nuit ou deux le temps que l'orage cesse.
__La fillette enfila son manteau, le plaça correctement. Elle ne lui laisserait pas le choix. Et si l’honneur ou l’arrogance faisait que l’autre refusait, il y aurait des moyens moins délicats de la faire flancher.

__Elle récupéra son étui, ferma la porte, et se dirigea vers la fenêtre. Dans la rue, aucune agitation. Pour le moment, la nouvelle ne s’était pas propagée. D’autant de portes de sorties qui s’ouvraient. Elle vérifia son portable dans sa poche, pas d’appels. Tout s’annonçait pour le mieux.
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Risa Asano
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MessageSujet: Re: Tout se paye... [PV Saphyr Taniai] [Terminé]    Dim 4 Déc - 20:57

Risa se retourne, c’était la fille. Elle jeta un coup d’œil à la manche tâchée de sang de cette dernière.

- Ce n’est qu’une égratignure.

Ne prêtant pas attention à la demoiselle, elle se saisit de son portable et appela Carmen.

- Allô ? Ça peut aller… Dis pourrais-tu me donner l’adresse de… oui c’est ça… non ne t’en fais pas … Merci, préviens là qu’elle sorte son matériel je la payerai en conséquence tant pis pour mon retour à Tokyo, ça attendra.

Elle regarda la jeune fille de haut en bas, elle s'était fait un garrot qui était déjà imbibé de sang et s’était un peu nettoyée. Elle reporta son attention sur son téléphone.

- Demande lui si elle peut nous héberger moi et une … amie. Et envoi les garçons à mon appart s’il te plait ils vont devoir nettoyer quelques trucs et évaluer ce que j’aurais à racheter… Mais non il ne s’est rien passé de grave, mais non ce quartier est très bien, j’aime cet endroit je ne déménagerai pas. Hum hum … merci, ah et poste une absence sur le site pour moi s’il te plait. La durée ? heuuu mets déjà deux semaine on verra pour la suite. Merci beaucoup je te le revaudrais.

Elle raccrocha et fixa sa sauveuse qui était étonnement jeune.

- Je te remercie … Pour heu tout ça. On va aller chez une collègue pour qu’elle soigne correctement ton bras et heu ça.

Risa désigna ses blessures comme de vulgaires choses, en fait elle considérait son corps comme un outil de travail rien de plus.

- Si tu veux je peux demander à ce qu’on t'amène à l’hôpital mais disons que moi je ne peux pas, raisons personnelles et professionnelles dirons-nous. En tout cas encore merci pour tout, tu es la seule à m’avoir aidé … Ne te fies pas à l’apparente pauvreté de mon logement, ils ont volés et détruits pas mal de choses, si tu veux de l’argent en échange de tes services tu en auras …

Très sincèrement Risa ne pensait pas la fin de sa phrase et priait pour que l’autre n’accepte pas. Heureusement qu’elle était prévoyante et qu’elle avait économisé, il lui restait assez d’argent pour refaire à neuf déco et appartement, sans parler de l’électronique, mais ça allait prendre du temps et elle allait devoir payé un hôtel, encore un hôtel. Le jour où elle avait obtenu cet appart, elle s’était jurée de ne plus jamais devoir retourner à l’hôtel et voilà qu’elle faillait à sa promesse. En plus la location d’une chambre en plus des réparations etc, ça allait coûter cher. Dès qu’elle serait sur pied elle retravaillerait, elle prendrait plus de client, travaillerait plus souvent, elle se débrouillerait, après tout elle était douée pour ça…

Pendant son monologue, le jeunette s’était rhabillée de son manteau et s’était dirigée par la fenêtre, comme pour surveiller une propagation de l’incident. Comme elle était sur ses gardes, Risa préféra lui parler dans une langue qu’elle comprendrait, la langue dans laquelle elle avait insulté les types.

- Tu es à Soho ici, ne t’attends pas à ce que quelqu’un vienne hurler et appeler les autorités, en tout cas pas pour une prostituée et de vulgaires voyous.

Parler japonais était vraiment inhabituel pour Risa, elle ne l’avait plus parlé depuis son départ pour Londres. Elle espérait qu’avoir à faire à une compatriote rassurerai la jeune demoiselle qui était en face d’elle et qui se baladait … Avec des armes ? !!!Pour le moins étrange comme situation.
Risa s’approcha de la fenêtre et regarda la rue. Un cadavre… Ainsi dont elle en avait tué un … Bah avec tous les ripoux qu’elle se faisait elle savait comment étouffer l’affaire, de toute façon ici personne ne parlerait de ce qu’il avait vu ou entendu. Elle regarda la fillette qui était étrangement sûre d’elle et impassible pour son âge.

