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    Nana Osaki vit cachée tel un chat vagabond à Londres, évitant tout contact avec ceux qu'elle a connu par le passé. Cependant de nouvelles révélations sur la mort de Ren pourraient bien tout changer.



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 Le poids de la connaissance [Avec Risa Asano]

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MessageSujet: Le poids de la connaissance [Avec Risa Asano]   Lun 27 Fév - 19:39

Aujourd'hui, j'étais en route vers Londres afin de continuer mon investigation. J'ai expliqué la situation au préalable à Miu avant de partir quelques jours. Je l'ai rassurée, je lui ai dit qu'elle pouvait me faire confiance, que j'avais des pistes pour retrouver Nana en espérant la sauver. On a plus eu de ses nouvelles depuis si longtemps, même elle s'inquiétait à force, bien qu'elle ne soit pas aussi proche d'elle que le reste de la bande mais aussi parce que c'est mon devoir de veiller sur elle. Je suis un grand frère pour elle et malgré ce que je ressens pour elle, je ne dois la considérer que comme une petite soeur et rien de plus, je ne dois pas trahir Ren, elle est à lui et à personne d'autre et jamais je n'oserai la toucher sans penser à lui. Toutefois, mon retour au Royaume-Uni n'est pas uniquement pour retrouver Nana...


Cela fait déjà plusieurs mois que des hauts placés dans la mafia londonienne ont été mis sous les barreaux grâce à des informations données par Risa Asano. The Times avait confirmé l'arrestation et l'emprisonnement de ceux-ci. Si je tenais à stopper ces mafieux, c'était pour préserver Nana et de la laisser en sécurité. J'ai eu vent qu'elle était cachée au sein de la capitale anglaise et, lors d'une conversation entendue dans un quartier malfamé, des mafieux recherchaient la "chanteuse de Blast" qui se cachait. A partir de là, j'ai su qu'elle était en danger et que je devais tout mettre en oeuvre pour les arrêter. Qui serait assez rancunier au point de vouloir du mal de Nana voire la tuer? Qu'a-t-elle fait lors de sa venue à Londres? Voilà pourquoi j'ai pris un logement à Londres et appris la langue anglaise afin de pouvoir faire mes affaires ici. Cependant, mon but premier n'est pas de développer ma réputation à l'international mais de retrouver et de protéger Nana du mieux que possible. Je me devais de garder le silence, non seulement pour éviter tout agissement lié à la panique de la bande, mais aussi pour éviter que d'autres personnes mal intentionnées soient au courant de cette nouvelle. Je pensais qu'elle arriverait à se débrouiller seule, mais la mort de Ren l'a chamboulé et elle s'est volatilisée, du jour au lendemain. Elle n'ose sans doutes pas donner de nouvelles et préfère vivre sa nouvelle vie loin de tout...


Quoiqu'il en soit, ma venue à Londres aujourd'hui concernait cette investigation et son résultat, je voulais reprendre contact avec Risa afin de savoir comment elle allait et si mes craintes sur une vengeance de la part de la mafia étaient infondées. J'espère qu'elle n'a pas été victime d'agression ou pire encore... J'aurais dû faire davantage attention, et qui sait, je suis peut-être aussi dans de beaux draps, bien que je couvre plus facilement mes arrières. Ma valise sur moi, je sortis de l'aéroport afin de prendre un taxi pour me diriger vers Holborn, là où se situe mon appartement. La mafia traîne rarement vers ces zones là car c'est ici que se trouvent les principaux bâtiments de droit ainsi que les cabinets d'avocats, des endroits peu avantageux pour eux donc. Durant le trajet, il y avait une chanson des Sex Pistols : God saves the Queen, un classique de ce groupe, mais cela peut se comprendre, cette chanson a marqué tout un pays. Une fois arrivé sur place, je montai les marches afin de me rendre à mon domicile et, bonne nouvelle, la serrure n'a pas été forcée, personne n'a donc pensé à fouiller mon logement. En rentrant à l'intérieur, rien ne semblait avoir changé de place, ce qui prouva que personne n'était venu durant mon absence. Posant alors mes affaires afin de m'installer, je pris alors le téléphone et je composai le numéro de la jeune femme que j'avais noté sur un morceau de papier. J'entendais le téléphone donner le "la" tandis que j'attendais qu'elle décroche. Chaque seconde d'attente me stressait davantage, de peur d'avoir été inconscient de ne pas avoir pensé à la protéger. Mes inquiétudes se sont envolées quand on répondit à l'appel.


