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    Nana Osaki vit cachée tel un chat vagabond à Londres, évitant tout contact avec ceux qu'elle a connu par le passé. Cependant de nouvelles révélations sur la mort de Ren pourraient bien tout changer.



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 Déteste ton prochain, comme toi même ... [PV Sôdai Nakajima]

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Risa Asano
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MessageSujet: Déteste ton prochain, comme toi même ... [PV Sôdai Nakajima]   Sam 20 Oct - 21:43

    Une limousine, comme elle aimait cela. Clients du jour, un consul russe et son bras droit. De visite à Londres, ils avaient décidés de goûter aux plaisirs de la capitale britannique, à tous ses plaisirs et elle en faisait partie. Peu importait la façon dont ils avaient obtenu son numéro, il circulait beaucoup dans les parties cossues de la société londonienne ces derniers temps. Elle était entourée de richesses et de luxe, elle n’en demandait pas plus. Les très faibles mots de russe qu’elle connaissait ne lui permettaient pas de ravir ses clients en leur parlant dans leur langue natale mais elle avait réussi à les charmer de bien d’autres façons.

    Elle regardait les lumières de la ville défiler devant ses yeux à travers les vitres fumées de la limousine, cachant son émerveillement sous une apparente indifférence. Elle y était parvenue, elle était enfin en haut de l’échelle, regardant les vestiges de son passé avec mépris, plus jamais elle ne connaîtrait la souffrance, la faim, la honte. De plus, elle était désormais propriétaire de son propre site. Le démonia ayant exploité de nombreuses prostituée en demandant des pourcentages pouvant s’élever jusqu’à 65% de la passe, de nombreuses filles étaient venues la voir pour trouver une solution.

    Elle avait donc proposé l’ouverture de leur propre site, quelque chose de luxueux et extravagant. Elle se souvenait du sourire de ses collègues et du moment où elles lui avaient demandé de prendre la gérance du site. Elles avaient décidé de se reconvertir dans l’escort et la prostitution avec d’autres nombreux services. Les prix s’élevaient de 400£ à 700£, ce dernier salaire lui étant bien-entendu réservé, même Myo avait accepté de se prêter au jeu. À elles deux, elles formaient les filles, leurs expériences et talents réunis, elles transformaient de simples prostituées en bijoux vivants. Tout était enseigné : séduction, massage, maquillages, vêtements, postures, bonnes manières, langage soutenu, langues étrangères, manipulations, danse, chant, musique, strip-tease, caresses et positions en tout genre. Elle avait même réussi à obtenir du propriétaire de l’immeuble où elle logeait d’héberger les filles du site. Etant sur le bord de la faillite, il n’avait pu refuser. Les deux ennemies de toujours avaient investi tout l’argent qu’elles possédaient à la rénovation de l’immeuble, qui trônait désormais fièrement au cœur de Soho. Seules règles : aucun client ne devait pénétrer l’enceinte et les drogues fortes étaient prohibées.

    Elle n’avait rien dit sur la rénovation des lieux pourtant, du moins pas à une personne. Si Sôdai avait su que son appartement était désormais plus qu’habitable, il l’aurait probablement flanqué à la porte et ça elle ne l’aurait pas supporté. Elle l’avait mis au courant du site et du reste mais n’avait pipé mot sur l’immeuble…

    Tandis qu’on lui réservait un verre de champagne, elle regarda au fond de son sac ce qu’elle était allée chercher quelques heures auparavant à la pharmacie. Cela faisait désormais trois mois qu’ils vivaient ensemble. Trois mois… Et tellement de fois, avec des économies sur des choses sur lesquelles une femme ne devrait pas avoir à économiser avant ses 50 ans, avant la ménopause et les bouffées de chaleurs. Par contre, de nombreuses dépenses en cachets anti-vomitifs, du bain de bouche et du dentifrice… Ne pouvant se résoudre à regarder plus longtemps sa dernière dépense pharmaceutique, elle reporta son attention sur ses clients riants joyeusement, cachant son angoisse et son appréhension derrière un masque provocateur.

    La limousine s’arrêta et les hommes l’invitèrent à sortir telle une princesse sortant de son carrosse. Une boîte de nuit de luxe, très très sélective qui plus est. C’est ici que les princes de Galles se rendaient, disait-on. Elle s’y était déjà rendue avec Carmen et d’autres filles une fois, elles étaient rentrées discrètement, quand on est rusée, la vigilance des gorilles qui surveillaient l’entrée était facilement déjouable…

    Ils s’installèrent dans le carré V.I.P. et commandèrent les boissons. Elle prit un cocktail léger et s’exécuta lorsque l’un de ses clients l’invita à danser. L’alcool leur montait à la tête et Risa profita d’un moment d’égarement de ces messieurs pour s’éclipser aux toilettes, prétextant une retouche maquillage. Après avoir déambulé tant bien que mal dans le labyrinthe qu’était la boîte de nuit, elle trouva enfin les toilettes. S’enfermant dans la première cabine de libre, elle sorti enfin l’objet. Après tout, elle se faisait peut-être des films, rien de grave si ça se trouvait. Du stress, un changement d’habitudes, des problèmes par-dessus la tête, une prise de poids… Prise de poids, il était vrai que ses guêpières commençaient sérieusement à la serrer et il lui semblait même avoir pris de la poitrine… En même temps, elle se jetait sur tout et n’importe quoi ces derniers temps…

    Elle secoua la tête pour faire partir ces pensées qui ne faisaient que l’angoisser encore plus, attendant le verdict divin, le coup de massue. Le résultat apparu, 2 à 3 semaines…

    Sanction inévitable. Elle resta assise pendant plusieurs minutes, le test entre ses mains, les yeux fixant l’objet sans pouvoir s’en détacher. Impossible, il devait y avoir un disfonctionnement, un bug ou je ne sais quoi. Elle se protégeait toujours avec ses clients, elle vérifiait toujours son sac pour savoir s’il lui restait des préservatifs. Même si les boîtes avaient tendances à se volatiliser de son sac ses derniers temps, elle en avait toujours sur elle. De toute façon, avec ses clients… Elle secoua sa tête à nouveau, plus violemment cette fois-ci. Et avec Sôdai ? Peut-être une ou deux fois, trois ou quatre, cinq ou six… Mais c’était dans le feu de l’action, un paiement régulier de son loyer, un peu trop régulier parfois mais… C’était impossible, elle faisait attention et…