- Je te remercie pour ça aussi … Tu ne seras pas inquiétée je te le promets, je me charge de tout.

Elle allait aussi devoir appeler cet avocat, ce Yasushi Takagi et l’informer de la situation, aider c’est bien, se faire agresser l’était moins. Elle s’étonna de ne pas encore avoir le contre coup, elle craquerait un bon coup après avoir était examinée c’était certain. Dans quel pétrin s’était-elle encore fourrée ?

Risa se plia en deux d’un coup, une douleur fulgurante ayant traversé sa poitrine et son corps, finalement elle était peut-être plus abimée qu’elle ne voulait bien l’admettre. Il fallait qu’elle aille se faire examiner et vite. Alors qu’elle se retrouvait de nouveau à genou sous l’effet de la douleur la scène lui revînt à l’esprit. Le contre coup était venu plutôt que prévu et Risa retomba dans une sorte d’état second. Elle était entrains de réaliser ce qu’il s’était passé. Des larmes coulèrent mais elle les ravala tant bien que mal ne s'autorisant pas le droit de craquer.

- Désolée, contre coup, ça va passer, il faut que j’aille me faire examiner je ne peux pas rester comme ça.

Malheureusement ni la douleur ni le contre coup ne semblaient vouloir passer. Il fallait qu’elle se ressaisisse et vite, est-ce que la jeune fille allait accepter « l’aide » qu’elle lui proposait et surtout est ce que le glaçon qu’elle avait en face d’elle n’allait pas tout bonnement la descendre comme le type d’en bas. Elle priait, aussi purement et simplement qu’elle le pouvait.

- Au fait, moi c’est Risa …

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MessageSujet: Re: Tout se paye... [PV Saphyr Taniai] [Terminé]    Ven 30 Déc - 21:35

__Sans avoir voulu écouter la conversation, sa manie de vouloir être au courant de tout avait fait que finalement, d’une oreille discrète, elle avait analysé le contenu des dires de la jeune femme. L’interlocutrice était sûrement une amie : elle sentait une certaine proximité dans le langage, et l’autre avait visiblement rapidement compris ce que voulait la femme. Elles devaient partager des choses, mais il semblait rester une certaine notion d’argent. La jeune femme prévoyait également de l’emmener héberger chez quelqu’un ? C’était assez intéressant, du compte fait …
__En temps qu’opportuniste, il lui serait possible de déboucher sur une autre sorte de chantage … mais d'un côté, la jeune fille ne semblait pas bien dure à convaincre, et elle lui semblait réellement reconnaissante.

__Partie dans ses pensées, elle n’avait pu que saisir la fin de la conversation parlant d’un certain site, d’absence. De quoi pouvait-elle donc parler ?
__Elle n’eut pas le temps de se poser des questions plus longtemps, car la jeune femme lui adressait soudainement la parole, la remerciant et lui apprenant qu’une amie pourrait soigner la plaie de son bras. Elle était hésitante, l’adrénaline descendait et laissait place à quelqu’un de fragilisé, sûrement. Ses hésitations, au nombre de trois, caractérisées par un « heuu » l’agaçaient dans un coin de sa tête … elle préférait le bégaiement à ce genre de mots. Cependant, elle se rappela qu’elle n’allait pas passer sa vie avec cette fille.
__Restant avec une légère estime de soi, peut être, la femme montra son appartement disant que sa pauvreté était du aux vols et à la souillure qui venait de lui être apporté, et lui proposa qu’on l’amène à l’hôpital, prenant le soin d’indiquer que pour des raisons personnelles, elle-même n’irait pas. Puis, elle ajouta que si elle voulait de l’argent, elle en aurait.

__Saphyr dirigea son regard vers la jeune femme, la regarda des pieds à la tête, la trouvant misérable. Il n’était pas nécessaire d’aller soutirer de l’argent à une si pauvre personne, à son goût. En tous cas, son esprit fatigué commençait vraiment à lui jouer des tours. Elle qui était plutôt bonne en déductions n’avait pas pu trouver le nom du métier de la jeune femme, et elle se reprocha son inattention lorsque la réponse lui fut donnée, en japonais : prostituée. Ce genre d’activités qui la révulsait, mais dont elle plaignait ses pratiquants. Pour sa part, elle préférait la violence à cette autre forme de vente.
__Prise dans ses pensées, elle n’avait pas écouté la suite du monologue, et la chute brutale de volonté, ou réalisation. Quelques instants plus tard, elle s’obligeait à se rétablir, se ressaisir, et lui parla.