-Allô mademoiselle Asano? Ici Maître Takagi à l'appareil, je tenais à vous remercier de votre collaboration pour cette affaire qui a mis les responsables derrière les barreaux, mais avant, j'aimerais savoir si tout s'est bien passé de votre côté et que vous n'avez subi aucune représaille.


J'étais un peu tendu mais cela ne pouvait se lire ni dans ma voix, ni sur mon visage, le seul signe distinctif qui pouvait se voir était la cigarette que je fumais plus vite que la normale, si jamais tout allait bien, je lui proposerai de venir à sa rencontre afin de m'assurer de son état afin d'être sûr que je n'avais fait aucune erreur.


Dernière édition par Yasushi Takagi le Ven 3 Mar - 0:12, édité 1 fois
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Risa Asano
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MessageSujet: Re: Le poids de la connaissance [Avec Risa Asano]   Jeu 2 Mar - 21:36

Risa venait de poser à nouveaux ses valises chez elle depuis quelques jours à peine. La fin de sa relation avec Sôdai avait  été pour le moins houleuse et rapide. Assez inattendue en fait. Elle devait désormais réapprendre à vivre seule. Et ce n'était pas facile. Enfin, seule elle ne l'était pas vraiment finalement.

Des pas résonnants dans l'appartement vide. Des phrases lancées au hasard sans pour autre réponse qu'un silence pesant. Elle avait l'impression que le vide de son appartement reflétait le vide de sa vie personnelle. Finalement qu'avait elle dans sa vie hormis de veilles photos et de vieux souvenirs, Maï et les autres filles ? Rien.

Alors comme depuis les événements qui l'avaient amenée à ce stade de son existence, elle décida de cacher la ville maison ravagée d'après guerre qu'elle était sous une nouvelle façade. Une couche de peinture et d'enduit qui cacherait les fissures et les craquelures.
Il restait, d'avant son agression, quelques restes de décorations mais pas suffisamment pour qu'elle ait l'impression de combler le vide qui régnait en elle est son appartement.

Alors elle sorti. Carte bleue dans le sac, elle sorti acheter compulsivement tout ce qui lui plaisait. Du tabouret au tableau en passant par le tapis et le rideau de salle de bain. Une machine à barbe à papa, un appareil à slushi, un truc étrange pour faire des bonbons. Une énorme pomme rouge de décoration, un nouvel aspirateur, un truc pour ranger les épices dans un style rétro... Tout était bon à prendre. Et tout fût livré chez elle dans les heures qui suivirent.
C'est au milieu d'une masse de cartons en tout genre et de sac de vêtements flambants neufs qu'elle se remis à penser à ce qui l'avait amené à aller vivre chez Sôdai et donc, à ce qui l'avait amené à cette crise existentielle.

Quelques mois auparavant, suite à une étrange erreur téléphonique, elle avait aidé cet avocat via les contacts qu'elle s'était fait grâce à son boulot. Sauf que comme tout se paye, les grands vilains et méchants mafiosi que l'avocat pourchassait lui étaient tombés dessus. Par elle ne savait trop quel moyen, ils avaient réussi à faire sortir de leur chapeau magique son nom, et l'avaient jugé coupable pour avoir participé à leur chute. S'en était suivi un glorieux passage à tabac, quelques attouchements histoire de la déshonorer et qui avaient failli finir en viol pur et simple, le saccage de son appartement, un sauvetage héroïque par ce qui lui semblait être une tueuse professionnelle. Puis bien sûr comme Risa ne faisait jamais les choses à moitié, elle était partie vivre chez son client préféré, complètement bleue et avec quelques petites fractures, puis avait fini par tomber enceinte et avait fui le dit client en moins d'une heure. Et là voici de retour chez elle, enfin.
Sa vie se devait-elle vraiment d'être aussi merdique ? Apparemment.

Alors qu'elle déballait toutes ses nouvelles emplettes, en les éparpillant partout, et qu'elle montait ses nouveaux meubles, sa sonnerie de téléphone hurla dans la poche de son jean.

*Décidément, pas moyen d'avoir un moment à soi.*

- Risa Asano, que puis-je faire pour vous ?