    Comme totalement vide, elle se lava les mains et repartit voir ses clients, le test dissimulé aux tréfonds de son sac. Elle revînt s’assoir, ayant de plus en plus de mal à cacher sa terreur. Son monde s’écroulait à nouveau alors qu’elle avait réussi, elle était en train de tout perdre à cause de ses conneries. Plusieurs fois les hommes à ses côtés l’interrogèrent sur son brusque changement de comportement, mais elle leur répondait que tout allait bien dans un sourire forcé et enchaînait les verres de champagne comme si ça avait été du jus de pomme.

    Alors c’était ça, la fatalité…

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Sôdai Nakajima
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MessageSujet: Re: Déteste ton prochain, comme toi même ... [PV Sôdai Nakajima]   Lun 3 Déc - 0:33

    « Pourquoi t’as tué maman ? »

    D’habitude, comme un connard, Sôdai, prenait toujours parti pour son père.
    Même si la justice avait prouvé la culpabilité de celui-ci, l’enfant continuait à être aveugle.

    Mais cette fois-ci il n’avait pas ménagé ses mots, et avait posé la question de but en blanc, sans réfléchir. Il en avait marre de souffrir, finalement à cause de … son putain de père !

    La conversation avait duré, et c’est enragé et désespéré que le fils de Taeshiro Nakajima s’enfuit de la prison.
    Tourmenté, Sôdai s’était posé dans un parc près d’un étang pour se retrouver avec lui-même.

    Depuis cet évènement, le comportement du jeune homme avait changé.
    Il partait travailler, rentrait, faisait l'amour avec la fille qui logeait chez lui depuis plusieurs mois déjà, mangeait et s’endormait. Il arrivait lorsque des pensées obscures l’atteignaient, qu’il remette le couvert.
    On pourrait dire qu’il la prenait comme un objet sexuel, pourtant sa relation avec la jeune femme n’avait plus rien à voir avec la manière dont il se comportait quand il l’a rencontrée.

    Sôdai avait oublié la dimension "payante". Il avait oublié qu’elle avait intérêt à lui obéir si elle voulait rester chez lui. Il n’en était plus là, pour la simple raison qu’il avait besoin d’elle et ne voulait plus qu’elle parte. Qu'il la voyait peut-être comme un humain... Parce que ça le rendait fou qu’elle sorte pour ‘’travailler’’ et servir d'objet à d'autres mecs….

    Plus le temps passait, plus cela devenait insupportable. Il fallait qu'elle arrête définitivement.

    17h59.

    Sôdai guettait la pendule qui s’affichait sur le mur depuis un moment déjà. Lorsque les deux aiguilles pointèrent vers le haut, il remballa ses affaires en quatrième vitesse.
    Le beau brun sortit de son travail et prit la voiture, direction, chez lui!

    Enfin, l’heure des vacances avaient sonnée !
    Sôdai avait pris ses quinze jours de congé, le jour où il avait rendu visite à son père.
    Il avait senti qu’il n’allait pas pouvoir tenir longtemps, avec un tel rythme de vie. Son entretien avec son père lui occupait beaucoup trop l’esprit...
    Il avait besoin d’une pause pour remettre un peu d'ordre dans tout ça.

    Il claqua la porte d'entrée, une fois rentré dans l'appart, balança ses affaires de part et d'autre de la pièce principale, se déshabilla et prit une douche longue et relaxante.
    Lorsqu’il sortit de son hammam, il était 19h45.

    Le beau brun prépara à manger et pris son repas en pensant à Risa.
    Elle devait errer dans la rue en ce moment même. Se pavaner pour faire baver ces dalleux qui ne rêvaient que de soulever sa jupe…
    Surement, puisqu’elle n’était pas chez lui…
    Elle lui avait dit qu’elle n’irait pas voir ailleurs…
    Alors qu’elle mette un pantalon la prochaine fois qu’elle sort, elle sera plus convaincante ! Et encore…

    Tu parles !
    Je suis sûre qu’elle continue… Putain…


    Vu son tempérament, Risa n’était pas le genre de femme à se laisser entretenir par son gentil mari…. Etre là à attendre gentiment qu’il ramène l’argent à la maison. Non Risa, ne suivait pas le modèle de sa propre mère.

    Puis d’abord, ils n’étaient pas mariés….
    Un quart de pomme de terre s’introduit dans sa bouche pour faire taire ses pensées.
    Lorsqu’il termina son assiette, il décida d’aller se coucher après s’être lavé les dents.

    Risa allait le rejoindre dans la nuit. Et comme le lendemain il ne travaillait pas et qu’il aurait droit à sa grasse mat’, ils allaient pouvoir baiser toute la nuit, dans tout l’appart si elle voulait.

    Dans son lit, la lumière éteinte, Sôdai pensa à la jupe qu’elle avait enfilée ce matin et qu’il prendrait un malin plaisir à arracher dès qu’elle reviendrait.
    Si elle rentrait…
    C’était toujours sa hantise ces temps-ci… Qu’elle dorme ailleurs qu’ici, chez lui …
    Ou pire, qu'elle ne revienne pas...

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Risa Asano
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MessageSujet: Re: Déteste ton prochain, comme toi même ... [PV Sôdai Nakajima]   Lun 31 Déc - 3:14

    Terrifiée, anéantie, comment qualifier son état du moment. Elle ne savait plus quoi penser, en quoi croire, vers qui ou quoi se tourner. En une heure elle avait porté dix-sept fois la main à son ventre. Son cerveau continuant à travailler malgré elle, elle avait répertorié chacune des fois où sa main avait touché l’endroit où grandissait la chose. Comment qualifier autrement ça ? L’enfant, le fœtus, l’être humain, l’accumulation de cellules ?