__Il était temps de briser son silence. Saphyr tourna la tête vers la femme, nommée Risa, et parla purement et simplement.

___ Le prix de mon service sera ton simple silence. Je n’ai besoin de rien d’autre et tu sembles ne pas être quelqu’un de malhonnête. J’accepte ton offre, au sujet de la plaie.

__Elle émit un léger bâillement.

___ J’ignore où se trouve celle qui doit t’ausculter, mais je te suis. Pour le moment, la police n’a pas rappliqué, mais des témoins dans les appartements m’ont vue abattre cet homme. Il ne faut pas trainer, si on veut éviter les ennuis. Pour ma part, j’ai une certaine couverture, mais je n’aimerai pas en abuser. Au fait, si tu n’as plus d’autre endroit où loger maintenant a part dans un hôtel, je peux t’héberger dans mon logement un moment, car je vais rester encore un peu à Londres. Côté argent, il ne te suffirait que de me rembourser ce que tu manges.

__Elle ignorait d’où venait cette sorte de bonté, peut être avait-elle aussi envie de compagnie ?
__En tous cas, la jeune femme à ses pieds payait le contre coup de ses émotions et des évènements, prenant conscience de l’ampleur de la chose. Chancelante, elle devait ordonner à son corps de résister encore un peu, sa fierté, peut être lui hurlait de se ressaisir. Quoi qu’il en fût, Saphyr essaya tant bien que mal de lui paraitre un peu plus sympathique. Elle lui émit un léger sourire, posant très brièvement la main sur l’épaule de Risa. Elle n’aimait pas trop le contact physique, mais elle ne se voulait pas menaçante, comparée à la situation d’avant, où dans le feu de l’action elle s’était vêtue de son pire caractère.

___ Appelle-moi Saphyr. Je t’attends sur le pas de l’immeuble, je vais surveiller les environs.

__Et simplement, elle sortit, laissant Risa prendre ce qu’il lui fallait avant de la rejoindre. Hélas, le sommeil se faisait de plus en plus pressant, mais il lui fallait tenir. Afin de se clarifier l’esprit, elle se mit à siffler doucement un air calme, regardant la lune. Bien évidemment, elle s’était assuré que personne n’était dans le coin, pour le moment personne n’avait remarqué le cadavre traînant dans la rue, et c’était bien comme cela. Saphyr s’appuya sur un poteau et attendit Risa, ou l’amie qui passerai les prendre toutes deux.
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MessageSujet: Re: Tout se paye... [PV Saphyr Taniai] [Terminé]    Sam 31 Déc - 2:03

- Le prix de mon service sera ton simple silence. Je n’ai besoin de rien d’autre et tu sembles ne pas être quelqu’un de malhonnête. J’accepte ton offre, au sujet de la plaie.

Risa ne releva pas, elle soupçonnait cette jeune demoiselle d’avoir l’habitude de ce genre de situation, tueuse à gages peut-être mais vu son jeune âge c’était fort peu probable.

- J’ignore où se trouve celle qui doit t’ausculter, mais je te suis. Pour le moment, la police n’a pas rappliqué, mais des témoins dans les appartements m’ont vue abattre cet homme. Il ne faut pas trainer, si on veut éviter les ennuis. Pour ma part, j’ai une certaine couverture, mais je n’aimerai pas en abuser. Au fait, si tu n’as plus d’autre endroit où loger maintenant à part dans un hôtel, je peux t’héberger dans mon logement un moment, car je vais rester encore un peu à Londres. Côté argent, il ne te suffirait que de me rembourser ce que tu manges.

- Je te l’ai dit ne t’en fais pas pour ça. Je te remercie de ta sollicitude mais pour ce qui est du logement je peux me débrouiller j’ai les moyens et ma fierté me fait refuser ton offre, de plus je ne veux pas abuser de ta gentillesse.