- Allô mademoiselle Asano? Ici Maître Takagi à l'appareil, je tenais à vous remercier de votre collaboration pour cette affaire qui a mis les responsables derrière les barreaux, mais avant, j'aimerais savoir si tout s'est bien passé de votre côté et que vous n'avez subi aucunes représailles.


À non pas l'avocat. Il suffisait qu'elle y pense pour qu'il apparaisse. Elle envisagea la possibilité de penser à un énorme burger frites avec sauce aux cèpes, juste pour voir si lui aussi allait apparaître. Elle reprit ses esprits. Pas de représailles ? Euh, comment dire, non à peine, trois fois rien. Bon, elle était passablement énervée vu sa situation générale, mais il fallait bien reconnaître que l'avocat avait été incroyablement gentil avec elle et que c'était son ego à elle qui l'avait poussé à lui proposer son aide. Elle en voulait donc pas lui faire de la peine. De toute façon, rien de ce qu'il aurait pu faire n'aurait empêché ce qui s'était produit, de se produire. Comment diable allait elle pouvoir expliquer les événements à Takagi sans le pousser à culpabiliser. Car, vu l'homme, si elle mentait et qu'il se doutait de quelque chose, il s’apercevrait vite qu'elle avait disparu de la circulation pendant une période assez longue, due à ses blessures. Il aurait donc vite fait de comprendre qu'elle l'avait trompé en lui disant que tout avait été parfait et beau dans un monde en paix.

- Tout le plaisir est pour moi. Vous me voyez on ne peut plus heureuse que ces individus soient à l'ombre pour un bon moment. Ne vous posez pas la question des représailles, je vais bien et vous avez réussi à les mettre hors d'état de nuire, c'est l'essentiel.

Elle se forçait à prendre une vois chaleureuse et à sourire autant que possible afin de transmettre la sensation à son interlocuteur. L'enjeu était d'éviter le sujet dérangeant comme elle savait si bien le faire et de tourner la discussion à son avantage. Ainsi, si elle arrivait à lui faire oublier sa question, elle ne serait pas obligée d'y répondre.
Elle reprit avec une voix enjouée, sur le ton d'une discussion des plus banales.

- Je ne pensais pas que vous vous inquiéteriez pour moi, vous m'en voyez flattée. Vous manquerai-je ? À moins que vous n'ayez besoin d'autres coups de pouce. Je suis prête à vous aider si vous en avez besoin. Ou peut-être avez vous envie d'autre chose...


Cette dernière réplique l'amusa réellement. Elle n'avait jamais dévoilé à Takagi sa profession, elle n'avait joué qu'à parler à demi-mots et à faire des sous entendus. Mais cette référence plutôt claire la divertissait au plus haut point. Elle avait toujours aimé désarçonner les gens. Et ça lui changeait les idées par la même occasion. Elle attendait impatiemment la réaction de son interlocuteur, se mordant déjà la langue de sa mauvaise blague, telle une sale môme. De ce qu'elle avait pu voir de lui, il n'était pas vraiment du genre à s'adonner à ce genre de perversion. C'en était d'autant plus drôle. Et c'était une parfaite diversion pour l'éloigner du sujet !

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MessageSujet: Re: Le poids de la connaissance [Avec Risa Asano]   Lun 6 Mar - 23:48

Son téléphone avait fort heureusement, décroché, et elle semblait être de bonne humeur, à en croire ce qu'elle m'a dit lors de ma question.

-Tout le plaisir est pour moi. Vous me voyez on ne peut plus heureuse que ces individus soient à l'ombre pour un bon moment. Ne vous posez pas la question des représailles, je vais bien et vous avez réussi à les mettre hors d'état de nuire, c'est l'essentiel.