    Cette chose était en train de la dévorer de l’intérieur, de la dévorer toute entière. Cependant une part d’elle fonctionnait différemment, une partie d’elle qui était en opposition avec ce qu’elle était devenue et qui regrettait la femme qu’elle aurait dû devenir. Cette partie d’elle lui relançait à la figure qu’un enfant serait la meilleure chose qui pouvait lui arriver. Elle pouvait garder son « commerce », prendre un congé quand sa grossesse se verrait puis recommencer en tant qu’Escort ou simple gérante, élever son enfant et vivre heureuse avec ou sans homme … Mais non, c’était impossible, ça ne pouvait pas vivre avec elle, elle ne pouvait pas lui donner une vie descente …

    Automate, elle sortit accompagnée de ses clients qui s’interrogeaient toujours sur son soudain changement d’humeur. Ils restèrent sur Piccadilly afin de faire une visite nocturne des lieux. Plusieurs fois les yeux des deux hommes firent des allers retours entre le visage de la jeune femme qui semblait retenir des hauts le cœur et les bâtiments. Le consul, un homme d’un certain âge, s’entretînt avec elle dans un anglais parfait malgré un fort accent russe sur son état.

    - Pour quand est prévu l’heureux évènement ?
    - Je vous demande pardon ?
    - Votre main, je vous ai vu la porter plusieurs fois à votre ventre.
    - Les vieux réflexes ont la vie dure …
    - Mademoiselle, je suis un homme âgé et j’ai des enfants, ils ont le double de votre âge et ont eux-mêmes des enfants, je sais voir ces choses-là.
    - Je l’ai appris incessamment sous peu …
    - Je vois que l’annonce ne vous fait pas plaisir.
    - Je crains Monsieur que ce ne soit guère une conversation qu’une Escort Girl et son client doivent entretenir.
    - Je vois, vous m’en voyez navré, désolé de vous avoir importunée.


    L’homme lui tendit son bras qu’elle saisit aussitôt.

    - Vous êtes fatiguée, ça vous aidera.
    - Spasiba, je vous prie d’excuser mon comportement, je tacherai d’être plus agréable dorénavant.
    - Ce n’est rien, femme enceinte est plus terrible que la tempête.


    Elle eut un petit rire, suivi d’un regard interrogateur de son interlocuteur.

    - Votre façon de rouler les « R » et de prononcer les « L ».

    Il lui sourit et ils continuèrent leur visite, le bras droit de l’homme restant en retrait afin de laisser son supérieur profiter des « beautés » de Londres. Après leur avoir présenter les environs et l’histoire de chacun des bâtiments, le consul congédia son homme de main et lui demanda apparemment de les retrouver un peu plus loin, à ce qu’elle avait compris.

    Le trajet se passa dans le silence le plus complet, parfois entrecoupé par les interrogations du consul sur tel ou tel bâtiment. Perdue, elle ne savait quoi faire. Ses yeux, rivés sur le bitume, posaient des interrogations silencieuses à toutes les ombres présentent sur le chemin. Le nouveau drame de sa vie était en train de se dérouler devant ses yeux et elle ne savait que faire, elle voyait deux chemins et elle ne savait lequel elle devait emprunter. Elle laissa le consul la guider, toujours fermement accrochée à son bras. Elle ne se rendit pas compte qu’elle était arrivée devant chez lui, chez celui par qui sa vie avait basculé et était en train de tourner au drame. Elle lança un regard interrogateur à l’homme.

    - Je crois que c’est ici que vous logez.
    - Comment …
    - Vous ne pensiez tout de même pas que je me serais laissé aller à votre compagnie sans m’être renseigné.


    Elle ne pipa mot mais sourit. Un homme prudent et qui savait ce qu’il faisait, voilà qui était rare.
    Elle jeta un coup d’œil vers la fenêtre de l’appartement. La lumière était allumée, signe qu’il était là.
    Son client prit sa main et la baisa au moment même où son chauffeur arriva.

    - Mademoiselle, ce fût un plaisir trop court.

    Il se redressa et s’approcha pour murmurer à son oreille.

    - Vous saurez prendre la bonne décision, Mademoiselle.

    Sur ce il s’éclipsa dans la limousine qui fila dans la nuit.
    Lorsqu’elle se tourna à nouveau vers la fenêtre, elle distingua une ombre, une ombre bien trop familière … Elle resta figée devant l’entrée, incapable de bouger. Elle s’assit sur les quelques marches qui menaient à la porte et alluma une cigarette qu’elle jeta après deux bouffés.

    Perdue, elle avait signé son arrêt de mort en emménageant chez cet homme. Elle devait partir, rejoindre son appartement qu’elle avait délaissé depuis trop longtemps et se ressourcer auprès des objets qui retraçaient sa vie. Elle allait entrer, sans un regard, sans un mot, se diriger vers la chambre, mettre tous ses vêtements dans sa valise et partir de la même façon qu’elle était venue. Oui c’était la meilleure solution, elle réfléchirait une fois chez elle.

    Elle sorti une cigarette de son paquet et l’alluma. Elle s’allongea sur les marches et ferma les yeux. Pourquoi avait-elle autant de malchance ? Pourquoi les dieux la poursuivaient si férocement ? Autant de questions sans réponses qui se bousculaient en son esprit. Elle retira la cigarette de ses lèvres rouge écarlates, la regarda avec dédain, leva les yeux au ciel et la jeta dans le caniveau sans prendre la peine de l’éteindre.

    C’est avec courage qu’elle se redressa et franchit les marches, elle ouvrit la porte, traversa le long couloir, monta une série d’escaliers qui lui semblaient interminables puis, après quelques pas, se figea à nouveau devant la porte de l’appartement, la main en l’air prête à saisir la poignée.
    Elle prit une profonde inspiration, puis une autre et entra.