Etant japonaise elle aussi, elle comprendrait la place importante que prenait la fierté et l’honneur aux yeux de Risa et à vrai dire elle avait pensé loger chez Myo bien que cette dernière la détestait. Myo était le diminutif de Myosotis, c’était le surnom que ces clients lui avaient donné à ses débuts car ils la comparaient à cette fleur délicate qui est comme elle toute de bleue vêtue.
]En seconde solution elle avait pensé à demander l’hospitalité à Sôdai, pour ce qui était du remboursement des frais elle s’arrangerait d’une façon ne déplairait certainement pas au jeune homme. Cependant ses ecchymoses la dissuadaient et elle n’était absolument pas sûre qu’il accepte de la loger. Au pire lui restait donc la solution de l’hôtel.

La jeune fille posa sa main sur l’épaule de Risa, essayant de paraître plus chaleureuse, ce qui semblait ne lui être guère familier.

- Appelle-moi Saphyr. Je t’attends sur le pas de l’immeuble, je vais surveiller les environs.

À peine avait-elle prononcé ces paroles qu’elle s’en était allée. Risa prit quelques affaires, son chargeur de portable ainsi qu’un peu d’argent qu’elle avait bien caché et la demi-cartouche de cigarettes qu’il lui restait. Elle referma tant bien que mal la porte de son appartement et descendit les escaliers difficilement en se tenant à la rampe. Elle arriva pile au moment où la voiture arriva.
Elle fit signe de monter dans la voiture à Saphyr qui attendait là. Deux hommes en sortirent et vinrent la saluer. Ils firent remarquer à Risa qu’elle semblait être mal et point mais elle les rassura et leur promis de tout leur expliquer les temps venus. Ils montèrent à son appartement et elle rentra enfin dans la voiture. Elle expliqua l’adresse à celui qui restait au volant qui démarra sans demander son compte.

Ces hommes étaient de ces collègues, ce que l’on appelait vulgairement des gigolos. Dans ce petit monde tout le monde se connaissait et malgré les rivalités, une sorte de solidarité les unissait, surtout entre les membres du site d’ailleurs, pour ce qui était des racoleurs et racoleuses, l’ambiance était plus ou moins tendu, ce n’était pas le même genre de distinctions pouvons-nous dire. Il y avait une sorte de fossé entre ces deux mondes. Ceux du site possédaient une sorte de rangs et de classe supérieur à ceux qui pratiquaient le trottoir. Ils étaient en quelque sorte la bourgeoisie de la prostitution.

Alors qu’elle était perdue dans ces pensées, ne se focalisant que sur elle afin d’oublier la douleur qui la tiraillait, elle oubliait la présence de Saphyr. Se ressaisissant soudainement elle posa le regard sur sa voisine de banquette qui se faisait décidément bien silencieuse, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Son apparente froideur, cette assurance qu’elle avait et cet air hautin l’agaçaient cependant. Elle avait l’impression que cette jeune damoiselle la prenait pour une enfant fragile, douce et délicate et surtout pour une fille pauvre, elle qui s’était battue toute sa vie pour atteindre un plus haut statut social et qui y parvenait enfin. Comment pouvait-elle lui prouver qu’elle n’était pas celle qu’elle pensait. Ses pensées défilaient comme les rues alentour, glissant dans le noir de la nuit londonienne.

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MessageSujet: Re: Tout se paye... [PV Saphyr Taniai] [Terminé]    Ven 6 Jan - 19:24

__De ce qu'il était de l'honneur, Saphyr considérait qu'elle n'en avait plus. L'honneur était pour ceux qui tentaient encore le diable de leur voler quelque chose d'autre. L'honneur n'était qu'un prétexte idiot.
__Mais on a encore de l'honneur quand les tâches du monde ne nous ont pas encore atteintes. Or, pour ce qu'il était de Saphyr, elle considérait être arrivée au dernier seuil qu'elle s'autorisait. Ou presque ? Vendre son corps, elle se l'interdisait : était-ce cependant un point d'honneur qu'elle se refusait de perdre ? Non. Son corps, était refuge de son âme avilie, amochée. Peut être était-ce ce qui lui restait en elle même qu'elle ne voulait pas sacrifier. Également, sans son corps en bonne santé elle ne se voyait pas travailler.
__Mais dans le cas de la prostitution ?

__Le corps en bonne santé garantissait de bons hôtes du temps que ce n'était pas ceux des rues. Mais définitivement non.
__C'était peut être d'ailleurs pour cela qu'elle était passée dans la voie du crime. Un vol, puis une bagarre. Finalement un meurtre, dans sa vie, avait tout changé. Alors qu'on avait voulu l'agresser, pour le coup sexuellement, elle avait tué cette personne. Ses embaucheurs auraient pu lui prendre la vie également, mais leur sentence avait été autre.