La réponse que Risa m'avait apporté au téléphone était quand même rassurante, même si en soit, elle n'avait pas réellement répondu à ma question. Elle répondait au téléphone donc déjà, c'est qu'elle était en vie, à voir maintenant si elle était bel et bien saine et sauve ou si elle était encore sous l'influence des mafieux emprisonnés. Elle n'était peut-être pas si en sécurité que ça après tout. En tout cas, mon retour à la capitale anglaise apportait son lot de nouvelles, en espérant qu'elles soient uniquement bonnes. La bonne nouvelle est qu'au moins, Nana gagne un sursis, en attendant d'être retrouvée avant eux, bien que je ne sais pas du tout ce qu'elle est devenue, je sais juste qu'elle est à Londres, probablement en train de se cacher pour éviter qu'on la retrouve. Seulement, si jamais la mafia la trouve avant elle, que deviendra-t-elle? Et si la presse le savait? Survivra-t-elle à un tel assaut médiatique? Tout ces événements ont dû l'affaiblir et la briser psychologiquement, je dois lui montrer que tout le monde est là pour elle, que nous sommes prêts à l'aider... si on le peut encore. Après réflexion, les paroles de Risa cachaient quelque chose, si vraiment tout allait bien, elle m'aurait dit qu'il n'y a pas eu de représailles, or là, elle m'a dit de ne pas m'en faire. A force d'avoir vécu avec Miu, j'ai appris à analyser le comportement des gens moi aussi et le fait de finir sa phrase par "c'est l'essentiel", montre qu'il y a eu des conséquences. Elle n'avouera sans doute pas ce qu'elle a subi, il vaudrait mieux que je la rencontre sur place afin de vraiment m'assurer qu'elle aille bien, pas qu'elle ait subi des vices par ma faute. Et le doute s'accentua quand elle changea de sujet instantanément lors de cette conversation téléphonique.

-Je ne pensais pas que vous vous inquiéteriez pour moi, vous m'en voyez flattée. Vous manquerai-je ? À moins que vous n'ayez besoin d'autres coups de pouce. Je suis prête à vous aider si vous en avez besoin. Ou peut-être avez vous envie d'autre chose...

Cette tournure de phrase était plutôt provocatrice, mais sans doute volontaire afin d'oublier le sujet précédent. Qui sait, je devrais sans doutes rentrer dans son jeu, c'est probablement la meilleure façon de l'analyser et de calculer mon coup, si elle mentait ou non. Je pense que le mieux serait de fixer un rendez-vous, afin de pouvoir lui parler en face afin de mieux la comprendre, en face à face, on peut aussi analyser les gestes, la position du corps, des mains, toutes ces choses qui peuvent servir à observer un témoin ou un accusé en plein procès s'appliquent à tout le monde. Elle n'était pourtant pas une criminelle, mais elle avait clairement mon attention, et ce n'est pas forcément en sa faveur, elle me cachait sans doutes quelque chose de plus ou moins grave. C'est avec un petit sourire enjoué et en éteignant ma cigarette parfumée favorite sur le cendrier que je lui répondis avec un sérieux à tout épreuve.

-Il est vrai qu'avoir un manque de nouvelles de votre part m'a inquiété. Et maintenant que vous le dites, j'ai envie d'autre chose... souhaitez-vous venir me parler autour d'un verre ou dans un restaurant? Au pire, vous pouvez toujours voir ça comme un pot pour célébrer tout ça... A moins que vous voulez que je passe directement chez vous, c'est vous qui voyez.

Avais-je poussé le bouchon un peu loin? Je n'ai fait que la taquiner, mais je ne compte pas la séduire, je reste fidèle à mes principes, disons que si on me taquine, je sais rentrer dedans, mais sans méchanceté. Je cherchais surtout à la détendre un peu, voir comment elle va agir, et si elle comptait avouer ce qui se passait. Pour l'instant, mon stratagème n'était pas des plus poussés, mais il avait le mérite d'être clair: la voir en face. J'espérais qu'elle accepterait cette invitation, au moins pour manger un morceau, car en Occident, on discute des affaires et de choses importantes lors d'un repas, tandis qu'au Japon, on fait le repas qu'à la fin ou avant les négociations. Le ton était donné reste à savoir si elle allait accepter ou non, en tout cas, il fallait que je sois direct dans mes propos, il ne sert à rien de tourner autour du pot. Il ne reste plus qu'à voir ce que va répondre Risa. Elle voulait sans doutes me perturber mais à mon âge, il me faut désormais plus que ça pour m'atteindre, bien qu'au début, sa voix chaleureuse et cette taquinerie m'a surpris aux premiers abords ...
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MessageSujet: Re: Le poids de la connaissance [Avec Risa Asano]   Dim 12 Mar - 22:30

La réponse de l'avocat ne se fît pas attendre.

- Il est vrai qu'avoir un manque de nouvelles de votre part m'a inquiété. Et maintenant que vous le dites, j'ai envie d'autre chose... souhaitez-vous venir me parler autour d'un verre ou dans un restaurant? Au pire, vous pouvez toujours voir ça comme un pot pour célébrer tout ça... A moins que vous voulez que je passe directement chez vous, c'est vous qui voyez.