    Conformément à son plan, elle se dirigea le plus rapidement possible vers la chambre sans prêter attention à son propriétaire, alluma la lumière et jeta le maximum de vêtements dans sa valise, s’acharnant sur cette dernière afin de réussir à la fermer. Elle continuait à fourrer le reste de ses habits dans les sacs plastiques de divers magasins lorsqu’une voix masculine lui parvînt de derrière elle. À ce son elle se raidi, pris à nouveau une grande et profonde inspiration. Le moment était venu pour elle de faire ce qu’elle aurait dû faire depuis longtemps. S’affaissant un peu plus sur ses sacs, elle s’empêchait de tomber à genoux, soudainement en proie à de violentes nausées et à un torrent de larmes et de colère qui était à deux doigts de déborder.

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Sôdai Nakajima
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MessageSujet: Re: Déteste ton prochain, comme toi même ... [PV Sôdai Nakajima]   Mar 1 Jan - 18:43

    Sôdai vagabondait depuis un bon moment dans le pays des songes lorsque la porte d’entrée s’ouvrit dans un bruit qui transperça le silence dans lequel le jeune homme était plongé.
    Il se réveilla en sursaut, les yeux encore plissés à cause du sommeil et de la lumière qui venait de l’éblouir.
    Un peu secoué, il resta quelques secondes à essayer de comprendre ce qui se passait. Pourquoi une telle agitation tout à coup ?
    Il aperçut de ses yeux entre-ouverts la silhouette de Risa qui allait et venait d’une allure déterminée.
    Il avait encore du mal à ouvrir les yeux, mais sentait quelque chose de louche se dérouler. Il se frotta les yeux et se rendit finalement compte qu’elle remplissait sa valise avec les vêtements qu’elle ramenait de part et d’autre de la pièce.

    « Mais, qu’est-ce que tu fais ?? ».

    Inquiet et à la fois interloqué, il se leva et se dirigea vers la jeune femme qui s’acharnait sur cette pauvre valise.
    Risa décida de ne pas lui répondre et continua d’enfourner ses affaires.

    « Risa, qu’est-ce qui se passe… »

    Il la prit par l’épaule et la retourna brusquement vers lui pour se rendre compte que des larmes coulaient sur ses joues. Ce visage ne lui était pas du tout familier et lui fendit le cœur. Il hésita une seconde.. Puis chercha de nouveau son visage.
    Elle résista pour ne pas lui faire face, mais il choisit de ne pas la laisser se débattre; il la serra contre son torse nu. Il était hors de question qu’elle s’en aille. Cependant elle parvint à la rejeter avec force.

    « Mais qu’est-ce que je t’ai fait ?! »

    Il l’observa plus attentivement, elle tremblait.

    « Qu’est-ce qui se passe, putain… »

    La panique le gagna mais elle ne répondait toujours pas, elle gémissait seulement. Sodai ne savait pas ce qui s’était passé dehors, mais il comptait bien le découvrir. D’où pouvait venir un tel changement de comportement ? Pourquoi un tel rejet ?
    Avait-elle eu un déclic ? Avait-elle réalisé qu’elle ne pouvait pas passer sa vie avec un raté comme lui ?
    Ou la police l’avait choppé et était devant la porte d’entrée ? Un client la menaçait ?
    Risa, apparemment stressée, se dépêchait de remplir la valise et s'appliquait à fuir le regard.
    Le jeune homme, sanguin, attrapa le poignet de Risa, le tira vers lui pour empêcher la jeune fille de continuer son activité. Il la fit se lever, repoussa violemment du pied la valise qui n’était pas encore assez remplie pour peser trop lourd et qui alla se heurter au fond de la pièce.
    Quant à Risa, Il l’emmena jusqu’à la plaquer contre le lit, ses mains dans celles de Risa, de chaque côté de son visage, puis se mit à lui crier dessus, hors de lui.

    «MAIS TU VAS ME RÉPONDRE BORDEL ?!?!»

    Il l'observa quelques secondes et vit le visage de Risa se décomposer. Elle ne semblait pas du tout se sentir bien, ce qui le fit relâcher légèrement son étreinte, ses yeux cherchant à comprendre.

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Risa Asano
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MessageSujet: Re: Déteste ton prochain, comme toi même ... [PV Sôdai Nakajima]   Mar 1 Jan - 20:31

    Elle ignorait ses hurlements, elle était décidée à partir coûte que coûte, il ne fallait pas qu’elle reste, elle devait fuir, partir loin, ne jamais revenir ici. Il la prit par l’épaule et lui fait effectuer un violent demi-tour. Elle lui faisait face, les larmes coulant sur son visage comme de petits ruisseaux. Il chercha son visage mais elle détourna le regard, il ne devait pas assister à ce spectacle. Il la ramena à son torse mais elle le repoussa de toutes ses forces. La panique l’envahissait de plus en plus, elle était soudainement prise de tremblements. Elle se remit à sa besogne, ses gestes entrecoupés de sanglots. Il ne pouvait pas la faire rester de force, elle allait partir un point c’est tout et il ne pouvait rien n’y faire.

    Avec une violence qu’elle ne lui connaissait qu’au lit, il la saisi brutalement au poignet et l’obligea à se relever, envoyant valser sa valise d’un coup de pied, puis la fit valser sur le lit, ses mains plaquant les siennes sur le matelas de chaque côté de sa tête avant d’hurler.

    «MAIS TU VAS ME RÉPONDRE BORDEL ?!?!»

    Interloquée par tant de violence, elle restait figée, retenant ses hauts le cœur qui se faisaient de plus en plus pressant. Devant son visage qui venait très certainement de virer au blanc/vert, il relâcha quelque peu sa prise. Les yeux fermés, elle dégluti bruyamment pour éviter un revoit éventuelle et se mis à se débattre de toutes ses forces.

    « LÂCHE-MOI !!! TOUT ÇA C’EST DE TA FAUTE, DE TA FAUTE À TOI !!! LAISSE-MOI PARTIR !!! »

    Tout à coup elle s’arrêta, constatant que tout ce qu’elle avait ingurgité dans la soirée était sur le point de refaire surface. Dans un mouvement désespéré elle se libéra et couru vers les toilettes. À peine était-elle arrivée devant la cuvette qu’elle rendit tout ; le caviar, le champagne, les toasts …
    Elle s’agenouilla avec peine et se contenta de subir, reprenant difficilement son souffle, ses sanglots n’aidant en rien.