__Ils avaient besoin d'un enfant. Petit, suscitant la bénédiction générale. Mais pas si enfant, capable de suivre des ordres, facilement influençable. Quelqu'un de modelable, quelqu'un qui grandirait à leurs côtés. Il y avait eu chantage.
__Il y avait eu recherche.
__Saphyr était quelqu'un sans famille ou presque, n'ayant seulement sa soeur gravement malade, ainsi qu'un petit copain attentionné avec lequel elle ferait sa vie. Le cas de la soeur était intéressant, car elle n'avait pas assez d'argent pour tenter de la faire soigner, et épargner sa vie. Et c'était ainsi que c'était enclenchée la roue du vice.
__On la recontacta. On la harcela, même, jusqu'à arriver à entrer en contact.

__On l'éduqua à mille choses. Elle était bonne élève, avide d'apprendre, inconsciente. Les jeux de poker, les cartes, les roulettes à billes, les jeux de hasard. On lui apprit l'architecture, on lui apprit la stratégie. On lui apprit l'utilisation des armes, comment voler, comment utiliser son corps pour faire mal, ou bien même séduire. Pour faire taire, tuer. Torturer, si le besoin y était.

__Saphyr, appuyée contre la vitre de la voiture songeait à ses choses, plus ou moins relatives à l'honneur. En avait-elle aujourd'hui, après avoir vu toutes sortes de choses maculer ses mains ?
Puis brusquement, finalement, Saphyr repoussa le sujet. A quoi bon se poser ces questions si ce n'était pour trouver de réponse ? Et à quoi donc lui servirait cette réponse ? Elle était un outil, un agent polyvalent. Il n'y avait pas d'autres choses à savoir. La jeune fille tourna son visage vers les occupants de la voiture, avec ce regard neutre et sans sentiments qu'avaient les jolies anciennes poupées. Elle espérait qu'il ne la prenait pas, elle, pour une prostituée. Dans le cas contraire, elle calmerai leurs ardeurs d'une manière simple, rapide, et efficace. Pour le moment, aucun des occupants de la voiture de lui avait adressé la parole, elle restait particulièrement silencieuse.
__La journée s'étirait, et elle se sentait partir. Elle savait qu'elle n'avait plus sur elle aucun médicament pour la tenir éveillée. Il lui faudrait tenir. Et ce jusqu'au bout.

__Mais finalement, sa prise sur son étui à violon contenant son fusil à longue portée précise se desserra, sa tête se reposa sur la vitre et dans le même silence, s'endormit, laissant sans le vouloir son destin aux mains de trois inconnus.
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MessageSujet: Re: Tout se paye... [PV Saphyr Taniai] [Terminé]    Dim 22 Jan - 0:52

La voiture entra dans l’allée, le gravier crissant sous les pneus. Une fine bruine humidifiait l’air, rafraichissante et délicate comme une rosée matinale. Son chauffeur du jour arrêta le moteur et l’aida à s’extraire du véhicule, Saphyr ne sortant pas ils allèrent voir et la trouvèrent endormie. Risa relâcha son emprise sur compagnon et lui murmura de la porter jusqu’à l’intérieur. Il ne broncha pas et s’exécuta, quant à elle, elle avança jusqu’à l’entrée dans la grande maison, l’étui à violon de la jeune fille dans sa main.

- J’espère que tu as une bonne raison pour me déranger à une heure si tardive ma chère…

La voix glaciale s’arrêta nette lorsque la jeune femme apparu devant Risa et l’examina. Avait-elle l’air si pathétique ? Si "amochée" ?

- Mais pour l’amour de Dieu que t’est-il arrivé ?

Ce n’était pas une question emplie d’inquiétude, mais plutôt une sorte de constatation froide et exaspérée.
Elle regarda furtivement à sa droite pour apercevoir Saphyr posée délicatement sur le canapé doré. Elle semblait si jeune dans son sommeil. En la voyant ainsi personne ne serait capable d’imaginer qu’elle venait de descendre froidement des hommes faisant le double de sa taille.

- Occupe-toi d’elle avant , moi ça peut attendre.
- Premièrement jeune fille je ne suis pas à tes ordres comme tous tes sbires qui t’obéissent au doigt et à l’œil sous prétexte que tu es l’une des plus influentes d’entre nous. Je te rappelle que jusqu’à ce jour je suis encore la plus convoitée. Secondement vu ton état il est évident que tu seras la première dont je m’occuperai.