Un énorme "QUOI ?" traversa l'esprit de Risa. Elle décolla le téléphone de son oreille pour l'examiner, un peu comme si elle venait de se rendre compte qu'elle téléphonait non pas via un portable mais via un crabe. Elle était sûre de bien avoir compris la première partie de la réponse du juriste. Mais sur ce qui était de la deuxième partie elle était tout à coup bien moins sûre d'elle. Elle se retînt de lui demander de répéter. Et la voilà victime du syndrome de l'arroseur arrosé. Sa blague venait apparemment de se retourner contre elle. Est-ce qu'elle devait réellement aller voir Yasushi ? Surtout, aller le voir dans cet optique. Peut-être avait elle mal interprété ses paroles. Mais tout bien réfléchi, cela paraissait peu probable. L'aurait-elle mal jugé ? Était-il du genre à s'adonner à ce genre de plaisirs ? Elle n'en revenait pas. Elle qui se targuait d'être une bonne juge de l'humain, apparemment elle s'était gourée et pas qu'un peu. D'un point de vu plus pratique, si elle devait aller à cette rencontre, il fallait qu'elle fasse le point sur le type de prestation qu'elle lui offrirait. Elle s'était cantonnée à l'escort depuis un petit moment. Bah et puis elle pouvait faire ce qu'elle voulait maintenant qu'elle n'avait plus l'autre(nouveau surnom de Sôdai et gare à qui décidait de prononcer son nom maudit) collé aux basques. En fait, le plus simple était de demander à son client potentiel ce qu'il voulait directement. Après ça ne serait que de l'improvisation et ça elle maîtrisait.

- Je dois vous préciser que personne n'a jamais eu le droit de rentrer chez moi. Question de principe et d'espace personnel. Mais je serais ravie de vous rejoindre pour un verre ou un dîner. Ca sera l'occasion de parler plus amplement. Il faudra que nous abordions certaines choses d'ailleurs.

Elle avait switché automatiquement en mode travail et avait pris sa voix la plus sensuelle pour répondre à l'avocat. Finalement elle n'avait pas tant perdu que ça. Elle avait marqué certains moments de pause dans sa réponse, avait laissé de la place pour des respirations etc.

- Je suppose que vous voudrez en savoir plus sur certaines choses et me poser quelques questions. Si cela peut vous rassurer et vous détendre, je n'ai aucun tabous.


Elle senti un sourire carnassier se dessiner sur son visage, qui devait très certainement se ressentir de l'autre côté du combiné. Elle était de retour et ça faisait diablement du bien. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce genre de mascarade et de petits jeux lui avaient manqué. Elle n'était pas faite pour se ranger un jour et devenir quelqu'un de droit dans ses bottes. Elle ne rentrerait finalement jamais dans le rang. Ce rendre compte de ça lui faisait un bien fou et lui donnait d'autant plus envie de prolonger ce jeu du chat et de la souris avec l'homme de lois. Elle se réveillait après un mauvais rêve et de pâles préoccupations morales et Londres était à nouveau son terrain de chasse.

- Je vous laisse fixer l'heure et le lieu du rendez vous à votre convenance monsieur Takagi.


Elle était à présent d'humeur joyeuse. Finalement son retour à la maison n'était pas une aussi mauvaise chose qu'elle l'avait imaginé. La journée s'annonçait déjà plus agréable.

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MessageSujet: Re: Le poids de la connaissance [Avec Risa Asano]   Mar 14 Mar - 22:41

Ma provocation était excessive, j'aurais sans doute du m'arrêter là et de garder mon sérieux plutôt que rentrer dans son jeu afin d'en apprendre davantage. On ne sait jamais qui on a au bout du fil, si la personne était susceptible ou très ouverte, bien qu'elle ait commencé les "hostilités", je n'étais pas sensé contre-attaquer lors de cette guerre psychologique, je n'avais rien à gagner. Il faut croire que c'est dans ma nature humaine de toujours vouloir avoir le dessus sur tout, afin de ne pas me laisser déborder par les événements. Toutefois, Risa me répondit alors sa voix ayant brusquement changé, m'interrogeant davantage sur le choix de ma provocation que je regrettais de plus en plus. Me voilà dans de beaux draps...