    Elle entendit des pas derrière elle et senti le regard de Sôdai peser sur elle, un regard rempli d’interrogations et d’inquiétude. Avec la force qui lui restait et profitant de l’accalmie de son estomac, elle hurla à nouveau sur le jeune homme, cause de tous ses malheurs.

    « DEGAGE !!! »

    Elle tira faiblement la chasse d’eau et s’affaissa sur la cuvette, à bout de force, avant de fondre en larmes.

    « Laisse, laisse moi je t’en prie. Plus jamais, je ne veux plus jamais te voir, c’est de ta faute, ta faute, tout ça c’est de ta faute, je te déteste … »

    Elle ne cessait de répéter ces mots, seule chose qu’elle pouvait encore faire, articulant à peine sous le coup de ses sanglots à répétition. Dans un éclat de courage elle essaya de se relever mais tomba de tout son long sur le sol exigu de la pièce. Choquée, elle s’arrêta. Vidée, elle était vidée de toute force. Dans une rage qu’elle ne se connaissait pas, elle se mit à frapper tout ce qui était à sa porter des pieds et des mains. Rien ne lui échappait, sol, cuvette, murs tout ce qui était à sa portée y passait.

    « PUTAIN DE MERDE !!!!!! »

    Fracassant son talon contre le mur, elle le jeta en direction de Sôdai, suivi très rapidement du deuxième escarpin.

    « FAIT CHIER !!! J’en ai marre… J’en peux plus… »

    Elle habituellement si polie et si calme, elle se laissait aller à la colère, au désespoir et à la vulgarité, ne craignant pas de choquer « le criminel ». Cédant à nouveau à une crise de larmes, elle se remit à frapper tout ce qui était à sa portée, moins violemment cependant. Exténuée, elle s’allongea tant bien que mal sur le sol et continua à sangloter continuant de frapper en vain le sol, comme si elle voulait se venger du monde entier.

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MessageSujet: Re: Déteste ton prochain, comme toi même ... [PV Sôdai Nakajima]   Lun 29 Juil - 17:26



    Il fallait qu’il obtienne une réponse à sa question.

    Sôdai ne s’était pas du tout imaginé ce genre de scénario, lorsqu’il était parti se coucher quelques heures plus tôt. Au lieu d’avoir une Risa avenante et  d’humeur coquine,  il venait de se retrouver avec une Risa en furie.

    La jeune femme, dont les poignets étaient entravés par les grandes mains de Sôdai, eut le teint qui pâlit d’un seul coup.
    Elle se mit alors à lui hurler dessus, avant de se sauver en direction des toilettes.

    Sôdai, complètement  interloqué, eût presque envie de se pincer pour savoir s’il rêvait ou non. Qu’est-ce qu’il avait bien pu faire pour la mettre dans un état pareil ?
    Il laissa choir son postérieur sur le lit, l’air complètement décontenancé.

    Puis, il entendit un bruit qui provoqua en lui une violente montée d’adrénaline. Un bruit de vomissement.

    C’était la manière la plus brutale que l’on pouvait utiliser pour lui apprendre cette si mauvaise nouvelle.

    Risa venait de vomir tout ce qui semblait se trouver dans son estomac.
    Inconsciemment, Sôdai s’était cramponné à la couverture et fût lui-même saisi de nausées.

    Même si cette pensée le terrifia, le jeune homme se dirigea vers la source des problèmes qui commençait.
    Il se précipita donc vers  la salle de bain où se trouvait la malade.
    Non, ça ne pouvait pas être possible. Il en était hors de question !

    Une nouvelle fois, elle le rejeta.

    Je l’ai foutue enceinte… ! Putain de merde !

    Sôdai eut envie de s’enfuir, de partir loin d’elle, loin de cette fouteuse de merde, loin… de ses propres responsabilités, en fait….

    Sôdai regagna le salon et fit les cents pas à une vitesse qui pourrait donner le tournis. Il se passa à plusieurs reprises les mains dans les cheveux, ne savant quoi faire. Il faut dire que ce n’est pas le genre de situation auquel on fait face tous les jours !
    Mais bravo, grâce à ces conneries, voilà qu’il était désormais ‘Père’ !

    Cette pensée le stoppa net.
    Père…
    A son âge ? Avec une prostituée… Il allait mettre au monde un fils de pute ?
    C’était hors de question ! Il reprit donc sa marche,  il ne voulait pas être un raté, il ne voulait pas rater sa vie auprès de…

    Il entendit Risa hurler. Elle sanglotait et semblait tout défoncer dans la salle de bain. Puis il entendit comme un murmure lointain.

    « …J’en peux plus… »

    Il s’était de nouveau arrêté et murmura.

    « Je suis vraiment une merde... »

    Il réalisa que c’était exactement au moment où elle avait le plus besoin de lui qu’il voulait l’abandonner. Quel lâche, il faisait…  II se dit qu’il ne valait pas mieux que son père finalement.

    Il fallait qu’il agisse. Comment pourrait-il vivre la conscience tranquille en rejetant la femme qui lui avait apporté, il ne faut pas le cacher autant de bonheur ? Même si c’était une prostituée, Risa, n’avait pas cherché à le devenir, c’est le destin, on n’y peut rien.
    Quand on veut survivre, il faut parfois emprunter des chemins sombres.
    Sôdai l’avait bien compris en accueillant Risa sous son aile, alors qu’est-ce qu’il faisait, là, à lambiner comme une fillette ?
    C’était l’occasion ou jamais de prouver  que c’était un homme un vrai, qui assume ses actes.
    Après tout, pourquoi un mec comme lui chercherait à trouver une fille qui vaudrait mieux que Risa ?
    Il comprenait que le problème venait entièrement de lui. C’était lui le nymphomane, c’était lui qui avait un ego surdimensionné, c’était lui le sale con, Risa avait raison.