Leurs relations étaient toujours semblables, en apparence très courtoises avec cependant arrière-plan tranchant, essayant de se dominer l’une et l’autre.

- Alors que s’est-il passé pour que le seul être vivant auquel tu aies pensé soit mon humble personne ?

Elle n’était pas sûre de devoir répondre, après tout elles étaient rivales. Mais tellement proches par leur condition …

- J’ai voulu rendre service à un … à quelqu'un, et disons que son "dossier" m’est tombé dessus de plein fouet. Aoutch !!! Je ne comprends pas comment tes clients peuvent te trouver douce !!!

Sa réflexion lui tira un léger sourire, il est vrai qu’elle n’était pas plus délicate mais aux vues de l’ampleur des dégâts il fallait ce qu’il fallait, bien que Risa la soupçonnait tout de même de le faire exprès.

- Arrête de pleurnicher j’ai déjà vu certains de tes clients, et je t’ai déjà vu, des griffures plein le dos après tes "ébats spectaculaires", il n’est pas étonnant de les voir courir vers moi rechercher de la douceur.

Risa grimaça comme une enfant à sa remarque, cette femme l’exaspérée vraiment.

- Tu me rappelle mes débuts, quand on commence à prendre du pouvoir on a envie de le tester, de l’utiliser un peu comme un super héro mais ici c’est la vraie vie, elle ponctua sa phrase en versant plus d’alcool sur les plaies de Risa qui lâcha un cri de douleur, tu dois comprendre que chacune de nos actions a ses conséquences. Nous ne sommes rien Risa, hormis le fourreau de ces messieurs et, en ce qui te concerne, le linge de toilette de ces dames. C’est la première et dernière fois que je te sauve la mise.

Elle ne releva pas, elle ne savait que trop qu’elle avait raison et ses paroles la ramenée à sa triste réalité, elle s’était prise pour une altesse alors qu’elle n’était qu’une vulgaire catin, elle tacherait de ne plus l’oublier.

- J’aurais des cicatrices ?
- Je ferai en sorte que non, mais je vais devoir te remettre l’épaule en place et te recoudre à certains endroits. Je crains que tu aies une côté fêlée et ton fémur semble cassé, tu as de la chance que je me sois constituée une sorte de cabinet ici, je vais t’arranger ça.

Il était évident qu'elle devrait cesser son activité pendant plus d'une semaine.
Myo la recousit, la banda et sans la moindre mise en garde, la saisi et lui replaça l’épaule d'un coup, ce qui arracha à Risa un terrible cri de douleur. Elle n’était vraiment pas douce avec elle. Elle essuya rapidement une larme qui avait coulé et regarda sur le canapé. Saphyr semblait s’être réveillée, surement à cause de son hurlement. Elle avait l'air d'avoir perdu quelque chose.
Risa lui indiqua que son étui était sur la table basse située un peu plus loin et Myo lui annonça que c’était à son tour de se faire "soigner" bien que le mot "torturer" paraissait nettement plus correct selon Risa.

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MessageSujet: Re: Tout se paye... [PV Saphyr Taniai] [Terminé]    Mar 31 Jan - 22:11

Un hurlement déchira la nuit et Saphyr sursauta, et plongea sa main dans sa poche. Quel était cet endroit ? Où était-elle ? Et son étui ?

Elle vit Risa pas loin, et à ses côtés une autre femme. En les regardant, c'était vrai qu'elles étaient jolies ... mais elle décelait chez l'autre un certain esprit ... de fer, antipathique. Discrètement, elle détendit sa main pour cacher ce qu'elle allait en sortir. Si la rouge savait ce qu'il y avait, l'autre n'avait pas besoin d'en savoir plus. Elle s'était réveillée au bon moment pour se faire soigner. Saphyr acquiesça d'un mouvement de tête et se leva du canapé doré. Elle y avait d'ailleurs bien dormi.
En premier, elle enjamba les quelques mètres qui la séparaient de la mallette, la tourna de sorte que les deux femmes ne puissent voir son contenu, puis la referma aussitôt, car tout y était.