-Je dois vous préciser que personne n'a jamais eu le droit de rentrer chez moi. Question de principe et d'espace personnel. Mais je serais ravie de vous rejoindre pour un verre ou un dîner. Ça sera l'occasion de parler plus amplement. Il faudra que nous abordions certaines choses d'ailleurs.

Au moins, elle était prudente, elle ne laissait rentrer personne à son domicile, c'est une femme avec des principes plutôt honorable, mais pourquoi parler d'espace personnel? Avait-elle peur des autres? Craignait-elle les personnes extérieures? Si elle est timide et qu'elle a du mal à parler de ses problèmes ou des représailles qu'elle a subi, cela risque de corser l'affaire. Mais si c'était le cas, pourquoi aurait-elle pris cette voix décontractée voire sensuelle? Que se passait-il? Cela ne me dit rien qui vaille, mieux vaut rester sur ses gardes. Cependant, j'étais curieux de savoir de quoi elle veut me parler. De mon côté, sa voix avait réussi à me déstabiliser intérieurement, mais il ne servait à rien de montrer la moindre émotion, la profession oblige à ne montrer aucun sentiment afin d'être impartial. Même si je ne travaille pas pour la juridiction d'un quelconque pays aujourd'hui, le principe reste le même, je dois rester neutre et inébranlable, comme la justice. Tandis que j'essayais de découvrir ce qui se passait, elle continua avec sa voix qui était de plus en plus sensuelle et lente, on se croirait dans un porno de Yuri Kôsaka. Tenterait-elle de m'amadouer avec cette voix afin d'entrer dans mes faveurs? Pourquoi elle faisait ça? Pourquoi maintenant? Pourquoi...? Elle n'avait réellement pas besoin de faire tout ça, à moins que le son de ma voix a suffit à lui taper dans l'oeil, je pense qu'elle a une idée derrière la tête.

-Je suppose que vous voudrez en savoir plus sur certaines choses et me poser quelques questions. Si cela peut vous rassurer et vous détendre, je n'ai aucun tabous

Bien que le timbre de sa voix me perturbait toujours, me voilà rassuré quand au fait qu'elle n'ait aucun tabou sur les sujets de conversations. Je pourrais alors lui parler sans craintes des possibles représailles de son témoignage, si elle a été victime de représailles ou qu'elle en risque, je peux la mettre sous protection judiciaire le temps que ça se calme et qu'on perde sa trace. Avec un sourire, je pris une voix plus enthousiaste que la normale, sans pour autant trahir mon sérieux, afin de lui répondre.

-Parfait, j'avais peur que vous ne vouliez pas me parler de certaines choses en privé, si vous êtes ouverte à toute conversation, je pense qu'on peut s'arranger.

Cette fois-ci, je ne voulais pas jouer avec le feu, il fallait être le plus neutre possible, en espérant qu'elle ne me refasse pas ce coup là quand je la verrais en face. Conformément à ce qu'elle m'a dit, je fixais donc le rendez-vous dans un coin de la ville afin de pouvoir discuter plus tranquillement.

-Je suis dans le quartier d'Holborn, je ne connais pas votre position, mais si vous pouvez venir au restaurant The Lovely Lady, il est bientôt l'heure du repas et je me dis que vous n'aviez peut-être pas encore mangé. Ils vendent de tout, si cela vous intéresse, je vous attendrais la-bas, vous me reconnaîtrez facilement, je porte des lunettes noires ainsi que 5 piercings à chaque oreille. A tout à l'heure et prévenez moi si vous avez un imprévu.

Une fois le rendez-vous fixé, je posais le téléphone sur le meuble et me préparait à sortir afin de me rendre au lieu de rendez-vous. L'avantage, c'est qu'il était à quelques rues de mon appartement et à l'abris des regards indiscrets, je suis sûr que dans un lieu discret, Risa sera davantage à l'aise pour me parler franchement. Si vraiment, il ne s'est rien passé, je profiterai de mon court séjour avant de repartir sereinement, en sachant que Nana est en sécurité pour l'instant. Pour l'heure, je mis une dizaine de minutes avant d'arriver à l'établissement. Je n'avais pas pris la voiture car la circulation était plutôt dense et j'aurais certainement pris plus de temps... A mon arrivée, j'ai demandé une table pour deux, en croisant les doigts pour qu'elle arrive au plus vite. Pour ma part, j'ai décidé de tuer le temps en fumant une autre de mes clopes, ainsi qu'une boisson qui me ressemblait bien : un bon vieux bourbon, comme je les aime ...
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