    Cela faisait trop longtemps maintenant que la jeune femme  était seule, de l’autre côté. Il ne voulait pas qu’une idée tordue lui vienne à l’esprit. Comme se couper les veines, par exemple.

    Sôdai devait l’admettre. C’était aujourd’hui ou jamais qu’il fallait qu’il fasse un choix. Il aimait Risa Asano. Une pute contre son gré, mais la plus canon qu’il ait rencontré et celle qui semblait le comprendre plus que quiconque. Il comprit qu’il était enfin temps de murir et d’assumer ses actes.

    Il retourna alors à la salle de bain, l’esprit plus clair.

    Seulement, au moment où il franchit le seuil, une pensée lui vint.
    Après tout, qu’est-ce qui prouvait que c’était lui le père ? Risa était une prostituée, on est d’accord ? Et ce matin, elle portait une jupe !  Pour attirer les hommes, sans doute ! Alors pourquoi devrait-il assumer les responsabilités d’un autre ?

    Sans réfléchir, il balança.

    « Qu’est-ce qui te prouve qu’il est de moi… ? »

    Mais aussitôt il se ravisa, pour limiter l’ouragan qui se préparait.

    « C’est vrai, donne-moi la preuve que tu couches qu’avec moi ! Tu m’accuses, alors donne-moi des preuves ! »

    Il ne savait pas trop si le moment était bien choisi pour lui demander une chose pareille, entre les sanglots et les hoquets, mais il devait être fixé, qu’il sache si cela valait la peine que leur couple s’officialise ou non.
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MessageSujet: Re: Déteste ton prochain, comme toi même ... [PV Sôdai Nakajima]   Mar 30 Juil - 11:40


    Toujours allongée sur le sol, elle essayait de retrouver sa contenance, après tout chaque problème a une solution, par conséquent ce problème en avait une aussi. Le souffle court et les yeux brûlants, elle restait incapable de bouger, maintenant que la colère était passée, elle se trouvait plonger dans un profond désarroi, elle ressemblait à un robot en panne, elle gardait sa dernière position mais ne bougeait plus, son regard vide.

    La chose, enfin le … l’enfant … Qu’allait elle en faire ? Mère … À 19 ans … Avec le métier qu’elle faisait … C’était tout simplement inconcevable …

    Perdue dans des pensées qui la figeaient de plus en plus, elle entendit Sôdai revenir près d’elle.

    « Qu’est-ce qui te prouve qu’il est de moi… ? »

    Quoi ?!!! Parce qu’en plus il doutait de sa paternité ! Il avait toujours su choisir son moment celui là. Sortant de sa torpeur, elle se préparait à lui balancer un flot d’insultes et de hurlements quand il la coupa net et rectifia le tir.

    « C’est vrai, donne-moi la preuve que tu couches qu’avec moi ! Tu m’accuses, alors donne-moi des preuves ! »

    Elle resta hébétée, la bouche et les yeux grands ouverts, incapable de prononcer ne serait-ce que le plus petit mot. Décidément, il savait vraiment choisir son moment.
    En un instant elle redevînt la Risa pausée et réfléchie qu’elle avait été jusqu’à lors.

    Première option : elle lui avouait qu’elle ne faisait plus que de l’escort, ce qui enchainerait forcément sur un « ah bon et pourquoi » ou quelque chose du genre, ce qui l’obligerait à dire plus que ce qu’elle accepterait de dévoiler.
    Seconde option : elle lui hurlait quelque chose du genre « Non mais tu es le responsable et moi la victime et tu ose encore me mettre sur le banc des accusés, mais t’es vraiment qu’un salop !!! »
    Troisième option : elle gardait sa position et restait à le fixer avec ses yeux de merlan frit … Mauvaise option.

    Cependant sans le vouloir elle enchaina les trois. Elle resta figée encore un moment pour ensuite lui hurler dessus.

    « Non mais t’as un sérieux problème ! Pour qui tu me prends, je ne fais plus que de l’escort ! Tu crois vraiment  qu’à force de vivre et de coucher avec quelqu’un aussi régulièrement je ne m’attache pas à la personne !!! Je ne suis pas qu’une pute, je suis humaine bordel de merde. De toute façon j’aurais même bien du mal à bosser vu que quelqu’un s’éclate à retirer la boite de préservatif de mon sac, et puis merde pourquoi je dois me justifier, crétin depuis tout le temps où on cohabite t’as pas capté que je t’aime pauvre tâche !!! »

    Et là elle failli mourir, elle aurait préférer en fait. Elle eu un geste de recul, mis précipitamment sa main devant sa bouche et écarquilla les yeux devant la révélation qu’elle venait de faire involontairement. Dis … Elle l’avait dis … Elle se repassa mentalement la scène un nombre incalculable de fois. Non. Il devait y avoir une erreur, elle n’avait pas dis ce qu’elle pensait avoir dis. Ce n’était pas possible. Dans le flot de paroles incompréhensibles qu’elle venait de jeter à Sôdai, elle lui avait bel et bien dis. Cette chose qu’elle n’osait s’avouer à elle-même, elle venait de LUI avouer.

    Fébrile elle se recroquevilla  sur elle-même et enfoui sa tête dans le creux de ses genoux.

    « Et merde … »

    Si elle devait choisir la pire journée de son existence, elle choisirait sans aucuns doutes celle-ci, même son agression et la perte de ses parents passaient au second plan. Elle prit une profonde inspiration et expira longuement.

    « Bah voilà, maintenant tu sais … Alors, content ? »

    On pouvait percevoir du sarcasme dans sa voix, mais plus que tout, ce qui transparaissait c’était de l’exaspération, pas tant envers Sôdai qu’envers elle-même. Elle qui se ventait à qui voulait l’entendre qu’elle était maîtresse d’elle-même et de son destin, qu’elle gérait à la perfection sa vie et savait garder sa contenance, elle n’avait su gérer cette situation et taire ses propres sentiments refoulés et niés depuis si longtemps.