Sa rapide inspection lui avait valu un soupir de la part de l'autre, qui semblait vouloir en finir avec les blessures rapidement. Saphyr ôta son long manteau et tournicota ses cheveux pour les poser sur le côté, puis s'approcha. Elle fixait la prostituée, car après tout c'est ce qu'elle était, avec un air de dire que si elle s'amusait à lui faire plus de mal que nécessaire, elle le regretterai. Elle avait beau seulement à avoir son corps en bonne santé, elle y tenait également. Et puis, après tout, elle n'était pas obligée de se faire soigner ici, elle pouvait aller ailleurs. La "médecin" ne semblait pas avoir sa langue dans sa poche, et elle s'attendait à d'éventuelles représailles.
Elle s'assit et tendit son bras. Saphyr n'était pas chochote non plus, serrer les dents ne lui poserai pas trop de problèmes, surtout maintenant qu'elle s'était un peu reposée.

Pendant qu'elle se faisait recoudre sous son regard attentif, elle entendit sonner son portable. Immédiatement, elle le sortit de sa poche et y vit un message, qu'elle se mit à lire. Ce qu'elle y lut lui enleva un poids des épaules. La jeune fille rangea son portable, tourna son regard vers Risa.

_ Affaire étouffée.

Au détail près qu'on lui avait affectée une nouvelle mission pour dans deux jours, ce qui lui laissait le temps de se reposer. Un Agent exténué ne pouvait pas être efficace, et pour cela elle les bénissait de leur intelligence ...
Une mission assez hors du commun, vu qu'elle consistait essentiellement à avoir des informations. Ici, on travail devenait moins pénible.
Saphyr regarda les deux femmes. Oui, d'un côté, il y avait de la méprise. Mais oui, elle avait comme une certaine admiration. Comment vendre son corps ? Mais d'un côté, préférer ça au crime, il fallait, pour elle être forte.

Ce que la jeune fille ne savait pas, c'était la gravité de ses actes en soi. Inconscience? Volonté de fermer les yeux sur ce qu'elle disait ne pas avoir de choix ? Qu'importe, elle ne voulait pas le savoir.
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MessageSujet: Re: Tout se paye... [PV Saphyr Taniai] [Terminé]    Mer 8 Fév - 19:13

Saphyr retira sa veste et s’installa devant Myo avec une sorte de regard voulant dire « Amuse-toi à me faire mal et t’es morte », ce qui tira un léger sourire à Risa qui espérait intérieurement que la scène se produise. D’une pierre deux coups, elle serait débarrassée d’une rivale doublée d’une emmerdeuse. Malheureusement, la peste qu’était Myo se montra bien plus douce avec Saphyr qu’elle ne l’avait été auparavant avec elle.
Alors qu’elle se faisait recoudre elle reçut un message qu’elle lut avec attention. Elle se tourna vers Risa pour lui signaler que « l’affaire » était étouffée. Risa ne releva pas. Tant mieux ça lui faisait un poids en moins sur les épaules. Vraiment très efficace comme demoiselle. Plus de doutes possible, elle devait être « nettoyeuse » ou quelque chose dans le genre.

Elle remarqua que le regard de Saphyr faisait des allers et retours entre elle et Myo. À quoi pouvait-elle penser ?

Myo restait pour une fois silencieuse, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Elle voyait mal comment elles pourraient cohabiter, c’était purement et simplement IMPOSSIBLE. Il y aurait un nouveau meurtre dans deux jours si la chose venait à se produire c’était certain. Elle se mit de nouveau à réfléchir à l’endroit où elle pourrait loger provisoirement.
Bien qu’elle s’efforçait à penser à quel hôtel lui conviendrai le mieux, son esprit lui renvoyait sans cesse le nom de Sôdai. Elle inspecta à nouveau ses blessures en marmonnant pour elle-même qu’il était absolument hors de questions qu’elle se présente à lui dans cet état. En plus avec ses penchants sadomasochistes elle sortirait de là encore plus amochée. Mais bon le jeu en valait la chandelle… Depuis combien de temps voulait-elle le revoir ? Si le destin lui en donnait la chance pourquoi pas, après tout … Elle secoua imperceptiblement la tête pour chasser cette idée de son esprit. C’était HORS DE QUESTION.

En hôtels,elle connaissait relativement bien le New Chelsea Cloisters, l’Abba Queens Gate London Hotel, le Millennium Hotel London Mayfair, le Presidential Kensington et le Citadines London Holborn. Au pire il lui restait la proposition de Saphyr, mais elle n’était pas sûre que ce soit une très bonne idée non plus.

Elle continua de réfléchir pendant que Myo « approfondissait » les réparations. Absorbée par ses pensées elle n’entendit que « Ton fémur n’a rien, plus de peur que de mal, par contre tu as bien une côte fêlée, même deux ». Le diagnostic lui importait bien peu, l’essentiel étant que son fémur n’ait rien, les côtes ce n’était pas bien grave.