    Elle releva légèrement la tête, guettant enfin la réflexion de Sôdai …

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MessageSujet: Re: Déteste ton prochain, comme toi même ... [PV Sôdai Nakajima]   Jeu 8 Aoû - 1:33


    Il y avait trop de nouvelles en une journée pour Sodai.
    Le garçon avait enfin compris que son père était un bel enfoiré, que la prostituée qu’il hébergeait était tombée enceinte par sa faute et que par-dessus le marché, elle était par la même occasion tombée amoureuse de lui.
    Lorsque ces paroles sortirent de la bouche de Risa, ce fût comme un électrochoc pour lui.

    En réalité, Sôdai était un mec naïf. Au fond de lui, il savait très bien que son père avait fait quelque chose de mal et de très grave pour obtenir une peine de prison aussi longue. Si son père avait été incarcéré tout de suite après la mort de sa mère, il y avait bien une raison à cela. Si sa mère l’emmenait souvent à l’école, le visage couvert d’hématomes, c’était qu’il y avait bien une raison !

    Si Sôdai prenait un malin plaisir à transgresser les règles qui consistaient simplement à porter un préservatif pour éviter une éventuelle grossesse, sachant pertinemment que Risa ne prenait pas la pilule, c’était bien qu’il cherchait sa merde.

    Tel un enfant, le jeune homme s’amusait avec la vie sans rien prendre au sérieux, ce qui était précisément son gros problème. Il aimait se voiler la face, rester un gamin qui peut faire tout et n’importe quoi, prenant toute chose avec légèreté pour éviter de souffrir et pour au contraire jouir un maximum de la vie.
    Le brun ténébreux était en fait un enfant profondément perturbé et ses problèmes l’avaient suivi, jusqu’à ce jour.

    « T’as pas capté que je t’aime… »

    Cette phrase résonna dans sa tête...

    Mais comment ça se fait ?

    Comment est-ce qu’il s’était débrouillé pour qu’une fille tombe amoureuse de lui ? Une fille intelligente, il est important de le préciser. Des filles sans cervelles, il en avait soulevé plus d’une.
    C’était une chose tellement inédite pour lui, que cette nouvelle lui plut et lui fit peur à la fois.
    Comment devait-il se comporter, dorénavant?

    Comme un connard, il resta planté derrière elle, muet, tandis qu’elle, se recroquevillait sur elle-même.
    L’atmosphère commençait à peser. C‘était la deuxième fois en une journée que cela se produisait. Décidément, ce n’était pas son jour. Il avait bien fait de prendre ses congés, parce qu’autrement, ça n’aurait pas été possible pour lui de se concentrer au boulot avec autant de bouleversements.

    Il se laissa glisser le long du mur, jusqu’à se retrouver en position assise et enfouit la tête dans ses mains.
    Le jour où il devait faire un choix, ce jour qui allait provoquer un tournant à sa vie était bel et bien arrivé. Et s’il y a une chose qu’il ignorait, c’est qu’il aurait à faire face à ce genre de situation un jour.

    Au travail, il avait entendu toutes sortes d’histoires, toutes sortes de dilemmes que rencontraient ses collègues, et lui se vantait de profiter tout simplement de la vie, sans se poser de questions. Il se rendit compte que finalement, dans la vie, il y a des moments où les gens sont confrontés à une impasse et il faut alors faire face à son passé, à soi et combattre tout ça pour avancer, prendre un nouveau départ. Et dans ces moments-là, on est seul avec soi-même.

    Il leva légèrement la tête et observa Risa.

    Risa était amoureuse de lui…

    Lui, avait un travail et son chez lui et il l’aimait aussi, ça ne servait plus à rien de le cacher ! Du moins il ressentait quelque chose qu’il n’avait jamais éprouvé auparavant pour une fille.
    Même si logement était étroit, pourquoi un enfant serait une mauvaise nouvelle ? Il n’y  avait à priori aucune ombre dans le tableau !

    Pourtant si.
    Il n’était pas prêt à devenir père. En fait, il ne voulait pas d’enfant, tout court.
    Sôdai venait juste de réaliser qu’il ne se voyait pas du tout s’occuper d’un enfant bruyant et capricieux… Devenir père avec toutes les responsabilités et la maturité que cela engendre.
    Et il se disait que ce n’était pas du tout le moment pour Risa d’accueillir un enfant, vu la situation compliquée dans laquelle elle se trouvait. Il ne faut pas oublier que Sôdai l’hébergeait...

    Il sentait que Risa avait laissé tomber les masques. Après tout ils n’étaient que tous les deux…

    Il s’approcha d’elle,  qui était à genoux, en boule dos à lui. Il se baissa et l’enlaça de tout son corps, très fort, laissant sa joue contre la tête de la jeune femme dont la chevelure dégageait un doux parfum.
    D’un ton qu’il n’avait jamais employé, c'est-à-dire d’une voix douce et préoccupée, il lui dit.

    « Si tu veux, je t’aiderai…  Je viendrai avec toi pour l’avortement…».
    Il était maladroit, il le sentait.

    « Je suis désolé… »
    Il se sentait profondément honteux, un sentiment qu’il eut pour la première fois l’occasion d’expérimenter.
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MessageSujet: Re: Déteste ton prochain, comme toi même ... [PV Sôdai Nakajima]   Ven 6 Juin - 0:55


    Il restait muet. Bon ok, c’était foutu, elle venait de dire la pire chose de son existence et lui restait muet. Le meurtre, c’est bien comme idée, le meurtre, plus aucune trace de cet aveu honteux, Saphyr pourrait l’aidait à nettoyer la scène et les preuves. N’importe quoi son esprit flanchait définitivement. Elle avait besoin d’air, et peut être de nourriture, quoi que, ça pouvait attendre. Elle essayait en vain de penser à tout et n’importe quoi, à tout sauf au sujet le plus important, à quoi pensait-il ? Cette atmosphère était juste lourde et malsaine, comme leur relation enfaite, ils étaient malsains. Comment un enfant pourrait grandir dans cet environnement ? Impossible. Elle venait de comprendre quelque chose de fondamental. Elle avait beau l’aimer, la réciproque n’existait pas. Rien de durable ou de stable n’était possible. Enfaite, rien n’était possible pour elle, pas d’amour, de petit chez soi, d’enfants, ou autre, ce n’était pas une femme respectable et avec les choix qu’elle avait fait dans sa vie, elle ne le serait jamais, elle n’était belle et bien qu’une pute. Sans remords hein ? Peut-être que si finalement…

    Sôdai se laissa glisser le long du mur, pour se retrouver assis la tête enfouie au creux de ses mains. Il semblait perdu. Pourquoi ? S’il était perdu c’est que la situation l’importait, qu’elle lui importait ? Elle ne bougeait pas, immobile comme une statue de marbre, mais elle senti tout à coup son regard sur elle. À quoi pouvait-il  bien penser ? C’est comme si tout se jouait à ce moment précis, là, à cet instant même et ce pour les deux. Le temps semblait s’être arrêté, elle avait l’impression que les jours passaient, encore et encore, et eux, ils étaient bloqués là, dans cet endroit, pour le restant de leurs jours à tenter de prendre une décision sur cette situation improbable dans laquelle ils s’étaient fourrés.

    C’est quand elle s’y attendait le moins que Sôdai décida de la prendre dans ses bras et de s’enrouler autour d’elle. Elle ne comprenait plus, enfaite, elle comprenait de moins en moins, tout s’embrouillait.  Il la serra fort contre elle, dans une étreinte différente de celles qu’ils avaient d’habitude. C’était doux et réconfortant, presque compatissant… Elle sentait sa joue chaude contre sa tête et elle se surprit à être apaisée par ce contact. Mais qu’est ce qui clochait chez eux ? Il lui parla d’une voix qu’elle ne lui avait encore jamais entendu, une voix douce, certes préoccupée, mais d’une douceur qui donnait presque envie de se laisser fondre et de s’endormir. C’était tellement agréable après toute cette tempête, ce remue ménage incessant.

    « Si tu veux, je t’aiderai…  Je viendrai avec toi pour l’avortement…».

    Avorter, la meilleure solution au monde. Mais quand même, ça lui faisait bizarre. Elle avait vraiment un truc vivant en elle, quelque chose qui se développait vitesse grand V pour devenir un être humain, un mélange d’elle et de lui… Un monstre… Un monstre d’égoïsme et de perversion, quelque chose de malsain, quelque chose de perdu, déjà perdu avant même de naître …

    « Je suis désolé… »

    Il avait l’air honteux … Pourquoi ? Elle le savait peut-être finalement… Elle avait rejeté tous les tords sur lui mais il fallait bien se l’avouer, pour en arriver là ils devaient être deux, elle n’avait pas été très prudente elle aussi…Elle parla à voix basse, tout à coup moins sûre d’elle, honteuse de l’avoir mis dans cette position et d’avoir hurlé à tord et à travers comme une adolescente écervelée en pleine crise. Elle venait de lui faire une scène tellement puérile, elle qui se croyait mature…

    « Tu n’as pas à être désolé, c’est de ma faute aussi… Tu n’as pas tous les tords… »

    Admettre ses tords lui écorchait la bouche, c’est bien quelque chose qu’elle détestait faire mais là, elle devait bien l’avouer, ce n’était pas que de la faute de Sôdai…

    « Tu n’es pas obligé de m’accompagner, je peux le faire seule… »

    Elle n’avait pas réfléchit en parlant, c’est en se repassant ses paroles mentalement qu’elle réalisa qu’elles pouvaient être interprétées différemment, comme un reproche.

    « Enfin je veux dire que tu n’es pas obligé de subir ça, c’est mon problème surtout, après tout on n’est pas ensemble donc … Ce que je veux dire c’est que si tu ne veux pas tu n’es pas obligé, je ne veux pas t’imposer cette situation plutôt… Embarrassante. Sans parler des questions encore plus embarrassantes qu’on risque de nous poser, ou de me poser si j’y vais  seule, enfin tout ça quoi … Enfin voilà… »

    Pour résumer en quelques mots, elle se sentait conne, TRÈS conne. Elle ne s’était pas sentie aussi conne depuis des années, hésiter, se reprendre et se justifier de cette façon pour ne pas heurter la personne, elle ne se souvenait plus de la dernière fois qu’elle avait fait ça. En temps normal, les gens, elle s’enfiche éperdument, ils apprécient c’est bien, ils n’apprécient pas tant mieux pour eux, ou tant pis selon le point de vue. Mais là … Elle ne voulait pas le froisser, pas après tout ce qu’elle lui avait déjà balancé dans la poire.

    « Je vais aller avorter, c’est la meilleure solution. Après je pense qu’un moyen de contraception serait enfin acceptable et même nécessaire. Un implant, ou un stérilet, c’est bien ça et on n’a pas à penser à l’heure. Enfin, mon appart et enfaite tout l’immeuble est refait. Je ne vais plus t’embêter, j’ai assez profité, je vais rentrer chez moi … »

    Elle venait de résumer logiquement et calmement ce qu’elle devait faire, une sorte de « to do list » d’urgence. Elle venait aussi d’avouer à Sôdai qu’elle restait chez lui alors qu’elle pouvait rentrer et que donc elle voulait rester vivre chez lui et avec lui mais ça elle préférait l’occulter.

    « Tu pourras venir me voir si tu veux… Voir où j’habite, rencontrer quelques filles, voir l’affaire qu’on a monté avec Myo tout ça… Même dormir là si tu veux… J’ai un grand appartement, ils me l’ont encore agrandit en plus … »

    Certes elle quittait l’appartement de Sôdai mais elle ne voulait pas couper les ponts. Elle voulait continuer de le voir, coucher avec, s’engueuler avec, rire avec… Elle ne voulait pas le quitter. C’est juste que redéménager chez elle était surement la meilleur solution… Enfin elle l’espérait, tout comme elle espérait là encore ne pas le froisser…

    *Les relations humaines, y’a-t-il quelque chose de plus compliqué au monde ?*

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Déteste ton prochain, comme toi même ... [PV Sôdai Nakajima]
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