- Hey, Risa dis le si je t’ennuis là.

Elle leva les yeux au ciel, exaspérée par le comportement de son infirmière du jour.

- Merci pour tout mais je ne vais pas tarder. Je te payerai plus tard. Saphyr je te remercie si tu as besoin de quoi que ce soit à l’occasion n’hésite pas. Dis-moi où est-ce que tu souhaites que l’on te dépose, la voiture attend devant normalement.

Elle lui glissa sa carte « professionnelle » avec son numéro de téléphone, et se prépara à partir pendant que Myo continuait à lui faire la morale et à chercher à l’énervée. Totalement imperméable au flot de parole qui sortait de sa bouche, Risa prit les antalgiques qu’elle lui tendait ainsi que d’autres médicaments aux noms tous plus imprononçables les uns que les autres.
Elle s’alluma une cigarette et sorti attendre Saphyr. Les derniers mots qu’elle entendit furent « Allumer une cigarette juste après une fracture des côtes tu es totalement inconsciente ! Tu vas m’écouter quand je te parle ! Tu n’es pas en état de partir vadrouiller. Oh et puis débrouille toi !»

Une fois dehors elle sorti son portable et composa le numéro de Sôdai, à force de rester des heures à le fixer, elle en était venue à l’apprendre par cœur.

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Ça n'a jamais été passionel, ni fusionnel... C'était juste des mots et des soupirs partagés au vol durant un court instant de plaisir inavoué. Rien d'autre.

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MessageSujet: Re: Tout se paye... [PV Saphyr Taniai] [Terminé]    Ven 24 Fév - 21:25

__
- Merci pour tout mais je ne vais pas tarder. Je te payerai plus tard. Saphyr je te remercie si tu as besoin de quoi que ce soit à l’occasion n’hésite pas. Dis-moi où est-ce que tu souhaites que l’on te dépose, la voiture attend devant normalement.

__La proposition était très agréable vu sa fatigue, aussi, ne broncha-t-elle pas et accepta la proposition sans broncher.

___ Il suffit de me déposer en bas de chez moi, dans la banlieue où tu m'as vue la première fois. J'indiquerai au conducteur, cela sera plus simple ...

__Saphyr jeta un regard a la soigneuse, esquissa un léger mouvement de tête pour la remercier, malgré tout. Et aussi, peut être qu'à l'avenir elles pourraient se croiser. Puis, elle sortit, laissant la dite Myo reprocher a la belle rouge son manque de soin de sa santé. La santé, en soi, sans elle, on ne fait rien. Elle était assez d'accord avec elle pour ce point là, fumer n'était pas la meilleure chose à faire, mais après tout ça fait toujours détresser un peu.
__La jeune fille, l'étui à la main, vit la voiture l'attendre, un jeune homme à son bord. Sans attendre, elle ouvrit la porte du côté passager, et s'exprima d'une vois neutre, qu'elle trouva cependant fatiguée et peu sûre en réalité.

___ Risa m'a dit que vous pouviez me déposer au pied de mon immeuble. Il se trouve au ...

__Puis elle donna l'adresse, posa l'étui en travers à ses pieds et monta en voiture, espérant qu'il n'allait pas faire d'embrouilles. Son côté craintif lui alerta qu'il pourrait la regarder d'une manière plus ou moins intrusive, mais elle le rangea dans sa poche mentalement. Pourquoi regarder une gamine lorsqu'on veut de belles femmes élégantes ?
__La jeune fille remit son écharpe, puis entendit le moteur gronder. Il n'y aurai pas donc de problème. Le trajet lui parut plus long, car cette fois elle veilla vraiment à ne pas se rendormir, et indiqua au jeune l'emplacement de son logement. Arrivé la bas, elle le remercia en lui glissant quelques pièces entre les mains, puis emprunta son escalier, ouvrit son appartement, referma derrière elle avant de se laisser aller sur le lit.
Quelle agréable odeur que le linge propre et repassé ... quelle douce odeur après une journée si longue et harassante.
__Saphyr jeta ses chaussures et ses chaussettes dans un coin, et traita de la même manière son manteau et sa veste courte. Elle posa son regard sur le cadre sur son bureau et ne put s'empêcher de soupirer.

__" Ahh ... tu me manques tellement ... "
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Tout se paye... [PV Saphyr Taniai] [Terminé]
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